Chères amies, chers amis, chers camarades,
Lors de notre dernier Congrès, début Février, l'état économique et financier du Parti ne permettait d'autre alternative: ou bien l'on trouvait immédiatement une somme équivalente à 30 mille inscriptions, selon les quotes-parts des pays occidentaux, ou bien l'on aurait dû procéder à la liquidation des activités du Parti, sans même avoir eu le temps de procéder à l'établissement des organes élus par ce Congrès dans leurs charges respectives.
L'endettement de 5 milliards de Lires, dont 2,5 de déficit entre dettes et crédits des parties courantes et 2,5 de dettes à long terme pour l'emprunt vis-à-vis des banques, ne permettait guère de poursuivre nos activités, et aurait très vite créé une situation de faillite. L'ensemble des passivités aurait en effet dépassé la valeur foncière du siège du Parti, qui était la limite dans laquelle elles avaient été jusque-là maîtrisées.
Je ne sais combien de camarades, bien que conscients qu'il fallait essayer le tout pour le tout, étaient au fond d'eux-mêmes convaincus, à la fin de ce Congrès, que l'objectif théoriquement possible, aurait pu être concrètemment réalisé.
Comme chacun sait, cet objectif, grâce à la campagne réalisée en Italie, en un peu plus (deux jours) des trois semaines prévues, a été atteint et même largement dépassé: 37.000 inscrits en Italie, plus de 13 milliards de Lires inscriptions et contributions confondues.
Il s'agit-là d'un nombre d'inscrits qui, comparé à celui des autres partis peut sembler peu significatif, mais, compte-tenu du moment de crise des partis en Italie, et surtout si l'on compare ce nombre aux 2.500-3.000 inscrits, moyenne des dernières années, ce nombre peut faire comprendre la portée du "miracle italien" que le Parti radical a su accomplir.
Encore une fois, il a été démontré que la quote-part d'inscription déterminée sur la base de 1% du Produit interne brut par tête, correspondant à 270.000 Lires et considérée excessive par bon nombre de personnes, n'a guère constitué de limite au nombre d'inscriptions, et au contraire, le conseil de verser une quote-part de 365.000 Lires, soit 1.000 Lires par jour, a été largement suivi si bien que la moyenne par tête a atteint 334.152 Lires.
Cela est la preuve selon laquelle le financement privé peut-être l'alternative au financement d'Etat qui n'avait de public jusqu'ici que la provenance, et qui n'était qu'une petite partie de l'argent, public ou privé, dont les partis pouvaient, illégalement, disposer.
Pour ce qui nous concerne, avec 37.000 inscrits en Italie nous avons atteint et dépassé l'objectif que nous avions fixé à 30.000 inscriptions correspondant à 10 milliards de Lires, que nous avions indiqué en 1991 déjà, comme condition technique minimum pour l'existence du Parti et pour la réalisation du projet transnational.
Nous nous trouvons donc aujourd'hui devant une double tâche: assurer la réalisation du projet transnational et rendre permanent le résultat exceptionnel obtenu grâce à cette campagne italienne.
Si ce succès nous a permis de dépasser le seuil technique nécessaire à l'existence du Parti, c'est ce même succès qui nous impose d'affronter les autres tâches, que, malgré les efforts de toutes ces dernières années, nous n'avons pas encore réussi à mener à bien.
A ce nouvel ordre de grandeur du nombre d'inscrits, aux disponibilités économiques extraordinaires (13 milliards correspondant à plus de 70% de ce qui a été dépensé pour la constitution et l'existence du Parti transnational au cours des 4 dernières années) ne correspond pas encore la conscience nécessaire pour permettre des prises de responsabilités totales à l'égard du Parti de la part des destinataires précisément, à savoir de tous ceux qui devraient être les utilisateurs de cet instrument qu'est le Parti radical. Je fais allusion aux représentants des classes dirigeantes du monde entier, aux Parlementaires qui sont inscrits aujourd'hui au Parti radical, mais qui n'ont eu que très peu de remps pour connaître, pour comprendre, pour faire leur ce parti, pour pouvoir être en condition d'assumer personnellement des parties de son projet et créer ainsi les fondements pour en devenir la future classe dirigeante.
Ce Conseil Général est appelé ici, ces jours-ci, à délibérer sur le bilan préventif. Considérer la donnée économique comme élément nécessaire pour les délibérations politiques sur un plan officiel est la traduction d'une pratique habituelle de nos réunions, de congrès comme de conseil fédéral, introduite officiellement par le nouveau statut, mais qui a caractérisé, depuis toujours, les moments délibératifs du Parti.
C'est précisément de la lecture et de l'examen du bilan préventif, et du débat qui s'ensuivra, que pourront émerger la dimension et la qualité des problèmes que nous devons affronter.
Le bilan préventif, qui est ici présenté, considère les deux années 1993-1994, le laps de temps, selon le nouveau Statut, d'un congrès à l'autre. Les dépenses relatives au XXXVIIe Congrès font partie de ce bilan, tandis que les dépenses relatives au XXXVIe Congrès ont été englobées dans le bilan 1992.
LA STRUCTURE DU PARTI
Le Congrès
Avec l'adoption de la proposition de Statut présentée au dernier Congrès, une articulation des moments décisionnels du Parti a été introduite, qui atténue, en partie, la convergence de l'ensemble des instances des inscrits, de débat ou délibératives, recueillies selon la base du précédent Statut, en un siège unique, le congrès.
Dans ce but, l'institution du Conseil Général et de l'Assemblée des parlementaires, et, à partir du prochain Congrès, des Congrès de zone, pourra permettre aux inscrits de participer aux moments les plus significatifs de la vie du Parti même en n'intervenant pas directement au Congrès fédéral.
On peut donc prévoir que, cette opportunité déterminera la limitation du nombre de participants au Congrès, et que la dépense pourra être limitée à celle qui a été soutenue dans le passé.
La seconde session du XXXVIe Congrès a comporté un coût total d'environ 861.000 $, dont plus de la moitié (53% soit 451.000 $) due aux dépenses de voyage et de séjour des 430 inscrits provenant de 38 Pays autres que l'Italie, 19% (166.000 $) dûs aux coûts de l'interprétariat, de traduction (8 langues) et d'équipements techniques nécessaires à leur réalisation, 19% encore, dûs aux coûts des services de location et d'aménagement de la salle, et 9%, 79.000 $, ont été dépensés pour toutes les activités liées au Congrès, Presse, Télévision, ainsi que pour la réalisation et la diffusion des documents du Congrès.
