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Conferenza Partito radicale
Radicale Partito - 6 febbraio 1993
COMMUNICATION DU XXXVIe CONGRES DU PARTI RADICAL DEUXIEME SESSION PAR LE TRESORIER PAOLO VIGEVANO

Chères Camarades, Chers Camarades, Amies et Amis,

Ce que je vais vous lire n'est pas une véritable relation mais plutôt une mise au point du problème que le Parti Radical doit affronter aujourd'hui, et des décisions qu'il doit prendre. La relation, le bilan et les pièces annexes ont été distribués et sont à la disposition de tous les congressistes, inscrits ou pas.

Le système italien des partis, comme chacun sait, est en train de vivre depuis quelques mois, à propos de la question des financements, la plus grave crise jamais traversée. Cela grâce à la gravité insoupçonnée de quelques rares magistrats et grâce à la convocation prochaine par le Parti Radical du referendum abrogatif de la loi sur le financement que l'Etat italien verse aux partis politiques. C'est peut-être la crise finale qui précède la Réforme, mais cela pourrait-être aussi autre chose. Nous-autres radicaux, nous savons ce que nous avons représenté en Italie, avec notre histoire, nos comportements individuels, avec nos choix collectifs, avec nos luttes. Je ne parlerai pas de cela dans ma relation car je suis convaincu que le meilleur moyen de le faire est de confirmer par nos comportements notre diversité, celle d'ouvrir les congrès par la communication du trésorier. Communication qui est d'autant plus politique qu'elle permet aux inscrits de connaître pour pouvoir juger, par le vote sur le bilan et po

uvoir prendre les décisions importantes pour lesquelles ce Congrès est convoqué.

Pour nous, la connaissance des problèmes d'argent a toujours été l'instrument nécessaire de l'organisation de la lutte politique.

Il faut avant tout donner des explications de caractère technique et qui a son importance pour ce que nous allons discuter.

Dans les relations présentées aux Congrès et aux Conseils fédéraux, en plus du bilan du Parti en tant que tel, j'ai toujours présenté les élaborations et les analyses relatives à ce que j'appelais "les ressources générales du Parti", faisant ainsi surtout allusion au siège du Parti et au cours économique de la société qui en est propriétaire, la Torre Argentina S.p.A. Aujourd'hui aussi, en plus du bilan du parti en tant que tel, j'ai mis à la disposition du Congrès, le bilan de prévision de cette société et les cours financiers relatif aux deux (pièces annexes - 3, 4 et 5).

De cette manière, nous avons tenu compte des ressources générales, c'est-à-dire, aussi bien des ressources sur lesquelles le Parti peut directement compter, que des ressources que l'on peut considérer de facto comme faisant partie du patrimoine du Parti, même si elles n'appartiennent pas directement à ce dernier.

Il faut cependant préciser, que par le terme "ressources générales sur lesquelles le Parti peut compter" au lieu de "propriétés" on entend respecter la forme juridique du rapport entre le Parti et la société propriétaire du siège. En effet cette société a été constituée avec l'argent fourni par le Parti à Sergio Stanzani et Paolo Vigevano, en 1987, lesquels en sont officiellement les propriétaires, même si les sommes qui leur ont été attribuées avaient une destination obligée.

La société propriétaire du siège du Parti, fournit en outre des services essentiels à son fonctionnement - avec des contrats réguliers - le personnel nécessaire au déroulement des tâches essentielles comme le standard téléphonique, le secrétariat, l'administration et la gestion des services, la commercialisation des droits d'Agorà et du Centre d'Ecoute (voir Pièces Annexes 7, page 26, 27 ou 28 selon les versions).

C'est pourquoi, bien que la Torre Argentina ne soit pas une propriété directe du Parti, il faut tenir compte, dans la définition du tableau général, des ressources et des besoins, de son cours économique et de ses aspects patrimoniaux.

Ceci étant dit, il n'y aurait plus rien à ajouter par rapport à ce qui a été décrit et prévu dans les relations approuvées par le Conseil Fédéral de Zagreb à la fin-Octobre 1991 et dans la relation de la première Session de ce Congrès, début-Mai.

