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Bizzarri Silvia - 16 settembre 1993
PRESSE DU BURKINA FASO
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SIDWAYA DU 15 SEPTEMBRE 1993

ETRANGER: Point de vue:

Rabin - Arafat: les raisons secrètes d'une entente.

La poignée de main historique entre M. Yasser Arafat l'Arabe et le premier des Juifs constitue aux yeux des observateurs et des historiens une page nouvelle majeur d'histoire pour les écoliers du troisième millénaire. Deux raison essentielles semblent justifier parmi tant d'autres le choix des dirigeants israéliens et arabes en faveur d'un dialogue pour la paix au détriment de l'option militaire qui fut de mise depuis la création d'Israël en 1948.

La première raison selon les spécialistes des questions du Proche et Moyen Orient serait la conséquence de la chute du fameux mur de Berlin et la fin de la guerre froid entre l'Est et l'Ouest. En tout cas pour les défenseurs d'une telle opinion, ce qu'ils appellent l'effondrement du communisme aura privé du coup le camp progressiste arabe constitué essentiellement de la centrale palestinienne (l'OLP), la Sirie, le Yémen, etc, d'un soutien précieux. La faiblesse de l'argumentation est qu'il ne prend pas en compte l'apport substantiel d'un fait: le nationalisme arabe commun aux pays modérés et progressistes. En tout cas, grossir la part de la peur des alliés de l'ex - URSS devenus subitement orphelins politiques, c'est aller vite en besogne et confondre peut-être vitesse et précipitation. Dans tous les cas, la guerre du Golfe aura également servi de révélateur. Révélatrice du nouveau rapport des forces militaires dans la région en dépit de la pseudo victoire militaire, des coalisés sous commandement américain.

En effet, le mythe d'invincibilité d'Israel a été détruit pendant cette 'mère' de toutes les batailles selon l'expression de Saddam Hussein.

Les paisibles populations israéliennes fuyaient ou se cachaient dès la moindre alerte annonçant les fameux missiles Scud irakiens. Du jamais vu au cours de toutes les guerres passées en 45 ans de cohabitation conflictuelle. Bien sur, il ne s'agissait point dans l'affaire du Golfe d'un conflit entre l'Etat juif et l'Irak. Mais qu'on ne s'y trompe point. Le maître de Bagdad n'a jamais caché son intention de punir Israël en cas d'attaque américaine. Bref, les missiles irakiens ont réussi à semé le doute dans l'esprit d'Israël veule. Le mythe a pris un coup.

La deuxième considération qui a peut être poussé les dirigeants juifs vers la quête d'une paix par le dialogue est la récente aventure de l'armée israélienne au Sud Liban qui n'a jamais réussi à anéantir un mouvement tel le Hezbollah. Bien au contraire, les tirs de roquette ont semé la panique au sein des populations frontalières d'Israel. Celle-ci immigraient par milliers vers l'intérieur du pays. C'est dire problème d'insécurité grandissant pour le peuple d'Israel à l'aube du troisième millénaire. Cela en dépit de la puissance militaire redoutable d'Israël voire de l'unique survivant des superpuissances qui n'a jamais fait mystère de son intention d'assurer la sécurité de l'Etat d'Israel.

L'autre aspect intéressant des accords réside dans leur portée au plan régional et international.

L'on sait que la plupart des Etats africains avait rompu, en signe de solidarité envers les Arabes, notamment l'Egypte et la cause palestinienne, avec Israël. Ces pays ont consenti d'énormes sacrifices dont le coût global reste difficile ç évaluer.

Maintenant que les principaux concernés ont prise langue avec celui qui était considéré jusq'à une date récente comme le diable personnifié, ne convient-il pas de reconsidérer assez d'urgence la situation nouvelle afin de préserver nos intérêts?

Dans l'affaire, la CEE annonce une contribution de l'ordre de 600 millions pour la reconstruction de Gaza et de la zone Zericho. Le Japon, première puissance financière de la planète a clairement accepté, semble-t-il, le principe d'une importante contribution, de même que les riches Etats du Golfe? Même si la contribution américaine semble modeste d'après M. Clinton un constate amer s'impose: l'Afrique est-elle oubliée? Notre continent a tellement donné pour la couse de la paix au Moyen et Proche Orient qu'il apparait normal de réclamer une contre-partie fut-elle symbolique, morale, diplomatique.

Pourquoi l'OUA fut-elle absente à la cérémonie de signature de l'accord pour l'autonomie Palestinienne sur Gaza et Jéricho qui vient de se dérouler à Washington?