Considérant un accroissement du nombre de participants provenant de pays différents de celui du lieu de convocation du Congrès jusqu'à un maximum de 700 personnes, et compte-tenu que le prochain Congrès n'aura lieu qu'en 1994, la dépense à prévoir est de:
994.000$ en 1994.
Le Conseil Général et l'Assemblée des Parlementaires
En plus de la réunion des deux organes convoquée ici à Sofia et qui comporte une dépense d'environ 397.000$ (dont 80% pour les dépenses de voyage et de séjour des 400 personnes qui sont venues des pays autres que la Bulgarie), selon le Statut, il faut prévoir pour 1994 au moins une autre réunion du Conseil Général, avec une dépense de 166.000$.
En ce qui concerne l'Assemblée plénière des Parlementaires le Statut fixe seulement la réunion qui doit avoir lieu 2en marge" du Congrès pour l'élection des 40 membres du Conseil Général. Si cette réunion pouvait se dèrouler immédiatement après, mais à cette même occasion, "à la fin" du Congrès, la dépense d'organisation de l'assemblée serait bien inférieure aux 331.000-397.000$ nécessaires pour en organiser le déroulement à un moment différent. Avec cette option, la dépense se limiterait à 99.000$ pour une réunion de 400 parlementaires d'une durée de deux jours.
Pour assurer l'élaboration et la coordination de l'initiative législative des parlementaires, objectif pour lequel l'assemblée a été constituée, il faut prévoir au cours de 93 et 94 une série de réunion de comités restreints de travail sur des thèmes spécifiques d'initiative parlementaire. A cet effet, l'organisation d'un Secrétairiat Général de l'Assemblée est nécessaire, ayant si possible son siège à Bruxelles, pour bénéficier ainsi de la disponibilité des structures du Parlement européen. Ces structures permettent de disposer à des coûts extrêmement bas, ou même sans dépenses de personnel, des services essentiels. La dépense à prévoir pour l'activité du secrétariat ne devra pas dépasser 17.000$ pour 1993 et 33.000$ pour 1994. Tandis que pour les réunions des comités restreints de travail il faut prévoir une dépense d'au moins 66.000$ en 1993 et d'au moins le double en 1994.
D'autres réunions générales, en plus de celles qui sont indiquées, ne doivent pas être prévues sinon pour des cas d'urgence et de nécessité particulières à n'envisager que de manière extraordinaire.
La dépense à prévoir sera:
de 480.000$ en 1993
et de 431.000S en 1994
et pour les deux années:
de 911.000$
Le Secrétariat du Parti, le Trésorier
Mise à part la pleine responsabilité politique du Secrétariat et du Trésorier dans tous les secteurs d'activité du Parti, une précisation et une subdivision des secteurs respectifs de compétence se sont définies au fur et à mesure sur le plan de la gestion et de l'organisation.
Au secrétariat, aidé de son équipe, reviennent l'organisation des rapports avec les médias, la coordination de l'initiative politique dans les divers pays, l'initiative législative pour supporter le projet politique, les initiatives de communication et de presse du Parti.
Au Trésorier, aidé de son équipe, en plus de la gestion économique, à savoir, l'administration et la comptabilité, reviennent la responsabilité du bureau d'inscription et du centre d'élaboration des données, et par conséquent du système d'information, ainsi que les archives et les services logistiques du Parti.
Le Secrétariat du Parti, les membres du Secrétariat et les collaborateurs des secteurs opérationnels de compétence.
Le Secrétariat du Parti, dont on ne prévoit pas pour sa constitution, de charges autres que celles du personnel déjà engagé dans le Parti, et qui ne comporte donc pas de dépenses supplémentaires, bénéficie actuellement de la collaboration directe d'un assistant (44,5 millions de Lires par an).
Les coordonnateurs des initiatives dans les divers pays sont actuellement au nombre de 9, résidant pour la plupart hors d'Italie et opérant dans l'aire balcanique (4), en Hongrie (1), dans la République Tchèque (1), dans les Pays Baltes (1), dans les Républiques de l'ex-Union Soviétique (2) et en Afrique (1). Le coût annuel de ces 9 collaborateurs est de 217.000$.
La communication de la presse engage actuellement 4 personnes, dont une ayant la fonction de coordonnateur, deux de rédacteurs et une secrétaire de rédaction. Il est confié à ce groupe, qui comptera probablement bientôt une cinquième personne à la rédaction, la tâche de s'occuper de la rédaction du journal "Le Parti Nouveau" et, prochainement, de la réalisation de l'agence parlementaire. Actuellement, la dépense annuelle est de 70.000$.
On a aussi organisé, récemment, un bureau de presse du Parti qui, en plus de s'occuper des rapports avec les médias italiens et des autres pays, assure la traduction, la mise aux archives et la réponse à la correspondance relative à la publication écrite réalisée par le Parti. Ce service, qui est actuellement garanti par 4 personnes, l'une desquelles ayant des fonctions de coordination, comporte une dépense annuelle d'environ 60.000$.
Dans les initiatives politiques pour l'abolition de la peine de mort avant l'An 2000, et pour la langue internationale, le Parti a directement engagé 2 personnes, dont la collaboration, dans des formes qui devront être encore précisées, comporte un coût annuel de 58.000$.
Le résultat extraordinaire obtenu avec la campagne d'inscription en Italie demande un renforcement de ce secteur d'initiative, qui n'est suivi actuellement que par une seule personne. Devant ce résultat, l'ensemble des problèmes, politiques et d'organisation, liés au rapport avec les inscrits italiens, ne peuvent plus être affrontés par une structure si petite et par conséquent la dépense annuelle à prévoir pour ce secteur est presque le double par rapport aux 33.000$ actuels, c'est-à-dire 56.000$.
Pour supporter l'initiative législative des Parlementaires liée aux projets politiques du Parti, en plus des services dont on dispose à travers le Parlement italien, on a acquis des collaborations de très haut niveau scientifique, pour lesquelles on prévoit une dépense de 17.000$ et de 34.000$ en 1994.
Le service de secrétariat technique commun à tout le secteur de compétence directe du secrétariat est suivi actuellement par deux personnes dont les émoluments comportent un débours annuel de 33.000$.
La dépense à prévoir sera
de 492.000$ en 1993
et de 557.000$ en 1994
pour un total de 1.049.000$ pour les deux années.
Le Trésorier, les membres de la trésorerie et les collaborateurs des secteurs opérationnels de compétence.