Les prévisions qui avaient été faites à l'époque, malgré la limitation des besoins financiers généraux, sont malheureusement confirmées dans leur gravité. Nous arrivons à ce Congrès avec un solde, entre débit et crédit, des besoins financiers, enregistré fin-Décembre, de 4.357 millions de Lires (3.533.527 $) qui, compte tenu des dépenses des deux premiers mois de 1993, s'élèvera fin-Février, à 5 milliards (4 millions de dollars).

Lors de la première session du congrès nous avions prévu, y compris la prévision d'entrée jusqu'à la fin de l'année, un solde actif entre crédit et débit pour fin-Avril de 800 millions de Lires (650 mille dollars). Mais au cours des 10 mois suivants nous avons dû supporter des dépenses qui ont provoqué, sur le plan financier, des débours et des engagements de paiements pour un montant de 4.916 millions (3.987.000 $), qui, ajoutés à la dette relative à l'emprunt sur l'immeuble, portent, fin-Février, les engagements de paiements, à plus de 5.750 millions de Lires (4.660.000 $), et si l'on retranche le solde actif de fin-Avril de 800 millions (650 mille Dollars), les besoins financiers sont, comme nous venons de le voir, de 4.957 mllions (4 millions de dollars).

Dans les pièces annexes de la relation et du bilan - qui est soumis à l'approbation de ce Congrès - vous trouverez la description analytique de la dépense, des dépenses fixes, des dépenses variables, des coûts de l'activité (Pièces Annexes -7, p.21) ainsi que les besoins financiers d'ensemble et leurs analyses (voir Pièces Annexes 4 et 5, pp.15 et 18).

Par rapport à ce qui avait été prévu pour l'année 1992 toute entière, non seulement à la première Session du Congrès de Rome, mais aussi à la réunion du Conseil Fédéral de Zagreb, les prévisions économiques et financières, malgré la réduction de plusieurs rubriques des plus importantes et un meilleur rendement des entrées, se sont confirmées dans toute leur gravité.

A ce moment-là, nous prévoyions pour 1992 des besoins financiers des rubriques courantes du compte économique de 4.500 millions (3.650.000 $) auquels correspondaient des besoins financiers d'ensemble, y compris les frais relatifs à l'emprunt et aux immobilisations effectuées, d'un montant de 6.300 millions (5.100.000 $) (voir Pièces annexes-5, p.19).

Par rapport à ces prévisions, on a essayé de réduire la dépense en suspendant, à partir de Juillet, la publication du journal "Le Parti Nouveau", dont le coût pour l'année, a été réduit d'environ 600 millions de Lires (485.000 $). La dépense de 400 millions de Lires (325.000 $) pour les réunions du Conseil Fédéral (une seule réunion lors de la première Session de ce Congrès), a été réduite à zéro, tandis que les dépenses pour les initiatives politiques et manifestations ont été inférieures de 600 millions (485.000 $) à ce qui avait été prévu.

La croissance du Parti, surtout dans les autres pays, qui a fait multiplier par cinq le nombre des inscrits hors d'Italie (de 1435 à plus de 7.600) par rapport à l'année précédente, a produit un début d'activité significatif de la part des inscrits et par conséquent, la nécessité d'organiser des assemblées et des manifestations, mais il a fallu surtout accroître le potentiel du réseau des sièges dans ces pays, ou, mieux encore, des bureaux équipés, dont le nombre s'est élevé à onze au cours de 1992. Outre les bureaux déjà existants de Budapest, Moscou et Prague, il existe maintenant des bureaux à Saint-Pétersbourg, Kiev, Baku, Bucarest, Zagreb, Sofia, Varsovie, Ouagadougou. Il s'agit, dans certains cas, de petits bureaux équipés, ouverts occasionnellement, mais aussi surtout de véritables sièges avec un personnel stable. L'organisation et le fonctionnement de cette structure opérationnelle a comporté des suppléments de dépenses pour environ 450 millions de Lires (365.000 $).

La croissance du nombre d'inscrits dans les autres pays, a rendu nécessaire également la transformation, en structure fixe du parti, des services qui avaient été prévus pour la réalisation du journal, et en a rendu nécessaire, aussi bien le renforcement en termes d'organisation, que l'augmentation de l'usage des services déjà existants: le réseau télématique Agorà, la banque de données du bureau des inscriptions, et naturellement, le téléphone. Cet accroissement de la dépense au cours de l'année a été de 600 millions (485.000 $).

