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R.E.D.A. A - 30 settembre 1993
SIDWAYA du 29 septembre 1993

C N U C E D: LA CRISE DE LA DETTE N'EST PAS TERMINEE, ELLE CHANGE DE NATURE.

La CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement) vient de publier son rapport annuel. Tout en se félicitant de l'amélioration de la situation de certains pays en matière de dette, en particulier en Amérique Latine, les experts de la CNUCED sont toujours préoccupés par l'Afrique et la Russie.

"La crise de la dette des pays en voie de développement (PVD) n'est pas finie, mais elle a changé de nature". C'est la conclusion qui ressort du rapport annuel de la CNUCED. "Le système financier international n'est plus en danger et la réputation de solvabilité de certains des principaux PVD débiteurs... s'est nettement améliorée. C'est maintenant la dette envers les gouvernement et les institutions financières internationales qui suscite le plus d'embarras". Depuis la fin des années 80, on constate trois évolutions parallèles: "Tout d'abord, une amélioration de la situation des pays d'Amérique Latine; ensuite, une détérioration, ou au mieux une stagnation, des indicateurs de la dette des pays subsahariens d'Afrique et, enfin, l'apparition de gros débiteurs, en particulier parmi les pays d'Europe de l'Est". L'endettement de la Russie (78 milliards de dollars) représente un problème de taille.

Selon le rapport, 1993, " plus de soixante pays - surtout des pays à faible revenu d'Afrique subsaharienne, mais aussi de nombreux pays à Tiers-monde et intermédiaire de l'Est - ont accumulé des arriérés importants envers leurs créanciers étrangers".

Leur dette globale représente quelque 550 milliards de dollars. Selon les auteurs du rapport, le propose que le club de Paris prenne en charge le rééchelonnement de la dette publique bilatérale des pays les plus pauvres.

Le rapport de la CNUCED s'est également penché sur le problème de l'endettement de ces derniers pays à l'égard des institutions financières internationales. "L'accumulation des arriérés nuit non seulement aux débiteurs, mais également à ces institutions ". Pour éviter une crise financière grave, il faudra donc accroître les moyens de ces institutions et, éventuellement, accepter d'accorder une réduction effective de la dette".

Parallèlement, et pour augmenter les chances de réussite de ces actions, les experts de la CNUCED conseillent aux gouvernements des pays créanciers de hâter, dans le cadre du plan Brady, la réduction de la dette commerciale des PVD, "en faisant pression sur les banques et en améliorant les dispositions réglementaires et fiscales". Certains pays d'Amérique latine ayant conclu des accords Brady ont vu récemment leur croissance s'accélérer et les capitaux privés affluer.

Le plan Brady, estime la CNUCED offre un bon cadre pour le règlement ordonné des créances et a, sans aucun doute, contribué à améliorer la réputation de solvabilité de ces pays. Mais il est insuffisant. En particulier, "nombre de petits pays négociant des accords Brady ont des réserves internationales extrêmement faibles et n'ont guère de chances d'attirer de gros apports de capitaux privés. Il faut abaisser leurs frais de financement immédiats et leur accorder une réduction de la dette plus importante..;".

Siavosh Ghazi MFI

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