Actuellement, on ne prévoit pas non plus pour les membres de la trésorerie, de charges en dehors des personnes déjà directement engagées dans l'activité du Parti.
Les rapports avec les fournisseurs et les banques, la comptabilité relative à l'activité menée au sein du siège central et des sièges périphériques du Parti, sont suivis par 3 personnes, dont une ayant des fonctions de responsable du secteur. L'accroissement des dépenses déterminées par l'augmentation des inscrits italiens et du développement des sièges périphériques, rend nécessaire l'emploi dans ce secteur d'une quatrième personne à la comptabilité et d'une cinquième au secrétariat à mi-temps. La dépense totale pour le Parti est de 101.000 $ pour 1993 et de 115.000$ pour 1994.
Toujours dans le secteur de la Trésorerie, il faudra en outre créer la charge d'un responsable des services logistiques et de la gestion du personnel, pour laquelle il faut prévoir un coût de 25.000$ par an (22.000$ pour 93).
Au Centre d'élaboration des données du bureau des inscriptions, reviennent aujourd'hui la gestion administrative de la liste de tous les inscrits et membres de soutien du Parti (46.000 en 1993 et plus de 90.000 en tout), la gestion de toutes les autres listes d'adresses sélectionnées dont dispose le Parti (390.000 adresses), ainsi que l'organisation et la gestion de tout le système informatif du Parti. 10 personnes travaillent dans ce secteur, dont 1 en tant que coordonnateur, 5 opérateurs à plein-temps et 4 à mi-temps, pour une dépense totale de 118.000$ pour 1993 et de 124.000$ en 1994.
A partir du mois de Septembre, avec le déplacement du siège d'Agorà hors du siège du Parti à Rome, il sera possible de reprendre l'organisation des archives, activité pour laquelle il est prévu une dépense de collaborations de 8.000$ en 1993 et de 20.000$ en 1994.
La dépense à prévoir sera
de 249.000$ en 1993
et de 284.000$ en 1994
pour une dépense totale de 553.000$ pour les deux années.
LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT, LES SERVICES
Pour continuer d'assurer l'ensemble des activités et des services qui doivent être réalisés au siège central de Rome, dans la situation actuelle de croissance du Parti en Italie comme dans les autres pays, le siège actuel du Parti est déjà à la limite de ses capacités. Il a donc fallu déplacer les bureaux d'Agorà dans un autre immeuble, en location.
Les dépenses totales pour les services communs à tous les secteurs d'activité (762.000$ pour 1992 et 727.000$ pour 1993) sont composées à 17% par les dépenses pour le personnel préposé au standard téléphonique (6 personnes dont deux à mi-temps) et pour les préposés aux services logistiques, au magasin et aux expéditions (3 personnes), à 11% par les dépenses pour les conseils de caractère administratif, légal, de notaires, etc...
Les notes de téléphone, d'électricité, et les services d'assistance aux machines de bureau comportent une dépense totale d'environ 248.000$ par an (146.000$ pour fax, téléphone et télex) soit 35% de la dépense totale pour les services.
Les dépenses pour le loyer des deux magasins, le service de nettoyage des sièges, les charges de co-propriété déterminent un coût annuel d'environ 60.000$ (8%).
Un quota significatif du coût total déterminé par les dépenses pour les services est déterminé par les dépenses relatives aux collaborations, conséquences des durcissements fiscaux enregistrés en Italie qui, bien qu'étant surtout à la charge des collaborateurs, se reflètent aussi sur les rétributions (avec une surcharge supplémentaire estimée à 100.000$).
Les dépenses relatives à la constitution des fonds de licenciement du personnel salarié (1) ont une incidence totale de 20.000$ environ, les dépenses pour les assurances pour le personnel et pour le siège, les équipements, 28.000$ et enfin les impôts de la Torre Argentina SpA, en 1993, ont été particulièrement élevés et ont déterminé un débours de 65.000$ mais devraient s'annuler en 1994.
La dépense totale à prévoir sera donc
de 762.000$ en 1993
et de 727.000$ en 1994
pour un total de 1.489$ pour les deux années.
Dépenses financières, l'emprunt, les leasing
Comme il a déjà été rappelé dans cette relation, au cours de 1992, il a fallu stipuler un emprunt de 1.656.000$ sur l'immeuble où siège le Parti, pour assurer les sommes nécessaires à l'éventuelle, mais à ce moment-là très probable, liquidation du Parti.
Le remboursement annuel est de 331.000$ pour une durée de 10 ans (avec une surcharge de 100.000$ de pré-amortissement pour la première année, avec une augmentation donc de 200.000$ par rapport à la dépense précédemment en acte. Il a fallu stipuler un emprunt car il était impossible d'obtenir autrement la somme nécessaire pour le déroulement du Congrès étant donné que nous n'étions pas en mesure d'offrir, en dehors du siège, des garanties suffisantes pour permettre un emprunt moins coûteux. Le remboursement anticipé de l'emprunt ne serait possible que 18 mois après la stipulation du contrat, alors que l'on aura déjà remboursé un versement et demi et les 100.000$ de pré-amortissement. Par conséquent, étant donné qu'au cours de la première année on paye surtout les intérêts, le remboursement anticipé ne serait pas rentable. Entre 1993 et 1994, les leasings pris au cours des dernières années pour l'achat des équimements et des machines de bureau du Parti iront en diminuant (61.000$ en 1993 et 28.000$ en 19
94)
Compte tenu aussi de 17.000$ environ de frais bancaires
la dépense totale prévue sera donc
de 507.000$ en 1993
et de 376.000$ en 1994
pour un montant total de 883.000$ pour les deux années.
Les sièges dans les autres pays, le réseau de l'information, la communication.
L'organisation du Parti transnational s'est développée ces dernières années par tentatives, par expérimentations qui allaient en se précisant et rectifiant au fur et à mesure de la réalisation du projet politique. Il en a été ainsi pour l'initiative politique, pour les instruments d'organisation de la vie politique du Parti (le statut), pour les moyens de communication et de support logistique pour l'initiative politique. C'est un parcours qui n'a pas encore cependant conduit à des données conclusives, et qui laisse encore ouvertes des questions de poids considérable, auquelles il faut pourtant donner des réponses, sans lesquelles l'initiative du Parti perdrait de son efficacité et, surtout, demanderait des ressources non compatibles avec celles dont elle dispose.
