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Partito Radicale Olivier - 15 luglio 1992
RECONAISSANCE DE LA REPUBLIQUE DE MACEDOINE

Cher Monsieur,

Je me permets, au nom de la Ligue pour la Démocratie, d'attirer Votre attention sur le points suivants dont l'importance pour le problème de la reconaissance de la Republique de Macedoine en tant qu'état souverain et indépendent me semble de tout premier ordre:

1. La Communaute Europeenne a ete chargée par l'ONU et la CESC d'aider à restaurer la paix et à trouver une solution équitable à la crise yougoslave, par un arbitrage dans les situations conflictuelles qui apparaitraient. Elle n'a jamais reçu le pleins pouvuoirs pour changer quoi que ce soit et s'immiscer dans les affaires intérieures des républiques de l'ancienne Yougoslavie, comme la question des frontières, du système politique en place ou la question de statut telle le nom de chaqe république. En tant qu'arbitre, la Communaute Europeenne doit donc être entièrement impartiale.

2. En imposant à la Macedoine, par la Declaration de Lisbonne, le changement de son nom pour pouvoir être reconnue, la Communuate Europeenne a outrepassé son mandat et a piétiné les principes et les critères de reconaissance qu'elle a adoptés (en respectant pas les conclusions de la Commission de M. Badinter qui a ete nommée par la Communauté et qui a confirmé que la Republique de Macedoine repmlit toutes les conditions nécessaires pour la reconaissance internationale et que son nom ne suppose pas des revendications territoriales envers les pays voisins).

3. On n'a jamais caché que cette condition a ete introduite sur la demande pressante de l'un des mambres de la Communaute, en l'occurence la Grece, et de ce fait la Communaute s'est toute seule diqualifiée de son role d'arbitre impartial dans le denouement de la crise youguslave, transgressant ainsi la règle ancestrale: "Nemo judex in causa propria" (Personne ne peut etre juge de sa propre cause). En essayant de résoudre les problèmes qui ont surgi avec la désagrégation de la Youguslavie, la Communaute a commencé à resoudre certains de ses propres problèmes, passant ainsi du role d'arbitre au role de parti dans ce conflict.

4. Partant des principes de l'état de droit, ce fait incontestable impose le retrait du mandat donné à la Communuate Europeenne et la cessation de son arbitrage dans la controverse de la reconaissance internationale de la Republique de Macedoine. Cela est d'autant plus évident que la situation est mure et que le probleme peut être résolu sans l'arbitrage de la Communaute Europeenne selon lesquelles la Republique de Macedoine remplit toutes les conditions pour être reconnue sur le plan international, que le nom n'implique pas des revendications territoriales envers les pays limitrophes qui à l'interieur de leur territoire ont des provinces portant le même nom et que chaque état peut séparément, sur cette base, proceser à une reconaissance de la Republique de Macedoine.

5. Il est nécessaire de sougligner le fait que l'adversaire le plus énergique à la reconaissance de la Macedoine sous ce nom (la Grece), en expliquant son point de vue et en donnant des informations précises sur la manière dont le territoire de la Macedoine a ete divisé en 1913, après le guerres balkaniques (51% pour la Grece, 39% pour l'ancienne Yougoslavie, 9,5% pour la Bulgarie etc.) a reconnu à la Macedoine, sans le vouloir, le droit de porter ce nom. Il est évident que, si ce pays en tant qu'entit* s'appelait la Macedoine, la partie qui comprend 39% a le droit légitime de le porter aussi. D'autant plus qu'aucun pays en Europe et dans le monde ne porte ce nom et donc selon la maxime "Qui prior est tempore, potior est jure" (Le premier dans le temps est le plus fort en droit), l'état qui a ete crée en premier, peut s'attribuer le droit de porter ce nom. Il est indéniable que la Republique de Macedoine est le premier et le seul etat portant se nom.

6. Il faut aussi souligner que remplir la condition imposée par la Declaration de Lisbonne concernant le changement de nom de la Republique de Macedoine, représenterait une forme de génocide culturel du peuple macédonien car la conséquence en serait la perte de l'identité nationale (ce serait un peuple sans nom avec une langue nationale, des traditions et une culture sans nom). Si dans le rapports annuels du Département d'Etat américain, la Republique de Grece est accusée d'avoir violé les droits de l'homme des macédoniens qui y vivent (car il ne leur est pas permis de s'appeler ainsi, de parler leur langue maternelle qui est, ceci dit, à la base de toute la culture et de la civilisation slave, de s'organiser en associations culturelles par le biais desquelles ils pourraient exprimer leur identité ethnique), il faut d'autant plus accuser la Communaute Europeenne du même crime car, par la Declaration de Lisbonne, elle voudrait élargir la pratique du genocide culturel sur tout le peuple macédonien.

En espérant que Vous accorderez l'attention nécessaire à ces argument et que dans le cadre de Vos possibilités Vous ferez tout pour éviter la "suppression" formelle d'un vieux peuple européen (bien que désepérément petit et impuissant) et l'humiliation qu'on inflige à son etat en lui demandant d'inventer un nouveau nom (?!), je Vous prie d'agréer l'expression de mon profond respect.

Amicalement Votre,

Professeur Dr Georges Marjanovic,

Président de la Ligues pour la Démocratie

 
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