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Conferenza Tibet
Partito Radicale Centro Radicale - 8 novembre 1996
PE/TIBET

MM. COLAJANNI ET COLOM I NAVAL ONT EVOQUE A PEKIN LA QUESTION DU TIBET (OU ILS ONT PU SE RENDRE)

Agence Europe, 07/11/1996

- Luigi Colajanni, vice-président du groupe socialiste au PE, et Joan Colom i Naval (socialiste espagnol) ont rendu compte au cours d'une conférence de presse de leur récent voyage en Chine et au Tibet pendant lequel ils ont eu, à Pékin, des "conversations très approfondies" avec les hauts responsables du Parti, du gouvernement et de l'Assemblée nationale populaire. Ces derniers "ont accepté de parler de tous les sujets - Taïwan, Hong Kong, Tibet, droits de l'homme -, ce qui n'a pas toujours été le cas, les Chinois classant auparavant certains de ces sujets comme étant des affaires internes", ont dit les députés européens. Les réactions chinoises à nos remarques ont été plus ou moins dures, a déclaré Luigi Colajanni, qui a noté par exemple "leur attitude tranquille" lorsqu'il s'est agi de Hong Kong. Quant au Tibet, les députés européens ont rapporté à Pékin le contenu des déclarations du Dalaï-Lama devant plusieurs commissions du Parlement européen (le chef spirituel des Tibétains avait parlé d'autonomie rée

lle et non d'indépendance pour le Tibet : voir EUROPE du 25 octobre, p. 3). "Les dirigeants chinois ont écouté mais ont émis des doutes quant à la sincérité du Dalaï-Lama lorsqu'il dit renoncer à l'idée d'indépendance. Ils ont réaffirmé que la porte était ouverte si la question de l'indépendance du Tibet était écartée", a dit M. Colajanni. "On devra vérifier si cette attitude correspond à une disponibilité réelle (de la part des Chinois)", a poursuivi le député qui a rappelé les propos du Dalaï-Lama selon lesquels il y a urgence à reprendre le dialogue, la cohésion parmi les Tibétains étant en train de diminuer. A leur demande, les députés européens ont pu visiter le Tibet, où ils ont rencontré des ONG européennes qui travaillent sur le terrain. Luigi Colajanni s'est dit heureux d'avoir pu, toujours à sa demande, rencontrer un moine bouddhiste, Yulo Daowa Tsering, dont l'Occident était sans nouvelles. "Il se porte bien et ses conditions de vie sont meilleures que celles de ceux qui sont en prison", a dit le

député, qui voit dans cette rencontre un "acte de bonne volonté de la part des Chinois dans un contexte de répression lié à aux activités en faveur de l'indépendance". Le point difficile reste la liberté d'expression "par rapport au Dalaï-Lama", a-t-il déclaré, ajoutant que la reprise du dialogue est nécessaire pour permettre "cette liberté d'expression, la sauvegarde de l'identité tibétaine et une amélioration de l'enseignement supérieur et universitaire pour les Tibétains, qui ne peuvent aborder que des matières restreintes". Joan Colom i Naval a insisté quant à lui sur le débat politique actuel en Chine et sur le phénomène de plus en plus net d'une séparation entre l'appareil du Parti et l'Etat.

 
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