L'augmentation de dépense la plus importante a été toutefois causée par le déroulement du Congrès en deux sessions qui ont demandé,par rapport au prévu, un débours supplémentaire de un milliard de Lires (800.000 $). Par conséquent, bien qu'ayant réduit la dépense de 1.600 millions de Lires (1.300.000 $) sur une partie des rubriques Dépenses, les changements imprévus et dans certains cas, imprévisibles, ont déterminé un coût final de 450 millions de Lires (365.000 $) supérieur aux 7.000 (5.700.000 $) prévus.

Il a été possible cependant de réduire considérablement les besoins financiers d'ensemble enregistrés en fin d'année, grâce au rendement total des entrées qui ont été supérieures de 2.440 millions (1.980.000 $) à celles qui avaient été prévues. Les inscriptions et les contributions des inscrits, ont assuré au cours de cette même période, environ (730.000 $) tandis que les contributions des non-inscrits, dues en grande partie aux souscriptions pour la campagne des referendum terminée en Janvier 1992, s'élèvent à plus de 400 millions de Lires (325.000 $).

L'apport, à l'époque imprévisible, d'environ un milliard de Lires de la Liste Pannella, qui a destiné presque entièrement au Parti ses propres ressources économiques, a été déterminant pour financer l'activité du Parti au cours du second semestre 1992.

Dans l'ensemble, compte-tenu d'un solde actif des entrées de 130 millions de Lires (105.000 $), les besoins financiers d'ensemble ont été réduits de 1.850 millions (1.500.000 $) par rapport aux 6.300 (5.100.000) prévus. Malgré cela, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, sous le profil économique et financier, est plus grave que la situation dans laquelle nous nous trouvions fin-1989, lorsque, commençant la phase de gestion extraordinaire du Parti, nous lançâmes, avec la suspension de toute activité, la tentative d'en redresser le bilan. Nous pouvions disposer encore à l'époque, du financement public, de la contribution que l'Etat italien alloue aux partis représentés au Parlement (env. 3 milliards de Lires - 2.450.000 $). Aujourd'hui cela n'est guère possible. Même la Liste Pannella, a dû avancer, pour pouvoir offrir sa contribution, presque toute sa quote-part du financement public 1993, qui ne représente que la moitié de celle dont pouvait disposer à l'époque le Parti. En outre, par ra

pport à l'époque où l'activité avait été réduite à zéro, et que l'on avait également réduit à zéro la dépense relative à la structure politique et d'organisation du Parti, aujourd'hui, la seule dépense fixe nécessaire pour assurer l'activité transnationale du Parti comporte un coût qui, ajouté à celui d'Agorà et du Centre d'Ecoute, dépasse les 4 milliards de Lires.

Aujourd'hui l'endettement ne peut être garanti que par le patrimoine immobilier, et par les biens meubles (meubles et équipements), qui figure dans le bilan pour un total de 4.600 millions (3.730.000 $) même si leur valeur de marché est bien plus élevé.

Décider d'affronter l'exercice 1993 dans ces conditions, ne pouvant compter que sur une prévision minimum - pas plus de 2 milliards (1.600.000 $) d'entrée par rapport au besoins financiers - entre 8 et 10 milliards (6,5 - 8 millions de dollars) - cet endettement aurait un résultat certain: la banqueroute.

L'évaluation sur les apports qui pourraient arriver au Parti de la part d'autres sujets, comme Radio Radicale et les télévisions, résulte extrêmement problématique et contradictoire.

Outre les propres ressources du Parti et celles de la Torre Argentina, il y a Radio Radicale et les télévisions. Il s'agit de sujets qui ont une nature et des rapports juridiques avec le parti, différents de ceux qui ont été examinés jusqu'ici à propos de la société propriétaire du siège. Il s'agit en effet de sociétés et d'entreprises auxquelles, dans le passé, on avait destiné la quote-part du financement public que le parti avait établi, selon la décision du Congrès, de ne pas utiliser pour ses propres activités, qui, elles, ne devaient être assurées qu'à travers l'autofinancement.