Cet événement majeur marquera sans doute l'histoire en cette fin du second millénaire au plan international même si la route

qui conduit à une paix globale et définitive reste jalonnée de mille difficultés. Entre autres obstacles à surmonter par les artisans de la paix, il y a la question du statut de Jérusalem, le problème des réfugiés. Ceux-ci sont environ quatre millions ayant fui leur patrie pendant le premier conflit israélo-arabe de 1948. Et leurs descendants? L'on sait également que la guerre de 1967 a entraîné l'exode de populations vers l'Egypte. L'épineuse question des colonies de peuplement dans les territoires occupés constitue un autre point de négociations, d'arrangement futur. Autant de sujets délicats sur lesquels Israéliens et Palestiniens devraient s'entendre au cours des cinq ans correspondant à la période intérimaire. En fait, la question essentielle qui conditionnera la réussite de l'accord, selon Tel-Aviv, concerne la capacité du chef de l'OLP, M. Yasser Arafat à assurer la sécurité et l'ordre à Gaza et Zéricho. L'apport du futur conseil de l'autonomie qui administrera ces territoires occupés sera sans doute

décisif. Surtout quand on sait que les tenants de ce que d'aucun qualifient de courants intégristes comme c'est le cas du mouvement Hamas, controlent environ 40% de la population. Du point de vue d'Hamas, il n'y a pas de crainte de confrontation avec l'OLP dans l'immédiat dans la mesure où le mouvement islamiste opte pour une stratégie de confrontation pacifique.

En fait, des craintes concernant l'attitude des différents mouvements "intégristes" doivent s'analyser à un niveau d'ensemble. Autrement dit c'est l'ensemble des monarchies du Golfe, des pays plus ou moins favorables à l'Occident qui voient leur stabilité remise en cause. C'est le cas en Egypte par exemple. Mais c'est une autre histoire. Pour revenir aux chances de succès des récents accords, tout pronostic sérieux parait hasardeux, risqué dans un sens comme dans l'autre, compte-tenu de la non-maitrise de maints paramètres clefs. Par exemple, quelle sera l'attitude d'un gouvernement de droite en Israël au regard de l'hostilité déclarée par les animateurs de ce parti? Que se passerait-il en cas de disparition de la scène de 'l'équipe de l'OLP' favorable à la paix? D'ailleurs, une nuance fondamentale s'est glissée dans les accords: le fait qu'à la dernière minute l'on ait mené des tractations dans la salle bleue de la Maison Blanche pour remplacer l'expression "délégation palestinienne" par la formule "une équ

ipe de l'OLP'. Cela participe peut-etre d'une reformulation à la baisse d'avant signature.

N'empêché, la communauté internationale, au-delà des limites objectives de l'accord et de l'effet médiatique entretenu, doit "prier avec Arafat afin que son rameau d'olivier en main ne tombe pas". Il y va peut-etre de l'intérêt de la paix, notre bien commun.

Ali ZERBO -- H.C. Kadiogo

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LE PAYS DU 14 SEPTEMBRE 1993

Rubrique: FEMINISSIMO

MME MARIE METCHILDE ILBOUDO: Moi, "la reine des femmes"!

La femme et l'Etat de droit: quel mariage?

LE PAYS: Pourquoi vous réclamez-vous Pagb-naaba (la reine des femmes?)

Marie Mechilde Ilboudo (M.M.I) Je me réclame pagb-naaba, la reine des femmes, parce que je voudrais tout simplement me distinguer des autres femmes. Cela implique un choix. Ce qui signifie que sur cent lances plantées à terre, j'ai la liberté de choisir parmi elles la lance de mon coeur. Ce nom, je me l'étais attribué depuis la début de mes écrits pour exprimer mon attachement à la liberté de choix. En somme, la femme devrait avoir une certaine liberté: choix économique, d'éduquer ses enfants, mais également le choix dans l'amour et dans le désir de désigner ses chefs.

Etant moi-même indépendante de caractère, j'aime choisir tout ce qui trait aux spécificités féminines.

LE PAYS: Quelle peut être la place de la femme burkinabè dans cet Etat de droit?

M.M.I: De nos jours, la femme est laissée pour compte; oubliée aussi bien dans l'économie que dans la politique. A travers la démocratie, l'Etat de droit, la femme n'a pas encore trouvé son chemin, et il faudrait un chemin qui puisse s'identifie à notre culture.

Pour moi, la place de la femme dans un Etat de droit est une place ou la femme intervient en tant qu'apôtre de paix parce que tout le poids de la société repose sur elle. Un pays ne peut mettre en place une structure économique sans auparavant assurer la paix. La femme, pour peu qu'elle soit considérée, pourrait pleinement participer au développement, et à l'épanouissement de son pays.