L'affirmation du Parti radical en tant que "première internationale à inscription directe, ouverte à tous les citoyens (du monde) était une affirmation de projet de caractère général et par conséquent, en tant que tel, non réalisable si elle n'était pas articulée, comme on l'a fait, en identifiant les priorités, les méthodes et les instruments pour les réaliser. Le XXXIVe Congrès, à Budapest en 1989, avec l'appel adressé aux "classes dirigeantes (de tous les Pays) ou à leurs représentants les plus libres et les plus responsables" identifia les interlocuteurs de l'initiative politique du Parti. La campagne d'inscription adressée surtout aux Parlementaires, avec l'objectif d'arriver à des initiatives législatives communes et simultanées dans plusieurs parlements, en a constitué et en constitue aujourd'hui encore la concrète articulation.
Les instruments utilisés pour soutenir l'initiative politique pour atteindre ces objectifs, ont été divers dans le temps, aussi bien en ce qui concerne les moyens de communications - La Lettre Radicale d'abord, le journal "Le Parti Nouveau et les lettre ensuite - qu'en ce qui concerne les instruments d'organisation à la disposition des personnes qui, envoyées dans les divers pays, ont eu la charge de greffer les premiers embryons du Parti transnational. Dans une première phase (1989 et 1990) par exemple, de véritables sièges du Parti ont été implantés (Budapest, Prague, Moscou et Zagreb).avec des fonctions de coordination d'une initiative politique d'association pas encore tournée spécialement vers les parlementaires, mais mais dans un spectre d'action plus vaste, et par conséquent, pas encore visée et sélective.
Cette première phase a déterminé une organisation des sièges du Parti nés à cette période, qui était le résultat d'une relation ouverte à l'intérieur de cette humanité si diverse qui, à partir de messages généralisés, affluait vers les sièges et de manière permanente, tant directement, pour la réalisation des initiatives politiques, que sur le plan de l'organisation strictement.
L'identification suivante (1991) des parlementaires en tant qu'interlocuteurs prioritaires de l'initiative du Parti, et l'action politique qui s'ensuivit, a déterminé un changement de rôle et de fonction demandé aux sièges du Parti, des fonctions du personnel qui y opérait, des critères mêmes de sélection du personnel.
La réalisation du journal "Le Parti Nouveau" et la concentration consécutive au siège de Rome de l'activité rédactionnelle et d'organisation relative à la communication écrite auparavant partiellement décentralisée à Budapest et à Moscou, a contribué enfin à modifier et à réduire l'exigence de plusieurs fonctions précédemment accomplies dans ces sièges.
Aujourd'hui, les sièges qui sont ouverts sont en général, dans un premier temps, de simples points de chute, quelques fois même au bureau ou au domicile des inscrits, et servent surtout à une activité de secrétariat de liaison entre parlementaires inscrits et le Parti et les parlementaires et ce n'est qu'ensuite qu'ils se transforment en des sièges mieux équipés et fonctionnels, mieux finalisés dans leurs fonctions qu'auparavant.
Aux nouvelles exigences liées à la précisation des objectifs et des sujets de l'initiative politique n'a pas correspondu cependant une analogue transformation de l'organisation des sièges déjà existants.
Les sièges du Parti dans les divers pays, la communication écrite.
Actuellement il y a 21 sièges dont les dépenses de fonctionnement et d'activité pèsent sur le bilan du Parti (à l'exception de Prague, de Saint-Pétersbourg, de Stepanakert où le siège, le siège et le téléphone, le siège, le téléphone et même une collaboration sont mis à la disposition du parti gratuitement).
Il s'agit de sièges de diverses consistance, structure d'organisation et fonction. Sur la base des fonctions et de la consistance de la structure ils peuvent être distingués en centres de coordination, sièges, points de référence.
Les centres de coordination, auprès desquels, en général, opère l'un des coordonnateurs envoyés par le siège central, et quatre ou six collaborateurs à plein-temps, assurent les services (traductions, gestion des listes d'adresses, comptabilité des inscriptions, gestion de la correspondance, fonction administratives) également aux autres sièges de la même aire géographique. Les centres qui ont ces caractéristiques sont actuellement au nombre de trois: Budapest pour l'aire danubienne et balkanique, sauf la Slovénie, Croatie et Bosnie, qui sont suivies par le centre de Zagreb, et Moscou pour les Républiques de l'ex-Union Soviétique. La dépense annuelle pour le fonctionnement d'un centre de coordination varie de 146.000$ annuels pour Moscou aux 126.000$ pour Budapest, aux 79.000$ pour Zagreb.
Les sièges proprement dits sont au nombre de 5 (Bucarest, Sofia, Vilnius, Kiev, Prague), deux ou trois collaborateurs fixes y opèrent, et un coordinateur envoyé par le Parti y réside quelques fois en permanence. Ils assurent de manière autonome la plupart des services nécessaires à leur propre fonctionnement, sans dépendre pour cet aspect du siège de coordination le plus proche. La dépense annuelle de fonctionnement de ces sièges varie entre 33.000$ (Bucarest, Sofia et Vilnius, les 43.000$ de Kiev et les 50.000$ de Prague.
Les points de référence équipés sont de petits bureaux, qui servent quelques fois aussi de logement, dans lesquels opère au moins un collaborateur de manière continue, qui disposent de l'équipement essentiel minimum. Les points de référence actuellement en fonction sont au nombre de 13: Skopjé, Tirana, Pristina, varsovie, Tallin, Riga, Saint-Pétersbourg, Baku, Tblisi, Erevan, Minsk, Stepanakert, Ouagadougou. Le coût de ces structures est très variable selon les pays et les diverses situations logistiques dont on dispose, et va de 26.000-30.000$ pour les bureaux de Varsovie et de Skopjé, aux 17.000-20.000$ de Tirana et Pristina, aux 10.000-13.000$ de Riga, Tallin et Ouagadougou, à une somme variable entre 1.300-5.200$ par an pour les points de référence de l'ex-Union Soviétique.
On a enfin récemment annoncé l'ouverture de deux nouveaux points de référence à Alma Ata et Tashkent.
Une présence de caractère systématique a été en outre programmée dans des zones où actuellement il n'existe pas de sièges, mais qui, tant par la présence d'inscrits particulièrement actifs (Voyvodina) que parce que des aires où l'on considère nécessaire d'expérimenter les possibilités de succès de l'initiative radicale (Autriche, Allemagne, République de Slovaquie) sont considérées comme des zones d'intervention politique. Pour les activités dans ces aires il est prévu un coût d'environ 66.000$ en 1993.