Le rapport juridique entre le parti et ces sujets (Radio Radicale, les télévisions) était de réciproque et pleine autonomie politique et d'organisation. Le parti leur attribuait en effet sa propre contribution sans poser de conditions.

Il s'agit de sujets, d'entreprises qui ont pu, grâce à la contribution du parti, se former et conduire leur propre activité et, cette contribution ayant fait défaut, ont dû trouver dans les différents secteurs dans lesquels ils opèrent, les moyens pour leur propre équilibre économique.

Selon une loi "ad hoc" présentée par la majorité des parlementaires de tous les partis représentés au Parlement italien (Chambre et sénat) en 1990, Radio Radicale a pu bénéficier d'une contribution extraordinaire de 20 milliards (16 millions de dollars), à titre de reconnaissance économique du rôle de service public effectif qu'elle est la seule à remplir en Italie avec les retransmissions intégrales des séances parlementaires et des congrès de tous les partis politiques. Cette contribution extraordinaire a permis à la Radio de redresser son passif et de consolider sa propre structure technique et d'information et d'éponger les pertes d'exercice des trois années suivantes.

Aujourd'hui Radio Radicale vit grâce à la contribution que l'Etat italien prévoit pour les antennes qui "résultent être organe de parti".

Cependant, seule la reconnaissance plénière, même économique, de manière permanente et non pas occasionnelle comme en 1990, du rôle d'organe d'information d'intérêt public de Radio Radicale, à travers la stipulation de conventions et de contrats avec les institutions italiennes pour la retransmission des séances parlementaires, pourrait en assurer aujourd'hui la croissance et l'existence.

Les télévisions, les antennes locales commerciales Teleroma 56 et Canale 66, qui vivent exclusivement de publicité, doivent tenir compte aujourd'hui plus que jamais de l'aggravation de la crise désormais chronique du marché publicitaire et des programmes, qui a vu, en Italie, après l'approbation de la loi de règlementation du secteur, les ressources des antennes locales se restreindre encore davantage.

Ces entreprises ne peuvent être considérées comme faisant partie du patrimoine du parti, et par conséquent, le parti ne peut pas prendre de décisions qui reviennent à la propriété et aux organes d'administration de ces sujets.

Par contre le parti peut compter aujourd'hui sur le fait que les personnes (Sergio stanzani et Paolo Vigevano), auxquels fut destinée la contribution du Parti, et qui l'utilisèrent pour la constitution de Radio Radicale et des télévisions, dont ils sont aujourd'hui les titulaires, de par leur histoire personnelle et politique et la manière avec laquelle ils ont géré la radio et les télévisions, ont un lien tel avec le parti qu'il ne les exemptera certainement pas d'oeuvrer jusqu'au bout pour en assurer l'existence.

Si toutefois l'on veut prévoir quel pourrait-être le concours au redressement de la situation du parti, qui dériverait de la vente de ces entreprises, il faut entrer sur un terrain d'évaluation extrêmement difficile, et sous certains aspects, impossibles.

La précarité du secteur spécifique de l'antenne radio et de l'antenne télé en Italie, fait qu'un marché de ce type d'entreprises est extrêmement alléatoire et de facto actuellement inexistant.

Si cela est vrai surtout en ce qui concerne les télévisions, la particularité et le prestige de Radio Radicale, même en réduisant à un très petit nombre les acquéreurs possibles ou les partenaires possibles, pourraient conduire à des évaluations économiques supérieures à celles des autres antennes nationales ayant des caractéristiques plus traditionnelles. Le nombre très réduit de personnes intéressées possibles à cette offre rend extrêmement incertain le résultat d'une éventuelle négociation et, à fortiori, la prévision des sommes et des temps de conclusion.

Nous nous trouvons par conséquent dans une situation extrêmement difficile, complexe et pleine de contradictions:

1) Sur la base des niveaux d'endettement résultant du bilan et des analyses financières jointes, sur la base des prévisions relatives au prochain exercice, le parti doit cesser son activité et procéder à la liquidation de ses actif et passif.

