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Conferenza Partito radicale
Cupane Francesco - 7 maggio 1993
Consolait Géneral d'Italie
Lomé

Le Consul Genéral

Preg.ma Onorevole,

innanzi tutto mi consenta felicitarmi con Lei per la riuscitissima campagna iscrizione e del superamento del limite che Lei aveva fissato.

In Togo continua la battaglia (verbale e no) per l'istaurazione della democrazia alla quale Ella ha partecipato in prima persona. Per questo motivo Le faccio pervenire il messaggio del Presidente dell'Alto Consiglio della Repubblica, pressoché esautorato dal sempiterno Eyadema. I togolesi sperano molto sull'appoggio della CEE e da questa si aspetta con impazienza una dichiarazione da tempo annunciata. Qualsiasi cosa fatta in favore di questo povero popolo oppresso è la partecipazione a una dura battaglia per la libertà e democrazia.

Con immutata simpatia. Cordialmente.

De Santis Ennio

MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT DU HAUT CONSEIL DE LA REPUBLIQUE MGR. PHLIPPE FANOKO KPODZRO, A L'OCCASION DU 33éme ANNIVERSAIRE DE L'INDIPENDANCE DU TOGO.

Togolaises, Togolais, chers compatriotes,

Ce 27 Avril 1993, nous célébrons le 33éme anniversaire de l'accession de notre pays à la souveraineté internationale. Au lieu d'etre l'occasion de fates et de réjouissances grandioses, cet anniversaire intervient dans des circostances douloureuses.

En effet, beaucoup d'entre nous vont passer ce 33éme anniversaire de notre indépendance dans des conditions hélas difficiles, voire dramatique: à ce jour, des centaines de milliers de togolais sur une population de trois millions et demi d'ames sont contraints à l'exode, Fuyant l'insécurité, cette insécurité qui est aujourd'huit celle que meme les forces armées togolaises n'en sont pas épargnées.

Malgré les efforts des pays d'accueil auxquels nous adressons ici nos sentiments de profonde gratitude, les conditions de vie de nos compatriotes en exil sont des plus précaires.

Nos frères et soeurs restés au Togo vivent encore dans une semi-clandestinité dans la peur des journées incertaines et des nuits qui ne s'achèveront peut-etre pas.

Face cette situation dramatique, vous vous demandez sans doute où se situe notre tort?

N'avons-nous pas le droit de jouir d'un minimum d'espace de liberté?

N'avons-nous pas le droit d'exiger la démocratisation de nos institutions?

N'avons-nous pas un droit inaliénable à la vie et au libre choix de nos dirigents?

Mes chers compatriotes,

En ma qualité de Président du Haut Conseil de la Rèpublique, Organe Supreme de la Transition, j'affirme que nos revendications sont légitimes. Notre cause est juste: celle-ci procede de la dialectique historique et porte en ellememe son caractère inéluctable parce que nul ne saurait dénier à tout un peuple la legitimité de telles revendications.

La lutte que nous memons aujourd'huit, la détermination qui est la notre et les souffrances que chacun de nous endure actvellement dans son coeur et dans sa chair rappellenti ceux de nos pères et mères, de nos ainés et de certains d'entre nous qui, malgré les exactions et manoeuvres de toutes sortes ont, par leur vaillance et leur courage, conquis l'indépendance le 27 Avril 1960.

Mais gardons à l'esprit que les victoires du Peuple togolais n'ont jamais été et ne sauraient etre celles d'un groupe sur un autre, d'une ethnie sur une autre, ou d'une région sur une autre; ces victoires demeurent celles du Peuple tout entier en lutte pour son épanouissement et la sauvegarde de sa dignité.

C'est pourquoi, le Bureau élargi aux Présidents de Commissions et moi-meme, nous approuvons de tout coeur l'appel à la réconciliation lancé par le Chef de l'Etat, le 23 Avril 1993, en direction des protagonistes de la crise togolaise. Mais malheureusement, nous déplorons tous que cet appel soit en contradiction avec la décision d'organiser, dans les circonstances actuelles, des élections et avec le refus d'une gestion consensuelle des affaires de l'etat, conditions sine qua non pour l'organisation d'élections libres, transparentes et démocratiques qui ne soient sujettes ni à des troubles ni à des contestations.

La constitution, Loi fondamentale de la République, par son assence s'impose à tout citoyen. C'est dire assez que l'actuel governement, dit de crise est anti-constitutionnel, et que tout acte par lui posé est nul et de nul effet.

