A Basile L. Guissou, Président du Conseil Fédéral de l'Areda,
A Alassane Savadogo, Premier Secrétaire de l'Areda,
Aux membres des Assemblées Nationales,
A tous les congressistes,
Bruxelles, le 29 octobre 1993
Chères amies, chers amis,
alors que je me préparais à me rendre à l'aéroport pour prendre l'avion qui devait m'emmener à Paris et de Paris à Ouagadougou, j'ai reçu un coup de téléphone d'Air France m'annonçant qu'en raison des actions syndicales en cours le vol Paris-Ouagadougou de ce matin avait été annulé.
Immédiatement nous avons pris contact avec diverses agences de voyage afin de trouver une solution alternative. Sans succès. Dans le meilleur des cas j'aurais pu arriver à Ouagadougou peu de temps avant la conclusion de vos travaux.
Croyez bien que cette aventure pénible autant qu'imprévue m'attriste. Je m'étais fait une joie de vous revoir et de participer, pour la seconde fois, à vos importants travaux. Je m'y étais d'ailleurs préparé, lisant quelques ouvrages récents d'auteurs africains sur une question qui, comme nombre d'entre vous le savent, me tient particulèrement à coeur: celle de l'impérieuse nécessité d'agir avec force et urgence pour promouvoir sur le continent africain également toute action pouvant créer de nouvelles dynamiques d'intégration régionale ou renforcer celles existantes.
J'espérais aussi pouvoir, sollicité également en ce sens par Sergio D'Elia, le coordinateur de la campagne mondiale pour l'abolition de la peine de mort d'ici l'an 2000, prendre connaissance des initiatives que vous entendez poursuivre en Afrique sur le thème fondamental de l'abolition de la peine de mort et, plus généralement, sur la question du renforcement de l'Etat de Droit en Afrique.
Il ne me reste plus qu'à espérer que d'autres occasions de nous rencontrer ne se feront pas trop attendre et à vous souhaiter, à toutes et à tous, mes meilleurs voeux pour de fructueux travaux,
Olivier Dupuis
(Président du Conseil Général du Parti Radical)