2) En outre, tant donné que toutes les ressources de crédit auxquelles le parti et tous les autres sujets pouvaient faire recours, sont actuellement engagées, d'ultérieurs endettements de la part du parti en détermineraient la banqueroute, d'ultérieurs endettements de la part des autres sujets visant à financer, même uniquement par des emprunts, le parti, dont on sait l'insolvabilité actuelle, exigeraient des comportements illicites tant sur le plan de la justice civile que pénale de la part des administrateurs respectifs, outre à compromettre irrémédiablement l'équilibre économique de ces mêmes sujets.

3) Par conséquent, seul un apport financier sûr, adéquat et immédiat pour le parti pourrait en conjurer la fermeture immédiate.

Il y a aussi l'hypothèse de la vente de Radio Radicale qui pourrait contribuer en termes significatifs à la poursuite de l'activité du Parti, mais à des conditions qu'il n'est guère possible de déterminer aujourd'hui.

Voilà donc pour les termes économiques.

Si ce sont-là les termes du problème, il faut nécessairement trouver d'autres points d'attaque pour essayer de trouver une solution.

Nous savons désormais depuis des mois, et lorsque je dis nous, j'entends tous les inscrits au Parti, nous savons quelle était la situation, et ce à quoi il fallait s'attendre. Pourquoi avons-nous continué à opérer sans prendre d'autres mesures drastiques de réduction de dépense, de limitation de la structure ou de conversion de la structure technique, d'organisation et politique du Parti?

La réponse est simple et réside dans les faits, dans les projets que nous avons réalisé et dans les résultats, qu'à partir de ces ressources inadéquates nous avons réussi à obtenir. Elle réside dans notre conviction de l'unicité du projet radical et de l'impossibilité selon laquelle, pour les démocrates du monde entier, une telle opportunité puisse se représenter en temps utile.

La confirmation que le Parti transnational est le seul instrument qui puisse donner aux démocrates de concrètes possibilités d'espérer à nouveau, trouve chaque jour ses raisons. La confirmation la plus évidente se trouve dans la liste des défaites que subissent quotidiennement tous ceux qui continuent d'opérer à travers leurs organisations nationales désormais inutilisables et elles s'appellent ex-Yougoslavie, elles s'appellent antiprohibitionnisme surtout dans les pays de l'Est, elles s'appellent peine de mort surtout aux USA, elles s'appellent nationalismes désormais partout, elles s'appellent la quotidienne abdication du droit devant le pouvoir des mafias de toutes sortes. Ce sont-là les terrains d'initiative que nous avons trouvés mais cette liste pourrait continuer.C'est une liste qui donne déjà la dimension de ce que ce parti peut légitimement aspirer à se donner comme objectif et nous donne aussi la certitude que nous ne pouvons pas être les seuls à l'utiliser et à le faire vivre.

C'est pour ces raisons-là que nous soumettons au Congrès, comme nous en avons le devoir, à ce Congrès, qui devrait-être de fondation du Parti, en des termes tellement crûs et dramatiques, le problème de son existence. C'est pour cela que nous avons continué à donner vie à ce Parti jusqu'à cet instant, non pas dans l'attente d'un miracle auquel par bonheur nous ne croyons pas, mais pour comprendre si ce qui est possible peut être réalisé.

Il n'en a pas été ainsi jusqu'ici. Les mille premiers inscrits italiens de 1993 ont assuré avec leur argent un mois de vie en plus au Parti Radical. Ils ont réduit de 350 millions (285.000$) les besoins financiers d'ensemble de 5 milliards (4 millions de dollars), mais ce n'est pour autant le signe selon lequel les conditions se sont crées pour arriver aux 30 mille inscrits nécessaires pour faire exister ce Parti

Est-il possible que cela se réalise au cours de ce Congrès?

Devons-nous fermer?

Ce sont-là les questions auxquelles nous devrons répondre.

Sempiternel chantage des radicaux? Certes pas! Seuls ceux qui sont contraints de subir quotidiennement des chantages peuvent le ressentir comme tel. De notre côté il n'y a que la conscience d'avoir fait notre devoir jusqu'au bout, pour essayer de remettre le projet radical au parti, si celui-ci se constituera, si le Congrès en trouvera les conditions, pour 1993.

Bon travail.

 
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