Les services nécessaires pour assurer la présence directe organisée du Parti hors d'Italie déterminent une dépense à prévoir de
715.000$ pour 1993.
Il s'agit d'une somme limitée, tant en relation avec la dépense globale du Parti, qu'en relation avec les services dont on peut disposer. Avec cette somme on peut en effet disposer de 25 locaux équipés, de 32 lignes téléphoniques, de la collaboration de 48 personnes, ainsi que de traducteurs dans chaque siège et centre de coordination.
C'est la dynamique de cette dépense qui soulève des préoccupations. Dans une phase de croissance et de développement de l'activité du Parti comme celle qui est en cours, la prolifération d'autres sièges est en effet inévitable dans des zones de nouvel intérêt pour l'initiative du Parti, ainsi que la croissance des compétences et des fonctions de chacune de celles qui existent déjà. Cela vaut la peine de rappeler que les points de référence de 1991 (Bucarest, Sofia, Kiev, Vilnius) se sont transformés, l'année suivante, en sièges. Dans les zones où il y avait une présence d'inscrits actifs, ou un intérêt politique spécifique de la part du Parti (Skopjé, Tirana, Tallin, Riga, les autres républiques de l'ex-Union Soviétique), des points de références ont été installés; le siège de Zagreb a pris les dimensions et la fonction de centre de coordination.
En perspective, la création de nouvelles adresses du Parti radical et la croissance ultérieure des dimensions et des fonctions de celles qui existent déjà, apparaissent comme une logique continuation du processus lancé au cours de ces dernières années. En limiter le nombre et les fonctions signifierait bloquer un processus qui devrait être au contraire corrigé et reconverti pour assurer une fonction essentielle dans l'organisation du Parti transnational.
Sur la base de ces prévisions, si l'on n'apporte pas des corrections tout de suite, la dépense pour 1994 ne pourra pas être inférieure à 1.126.000-1.192.000$, et par conséquent incompatible avec les ressources économiques à la disposition du Parti.
Il faut par conséquent fixer immédiatement l'objectif de réduire dans des limites tolérables (265-331.000$) le coût de la présence directe du Parti dans les divers pays entièrement à la charge des centres.
Il s'agit d'arriver à une limite de temps (Février 1994) pour mettre un terme à la dépense soutenue par le Parti jusqu'ici. C'est une limite de temps dans laquelle il faudra trouver pour chaque pays les ressources économiques nécessaires pour assurer la continuation des activités des sièges existants, ou bien trouver de nouvelles formes d'organisation en utilisant les moyens, les personnes, l'expérience surtout des parlementaires inscrits au Parti et qui, déjà dans le passé, ont dû affronter et résoudre, pour leurs propres partis d'appartenance, des problèmes logistiques et d'organisation analogues. Il s'agit d'une limite de temps pour tous ceux qui entendent assurer, inscrits, parlementaires ou pas, les moyens nécessaires pour l'existence du Parti et le succès de son projet. C'est une limite dans laquelle il faut mettre en acte toutes les initiatives nécessaires pour obtenir de la part des institutions, des parlements, des Partis, des groupes parlementaires, de tous ceux qui disposent de ressources éco
nomiques adéquates, les moyens instrumentaires et économiques, ainsi que les ressources humaines nécessaires pour garantir les instruments techniques et les services nécessaires à la réalisation du projet du Parti radical.
La dépense totale prévue sera donc
de 331.000$ en 1994
pour une somme globale de 1.046.000$ pour les deux années.
La communication par la presse
Le bulletin parlementaire
Une aide importante pour réaliser la conversion politique et d'organisation de la présence radicale dans les divers pays pourra être donnée par la réalisation du projet d'un bulletin parlementaire actuellement à l'étude.
L'exigence d'un instrument de communication hebdomadaire, destiné aux parlementaires, à travers lequel les membres des divers parlements puissent communiquer avec le Parti et entre eux, était déjà l'un des objectifs du journal "Le Parti Nouveau", qu'il n'a guère été possible de réaliser à cause des caractéristiques mêmes de ce journal, sinon en partie et occasionnellement. L'expérience acquise avec le journal a permis de mieux préciser le type de communication nécessaire pour soutenir directement l'initiative politique et législative des membres des divers parlements. Fournir un service d'informations utiles, comme par exemple, les textes de toutes les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de toutes les résolutions du Parlement Européen concernant certains types de problèmes (Pays de l'Est, environnement, droits de l'Homme, etc...), pourrait être le véhicule pour informer un grand nombre de parlementaires du projet radical, en devenant, de cette manière, l'instrument de communication et
d'organisation essentielle.
L'agence parlementaire serait écrite et traduite dans les diverses langues à Rome, mise en page et expédiée par voie télématique aux terminaux périphériques où, à travers un ordinateur quelconque et un modèle avancé d'imprimante laser - en mesure d'imprimer et de "fasciculer" l'agence dans le nombre souhaité, en "personnalisant" chaque exemplaire avec les nom et prénom de chaque destinataire - devrait être effectuée l'impression et la distribution. Il est clair que pour rendre plus simple et économique chaque opération (en particulier la distribution) il est indispensable que les terminaux périphériques soient placés directement dans des bureaux situés au sein de chaque parlement, où il suffit d'une seule personne pour activer l'impression et effectuer la distribution des exemplaires à tous les parlementaires.
Le succès de cette initiative doit se fonder sur une organisation du projet suivi dans les moindres détails, mais surtout sur le soutien maximum de la part des parlementaires inscrits pour obtenir au sein de chaque parlement la possibilité de bénéficier de l'espace nécessaire pour installer les équipements et pour obtenir la disponibilité d'au moins une personne en mesure de suivre l'impression et la distribution, ainsi que le regroupement des interventions de chaque parlementaire pour les transmettre à la rédaction centrale de l'agence.
De la part du Parti, il n'est guère pensable de pourvoir directement à l'organisation et à soutenir les dépenses de tous les points de duplication périphériques. Le parti ne pourra se chargé que de l'investissement initial prévu pour 1993 pour un montant de 79.000$ pour l'installation de 10 terminaux à titre expérimental, dans les sièges parlementaires disponibles à partir de maintenant pour adhérer à cette initiative, surtout dans les centres où actuellement les sièges du Parti sont déjà en fonction.