C'est le lieu de rappeler à l'opinion publique nationale et internationale que les innombrables démarches que j'ai effectuées, principalment auprés du Chef de l'Etat pour le rétablissement de la légalité républicaine, sont restées vaines jusqu'à présent. Mais je reste convaincu que tout espoir n'est pas pardu.

De toutes ces constatations, il résulte que les conditions pour la tenue d'élections libres, démocratiques et transparentes ne sont nullement réunie. Vouloir donc organiser des élections dans les circonstances actuelles rèleve d'une violation de la constitution qui risque d'anéantir le processus de démocratisation. Il est illusoire de vouloir asseoir la légalité sul l'illégalité.

Une telle situation ne peut conduire qu'au chaos. Pour éviter cela, il nous faut de façon consensuelle rétablir la légalité républicaine par l'élection d'un Premier Ministre et la mise en place d'un Gouvernement conforme aux dispositions de l'Acte 7 modifié.

Chers compatriotes,

L'organisation d'elections libres, transparentes et démocratiques constitue la mission principale assignée aux organes de la transition. C'est d'elles que procéderont les nouvelles institutions de la 4ème République. A cet effet, le Chef de l'Etat, un Gouvernement légalement constitué et les autres acteurs de la vie politique devront tout mettre en oeuvre pur auurer la sécurité publique, garantir les libertès fondamentales individuelles et collectives, le libre accès aux médias et la transparence territorials; ils devront également traduire dans le faits la neutralité statutaire de l'armée, non seulement vis-à-vis des partis politiques mais encore et surtout s'agissant de la vie politique en général.

Je ne voudrais pas terminer mon message sans me féliciter du sens de responsabilité des Etats amis et de la C.E.E., respectueux des institutions républicaines qui ont suspendu toute coçperation avec ce gouvernement illégal et continuent d'apporter une assistance combien louable à nos frères et soeurs contraints à l'exil.

J'adresse mes remerciements aux membres du Corps diplomatique accrédité au Togo pour leurs soutiens multiformes apportés à notre pays et particulièrement au Haut Conseil de la République. Mes remerciements vont également aux Autorités allemandes et françaises pour leur initiative heureuse de la réunion de Colmar en vue de sortir notre pays de la crise actuelle.

En ma qualité d'homme d'Eglise, et en votre nom à tous, je réitère au souverain pontife le Pape Jean-Paul II nos remerciements déférents et nos sentiments filiaux. Lors de son dernier passage à Cotonou et dans son. Homélie pascale il a eu une pensée spéciale pour notre pays le Togo auquel il a délégué le Cardinal Roger ETCHEGARAY en mission de bon offices auprès des différents acteurs de la vie politique nationale.

Togolaises, Togolais,

En votre nom, je lance un appel à l'Organisation des Nations Unies, à l'OUA et à la CEDEAO pour qu'ils se saisissent du dramatique dossier togolais.

Je les exhorte tout comme les pays amis, la C.E.E., le Parlement, la Commission mixte paritaire ACP-CEE et touts les hommes et organisations de bonne volonté à redoubler d'efforts pour aider à l'aboutissement heureux de notre transition.

Malgré toutes les difficultés, j'ai admiré avec beaucoup de fierté la lutte patiente et detérminée du Peuple togolais pour recouvrer ses droits et se présenter au rendez-vous de l'histoire des Peuples qui aspirent à construire un Etat de droit, capable d'entrer dans le XXIè siècle de notre ére avec des acquis et des repères solides.

Chers compatriotes,

Le Togo, qui s'est situé dans le peloton de tete, a vu sa marche ralentie contrairement au Bénin, au Mali, au Congo et au Niger dont les transitions démocratiques ont pris, comme la notre leur source dans les conférences nationales souveraines. Mais, soyons tous convaincus, qu'on peut frainer la marche de l'histoire, mais qu'on ne peut jamais l'arreter.

Togolaises, Togolais, mes chers compatriotes,

A l'occasion de cet anniversaire de notre indépendance, je vous convie une frois encore à plus de recuillement, de pardon mutuel et d'espérancee.

"L'ETERNEL BENISSE LE TOGO".

Fait à Lomé, le 26 Avril 1993

Le Président du Haut Conseil de la République

Philippe Fanoko KPODZRO

 
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