Dans un Etat de droit, elle a un rôle de régulateur de paix, de tampon dans les conflits pour dénouer certaines crises.

En général, les femmes ignorent leur rôle et leur place dans la société. Celles qui ont voulu montrer le rôle de la femme ont été mal comprises par leurs soeurs. De même, la femme africaine n'aime pas l'aventure, elle a une peur bleue de l'échec et se préoccupe énormément des "au'en dira-t-on".

Il faudrait que les femme burkinbè se mobilisent pour répondre à ce rendez-vous de l'histoire qui l'interpelle pour une démocratie véritable.

LE PAYS: Selon vous, sommes-nous en démocratie ou bien notre processus est-il une simple farce?

M.M.I: Cela n'est pas une simple farce car il y a la volonté d'aller vers la démocratie. Seulement, chaque régime a ses limites. Partant de là, il y a des moments de flottement, de tâtonnement. Mais avec l'amorce de la démocratie, même les femmes ont droit à la parole. La preuve est que vous êtes en train de m'interviewer.

(Rires). Par conséquent, les femmes qui ont des idées peuvent les livres au grand jour. Cette démocratie n'est pas une farce.

Seulement, c'est un processus qui est lent. Cela est d'ailleurs normal, souhaitable car il ne faut pas la faire avec précipitation pour aboutir au chaos.

Il faudrait simplement avoir la patience car le processus est irréversible.

LE PAYS: Comment appréciez-vous la représentativité féminine dans le gouvernement?

M.M.I: Si on partait de nos valeurs culturelles, je crois que les femmes arriveraient à trouver un cadre de regroupement qui pourrait leur permettre de se réaliser et de défendre leurs intérêts.

Les femmes qui sont dans les partis politiques, appuyées par leurs soeurs, pourront avoir la parole auprès de leur parti.

Dès lors, ce ne serait plus par complaisance ou par condescendance qu'on mettrait des femmes au gouvernement, mais plutôt de façon sincère. Ainsi, chaque parti politique essayera de se montrer plus compréhensif à l'égard des femmes. Et la chambre des députés du peuples pourra avoir des femmes de qualité qui auront réellement droit à la parole.

LE PAYS: Vous semblez avoir beaucoup d'idées mais pourquoi ne publiez-vous pas vos travaux?

M.M.I: (Rires).Je ne les publie pas mais je ne reste pas les bras croisés. J'ai fait des propositions et mes dossiers sont certainement en étude pour une éventuelle publication.

Présentement, je suis en train de préparer un article sur "le symbolisme africain" et je donnerai même un scénario fictif.

J'ai fait des travaux sur "la figure de la femme dans la vision du dans la vision du monde dans la coutume des Mosse". Dans cet article, la femme a une figure de "sugri", de pardon, de tolérance.

De nos jours, on dit que la terre se meurt, il va falloir réviser cette figure de la femme, lui donner une véritable place aussi bien dans les institutions politiques qu'économiques. Dès lors on verra certainement que la terre qui était assassinée va ressusciter.

LE PAYS: Dans le temps ont existé des associations féminines qui étaient très politisées. Comment les appréciiez-vous à l'époque?

M.M.I: A l'époque, il y avait une violence qui faisait que l'idéal préconisé par la révolution n'a pas été suivi. Cette violence a choqué les esprits surtout ceux de la campagne. Par exemple dans la tradition moaaga, la femme n'a pas le droit de verser le sang. c'est pourquoi la femme par inadvertance qui tuait un animal était obligée de donner le nom de cet animal aux trois premiers enfants: Noraogo: le coq, Nopoko: la poule Nobila: le poussin). Ce qui signifie que dans la mentalité animiste, chaque objet a une âme. Par conséquent, la femme, gardienne de la vie, n'a pas le droit de verser du sang.

En somme, cette révolution au lieu de respecter ce qu'elle avait prôné au début, s'est détournée de ses principaux objectifs d'autant que nous avons assisté à des choses qui étaient très décevantes.

Présentement, dans cet Etat de droit, si l'on veut que la femme joue véritablement son rôle de paix, de gardienne de la vie, je préconise de passer par les confession religieuses et coutumières pour former une véritable association féminine. Dans l'Eglise catholique par exemple, la femme se veut être le modèle de la vierge Marie, chez les musulmans également, on a besoin de la femme stable. De ce fait, pour une meilleure entente au sein de l'association on a besoin de la femme loyale.

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