En 1994, à condition que l'on puisse compter sur l'effective disponibilité des parlementaires inscrits pour obtenir au sein des parlements respectifs les moyens minimum indispensables à la réalisation de l'agence, avec une ultérieure dépense d'investissement en équipement de 159.000$, on pourra étendre cette initiative à 20 autres parlements.
La dépense prévue pour la production de ce bulletin d'information est déterminée, pour 1993, par les dépenses de traduction - 63.000$ de Lires - et par les dépenses de production (coût du papier), 13.000$, tandis qu'elle serait en 1994 - 265.000$ - pour 30 parlements.
La dépense prévue sera donc
de 155.000$ en 1993
et de 423.000$ en 1994
pour un montant global de 579.000$ pour les deux années.
Le journal "Le Parti Nouveau" et les autres initiatives sur la presse.
Le journal "Le Parti Nouveau", traduit en 15 langues et distribué à 250.000 exemplaires, dont 40.000 destinés aux parlementaires de 59 pays, a été, durant ces deux dernières années, le seul instrument de communication, et par conséquent de soutien à l'initiative politique du Parti, à l'égard des parlementaires des divers pays et des inscrits non-italiens. En outre, l'emploi en rotation des listes d'adresses sélectionnées a permis d'utiliser le journal pour entrer en contact avec des groupes de personnes de divers pays qu'il aurait été difficile de joindre autrement.
Cependant, le fait précisément que le journal fût l'unique instrument de communication a représenté une limite aux diverses exigences de communication et d'information du Parti. L'exigence de fournir une documentation de caractère général sur le Parti n'était pas de répondre à l'actualitè de l'initiative politique, d'autre part l'exigence de fournir du matériel plus approfondi, quelques fois substanciel, sur chaque thème, n'était pas compatible avec le nombre restreint de pages (12) et avec le nombre élevé de destinataires (250.000), pas nécessairement tous intéressés au matériel d'information de caractère spécialisé.
Il a donc fallu prévoir une articulation du type de publication à produire, en joignant au journal, dont on prévoit aujourd'hui la publication de 3 numéros en 1993 et de 7 en 1994, des publications monothématiques, dont une à réaliser cette année, et trois autres l'année prochaine, ainsi qu'une publication (brochure) de caractère général de présentation du Parti. Compte tenu que le coût du journal est de 152.000$ par numéro, que celui des publication "monothématiques" est de 66.000$ et que l'a "brochure" devrait en coûter autant
la dépense globale prévue est donc
de 590.000$ en 1993
et de 1.265.000$ en 1994
pour un montant global de 1.855.000 pour les deux années.
Il faut cependant constater qu'il s'agit encore dans l'ensemble de prix indicatifs, utiles pour donner une dimension de l'engagement économique que la communication écrite comporte. D'importantes modifications pourront être apportées en phase de réalisation de ce programme comme en phase d'approfondissements ultérieurs. Si l'on arrive à réaliser l'agence parlementaire hebdomadaire, l'exigence de réaliser un contact systématique avec les parlementaires sera, du moins en partie, satisfaite. Une plus grande souplesse sera ainsi possible dans la conception et l'organisation même du journal, qui pourra être destiné par exemple pendant une période déterminée, à des "cibles" politiques ou géographiques, différentes des cibles actuelles. On pourrait ainsi, par exemple, réaliser des numéros prioritairement conçus et adressés au monde arabe qui n'a été jusqu'ici qu'effleuré par l'initiative radicale et dont il est totalement désinformé.
Des approfondissements doivent être également effectués sur le plan de l'organisation. Aujourd'hui, 50% du coût de chaque numéro est déterminé par les coûts d'expédition. Si le journal était imprimé directement dans des lieux à proximité des aires de destination, et non plus à Rome, pour la même dépense on pourrait doubler ou tripler le tirage. Nous savons par ailleurs que l'on rencontrerait des difficultés d'organisation énormes, mais dans certains cas cela pourrait être possible et rentable.
Il est aussi important de considérer que si l'on diminuait de moitié le nombre de journaux à publier au cours de l'année - passant ainsi à une périodicité trimestrielle, pour la même dépense, on pourrait tripler le nombre de pages pour chaque numéro, et réaliser un magazine trimestriel de 72 pages.
Par conséquent, tandis qu'en fonction du programme de communication écrite prévu, il faut préparer le prochain numéro du journal, qui defra être distribué début-Septembre, il faut aussi poursuivre le travail de vérification des différentes hypothèses, en fonction du programme d'initiative politique qu'il faudra définir.
L'activité politique effectuée au cours du 1er semestre 1993
132.000$, c'est la somme globale déjà engagée cette année dans l'initiative politique menée au cours des six premiers mois pour les réunions et les assemblées des inscrits, qui se sont tenues dans presque tous les pays de l'Est européen où il existe une présence significative du Parti radical, pour les initiatives en soutien de la campagne pour l'abolition de la peine de mort, tant avec la participation à la Conférence de Vienne qu'avec les initiatives dans les pays du Sahel africain, pour une première série de rencontres en Turquie, aire géographique jamais touchée directement auparavant par l'initiative radicale, et pour la publication d'informations sur le Parti à travers l'acquisition d'espaces payants dans une quarantaine de journaux de l'Est européen et de la Russie asiatique.
la dépense globale engagée à ce jour est donc
de 262.000$ en 1993
Agorà
La dépense prévue pour le fonctionnement du système télématique Agorà est estimée pour cette année à 311.000$ avec une augmentation de 73.000$ par rapport à l'année précédente. Cette augmentation est due à 60% pour les dépenses de loyer, de déménagement et d'adaptation du siège où il a fallu transférer ses bureaux à cause du manque d'espace au siège de Via Torre argentina à Rome. Agora prévoit des entrées relatives à sa propre activité de vente de services d'environ 73.000$ pour 1993 et au moins autant pour 1994.
La dépense globale que l'on peut aujourd'hui prévoir à la charge du Parti est donc
de 238.000$ en 1993
et de 219.000$ en 1994
pour un montant global de 457.000$ pour les deux années.
Le Centre d'Ecoute sur l'information radiotélévisée
La dépense de fonctionnement du Centre d'Ecoute sur l'information radiotélévisée est actuellement de 242.000$ par an, entièrement couverte par les entrées provenant de la vente de ses propres services
il n'y a donc pas de dépense à la charge du Parti.
La dépense totale, le programme d'initiative politique.
Sur la base des dépenses prévues et des sommes déjà engagées au cours de 1993, l'estimation de la dépense à laquelle il faut faire face est de 5.000.000$ qui, ajoutés aux 1.656.000$ du solde passif relatif aux parties courantes (sauf le remboursement de l'emprunt) font un total de dépense pour le Parti de 6.656.000$.
La somme globale déjà engagée qui n'inclut pas les dépenses pour les initiatives politiques qu'il faut encore décider ou programmer
est pour 1993, de 6.656.000$.
Les Entrées 1993
Les entrées assurées grâce à la campagne d'inscription en Italie et les entrées prévues avant la fin de l'année, une fois défalqués les frais pour les cotisations encaissées par cartes de crédit (212.000$) et les frais relatifs à l'expédition des cartes du parti (127.000$), se montent à 8.478.000$. La quote-part des indemnités que les élus des listes antiprohibitionnistes dans les conseils régionaux en Italie versent au Parti se montent à 46.000$, tandis que les dépôts bancaires et les investissements financiers devraient produire des entrées qui tourneraient au total autour de 265.000$.
pour un montant total
de 8.789.000$ pour 1993.
Les disponibilités résiduelles
Les sommes disponibles pour être engagées dans l'initiative politique qui sont encore à décider ou à programmer, que le secrétariat du parti définit comme "Lignes d'initiatives politiques" présentées à cette occasion,et dans celles qui seront définies par la suite
se montent globalement à 2.132.000$ pour 1993.
Il ne s'agit que d'une petite somme si on la compare aux campagnes et aux initiatives que le Parti devra affronter dès cette année, mais surtout si l'on se place devant le devis préventif de 1994 qui, en fonction de tout ce qui a été exposé jusqu'ici, prévoit une dépense pour le Parti de 6.094.000$.
Il n'est guère pensable qu'en 1994 le "miracle italien" se reproduise, qui a produit cette année 8.478.000$. Par une prévision optimiste, qu'il n'est pas impossible de réaliser, on peut envisager une entrée en Italie pour 1994 équivalent à un tiers de celle de cette année.
Dans l'hypothèse selon laquelle toutes les disponibilités résiduelles de 1992 seraient dépensées au cours de cette année, le déficit de prévision sur la base des dépenses que l'on peut prévoir aujourd'hui, et sans considérer les dépenses de campagne d'initiative politique en 1994, serait de plus de 3.312.000$. Comme on peut le constater on se retrouve à nouveau face au problème de l'existence du Parti, même si dans des conditions diverses, par ailleurs déjà constaté de par le passé lorsque, à l'occasion de réunions de Parti (relation de Sergio Stanzani, séminaire de Sabaudia, Septembre 1992), la condition technique des 30 mille inscrits occidentaux était considérée comme condition nécessaire, mais insuffisante pour garantir l'existence du Parti et le succès du projet transnational, si à cette condition il ne se fût ajouté la condition de répétitivité dans le temps de l'apport économique produit.
L'apport extraordinaire des inscrits italiens doit être par conséquent un point de départ, à partir duquel essayer de conquérir des dimensions plus importantes et stables dans le temps.
Il faut que l'investissement réalisé dans les divers pays par le Parti radical avec de l'argent collecté en Italie (fin-1993, l'argent dépensé en 4 ans sera de 17.222.000$) se traduise en initiative politique autofinancée en mesure significative, en autofinancement des services nécessaires au fonctionnement du Parti dans les divers pays.
J'ai déjà décrit au cours de cette relation quel pourrait être l'apport des inscrits, parlementaires ou pas, pour organiser et garantir les services nécessaires pour le fonctionnement des bureaux du Parti, l'apport surtout des élus pour obtenir l'ouverture des terminaux périphériques de l'agence d'information pour les parlementaires, auprès de leurs parlements respectifs, en essayant d'assurer les coûts de production.
Les investissements que le Parti radical a fait dans les divers secteurs d'initiative politique doivent eux aussi se transformer en autofinancements des initiatives et en initiatives de financement pour le Parti.
La campagne parlementaire pour l'abrogation de la peine de mort avant l'an 2000 a en grande partie autofinancé ses propres initiatives - avec le collectage de 58.000$ en 9 mois - en demandant de par le passé aussi bien que pour le futur un apport économique et de services de la part du Parti qui est environ de 50% de son propre bilan, et qui est encore trop limité par rapport aux objectifs de la campagne.
La campagne antiprohibitionniste
Les antiprohibitionnistes italiens ont été déterminants pour l'existence même du Parti, en 1989 comme en 1991, lorsqu'à l'occasion des élections ils ont dévolu au Parti l'excédent financier du remboursement électoral que la loi italienne prévoit à l'occasion des élections. Aujourd'hui, les élus dans les conseils régionaux italiens dans les listes antiprohibitionnistes contribuent avec 46.000$ par an qu'ils versent au Parti, à savoir, 20% des émoluments qu'ils perçoivent. La dépense que le Parti soutient aujourd'hui pour l'initiative antiprohibitionniste consiste dans la contribution fixée (87.000$) sur la base du pacte de fédération avec la Ligue internationale antiprohibitionniste (entièrement versée dans le bilan 1992, mais distribuée à 50% en 1993). Dans l'avenir, le succès de la LIA devra se mesurer en termes de capacité d'autofinancement de ses propres initiatives.
Si l'initiative pour une langue internationale qui a trouvé l'adhésion la plus forte du côté des mouvements espérantistes qui en sont devenus les promoteurs, a produit une significative quantité d'inscrits hors d'Italie et a permis au Parti d'être présent avec ses propres inscrits dans des pays qui, autrement, n'auraient pas été touchés (Chine, Japon), sur le plan de la dépense, par contre, elle a entièrement pesé sur le bilan du Parti.
Les projets, les fondations, les institutions internationales
Les caractéristiques des campagnes radicales, toujours tournées vers des résultats de caractère politique d'intérêt général, ont fait négliger un aspect de l'activité du Parti, par rapport auquel la demande, qui nous est adressée de la part de plusieurs partis, a une importance toujours plus grande. Je veux parler de la possibilité d'élaborer des projets d'initiative sur des aspects plus localisés mais qui pourraient faire l'objet d'intérêt et de possibles contributions financières, de la part de fondations, d'institutions (Parlement européen, nations-Unies). Il est arrivé souvent qu'au cours des campagnes que le Parti radical a conduites, l'on ait affronté des thèmes desquels on aurait pu tirer des projets spécifiques - en Italie comme ailleurs - dont l'élaboration n'a pas été suivie et menée à bien, faute de ressources adéquates ou à cause d'une sous-estimations de cet aspect par rapport à l'aspect primaire de l'objectif politique à atteindre. Cette considération est d'autant plus valable aujourd'hui
en relation avec les thèmes à l'ordre du jour de l'initiative du Parti, comme ceux de l'environnement et du nucléaire, de la règlementation internationale des eaux du Danube, mais qui pourrait aussi être également valable sous cet aspect pour d'autres, comme le problème de la transbalkanique, ou comme ceux déjà affrontés depuis longtemps comme le problème antiprohibitionniste ou du droit à une langue internationale.
Ce problème n'est pas affrontable cependant ni résoluble uniquement par les ressources actuellement à la disposition du Parti, et compte tenu également qu'il est de facto impossible (sauf pour les fondations allemandes liées aux partis), que le Parti radical puisse obtenir des financements directs de la part d'institutions ou de fondations internationales, il faut vérifier les conditions de réalisation d'une agence d'élaboration de projets, qui, constituée, de manière autonome, dans la forme juridique la plus idoine, soit en mesure de mettre à la disposition du Parti, mais aussi de tierces personnes, les capacités professionnelles nécessaires à l'élaboration de projets financés de la part d'institutions aussi bien que par des sujets publics ou privés, nationaux et/ou internationaux.
Ce n'est qu'à partir de progressives et croissantes prises de responsabilités de la part des inscrits (parlementaires en particulier) surtout dans les pays vers lesquels l'initiative politique et les investissements économiques ont été le plus dirigés, qu'il sera possible de réaliser le reéquilibre de l'apport de ressources humaines, économiques et instrumentaires nécessaire pour garantir la croissance du Parti et son existence. Durant la campagne des "Trente-mille", en Italie, nous avons maintes fois invité chaque inscrit italien à être lui même Secrétaire et Trésorier du parti transnational, en opérant, agissant, informant, faisant connaître le Parti Nouveau. Un pari gagné, un pari à renouveler dans le monde entier. Si au moins une personne d'entre vous par pays, par parlement, offrait son propre bureau dans ce but, constituant ainsi un réseau d'information et d'informatique, de points de référence pour l'initiative politique, le processus que nous devons lancer de la transformation de la présence et
des sièges recevra l'accélération extrêmement significative dont nous avons besoin, offrant ainsi la perche à ce saut de qualité auquel nous sommes appelés, surtout en contribuant à libérer de précieuses ressources.
Nous pourrions et nous devrions encore, chemin faisant, rationnaliser et optimiser ultérieurement la dépense consacrée au fonctionnement des organes et des structures mais il faut absolument trouver immédiatement les choix à accomplir pour libérer la plus grande quantité possible de ressources à consacrer directement pour atteindre ces objectifs politiques apparemment ambitieux, et qui doivent être la juste réponse aux expectatives de tous ceux qui, par leur inscription, ont voulu assurer la vie du Parti radical.
Conclusion
Le défi radical continue, ou reprend peut-être. Et c'est le défi d'essayer toujours de réaliser ce qui est possible même si c'est improbable. Les interventions pour corriger le tir, les propositions que j'ai esquissées dans cette relation ne sont que les premiers pas pour essayer d'affronter le problème qui est encore une fois et comme toujours, celui de l'existence de ce Parti.
Les termes sont clairs:
a) l'extraordinaire et, à court terme, non-renouvelable succès de la campagne d'inscription réalisée en Italie, a momentanément assuré les conditions techniques d'existence du Parti en créant les fondements afin que celles-ci deviennent permanentes;
b) le bilan de prévision pour deux années a mis en évidence pour 1994 un besoin global de 6.000.000$ qui ne pourront être couverts que partiellement par la campagne de renouvellement des inscriptions en Italie;
c) à la fin de 1993 le Parti radical aura dépensé au total 18.547.000$ dans les activités transnationales dont 6.624.000$ en 1993, mis à la disposition entièrement par les inscrits italiens;
d) à ces investissements qui ont permis la constitution et la formation du Parti transnational, dans les divers pays, n'a pas encore correspondu et ne pouvait du reste pas correspondre, une contribution, en fonds, mais surtout en services ou travail militant telle que celle-ci pouvait représenter une somme quelque peu significative du bilan général du Parti;
e) poursuivre dans l'établissement de bilan, adopté au cours de ces dernières années dans la phase d'implantation et d'expérimentation du Parti, sur la base duquel le flux des ressources économiques provient d'un unique centre, sans que se créent progressivement un ou plusieurs centres d'initiative d'autofinancement local et pour le Parti dans l'ensemble, ou des formes organisées telle qu'elles pourraient soulager de manière significative le débours que le Parti assure aujourd'hui, recréerait à court terme déjà les dramatiques conditions de survie que le parti a dû affronter au cours des dernières années, rendant vaine l'exceptionnelle opportunité d'investissement en initiatives politiques rendues possible par la contribution des inscrits italiens;
f) il faut donc prendre les décisions et les initiatives consécutives, nècessaires pour limiter progressivement mais de manière drastique, la dépense du Parti due aux services assurés jusqu'ici dans les divers pays; il faut qu'à partir d'une certaine date (Février 1994) l'on annule en grande partie ou totalement la dépense soutenue pour le fonctionnement des sièges dans les divers pays; il faut que le Parti, pour les nouveaux services qui seront offerts, comme le bulletin parlementaire, puisse se charger exclusivement des dépenses relatives aux investissements, à la production, tandis que la distribution et éventuellement la reproduction soient complètement assurées par les sièges locaux selon des accords à établir avec chaque Parlement;
g) il faut que dans tous les domaines d'initiative politique que comporte l'intervention économique de la part du Parti et qui ont donné lieu à des formes organisées d'activité, l'on trouve les modalités pour arriver progressivement à l'autofinancement des initiatives et à produire le financement pour le Parti,
h) il faut lancer une activité organisée et systématique pour vérifier la possibilité d'obtenir des financements par des organismes internationaux et nationaux sur chaque projet, même à travers la constitution d'une agence conçue à cet effet.
Notes:
(1) Le Parti n'a pas de personnel salarié: il s'agit du personnel de la Socièté Torre Argentina SpA qui fournit les services.
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Nota Bene: la comptabilité et les bilans du Parti Radical sont rédigés en Lires italiennes.
A titre purement indicatif et sans vouloir constituer de précédent, la valeur équivalente est reportée en dollars.
Le taux de change adopté est le taux moyen du premier semestre 1993 (1.000 Lit = 0,662 $)
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