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Conferenza Partito radicale
R.E.D.A. A - 3 novembre 1993
LE JOURNAL DU 3 NOVEMBRE 1993

CONSEIL FEDERAL DE L'AREDA:

LE RADICALISME MILITANT ARRIVE CHEZ NOUS

L'Association Radicale pour l'Etat de Droit en Afrique (AREDA) a réuni ses membres les vendredi 29 et samedi 30 octobre derniers, pour son premier conseil fédéral.

L'ouverture a eu lieu à l'hôtel Relax de Ouagadougou.

Les débats se sont focalisés sur les activités de l'année 1993, ainsi que sur les principaux thèmes de batailles radicales tels que: l'intégration politique africaine dans la dynamique de l'édification de véritables Etats de droit et du citoyen; la campagne pour l'abolition de la peine de mort avant l'an 2000 dans le monde; la nécessité d'un grand et puissant parti radical, transnational et transpartitique dans le monde actuel en pleine mutation économique et politique.

C'est en 1989 que l'AREDA a vu le jour au Burkina et depuis, elle s'est affirmée dans des prises de position politiques, quand bien même elle refuse de s'identifier à un parti politique. Ce que l'on sait, c'est qu'elle est d'une part dirigée par des chevronnés de la scène politique nationale (président, M. Laetare Basile Guissou, très populaire pendant la révolution, a occupé des postes de ministre, tandis que le premier secrétaire général, M. Alassane Savadogo fut le patron des CDR en France dans les années bouillantes de la révolution).

D'autre part, l'association ratisse ses militants dans les sphères hautement politiques et politisées du pays. Une grande partie des têtes pensantes viennent tout droit de notre Assemblée des députés du peuple (ADP) ou on retrouve pêle-mêle les différents groupes parlementaires. Un député du peuple est même secrétaire chargé des relations avec le parlement. Sans oublier, que l'association est fortement affilée au parti radical, transnational d'Italie.

MARCO PENNELA: UN DIEU !

L'année 1993 n'a pas du tout été une année de repos pour les militants de l'AREDA. Quoi de plus normal pour une association qui veut être présente partout ou il y a lutte politique. L'année dernière, c'est sur la Croatie, le Togo, le Zaïre et le Burkina Faso que leurs batailles radicales s'étaient focalisées. Une délégation de deux membres s'était même rendue à Zagreb, à un moment ou la guerre faisait rage dans la capitale de la Croatie. Cette année, une délégation de cette même association s'est rendue à Abidjan, courant septembre, pour rendre visite à des étudiants qui avaient entamé une grève de la faim, pour exiger du gouvernement ivoirien l'amélioration de leur conditions d'études.

C'est à dire que depuis la tenue en octobre 1992, de son premier congrès, un rapport d'activités largement fourni que le conseil fédéral, instance qui se tient entre deux congrès, s'est sans doute fait le devoir d'apprécier à sa juste proportion.

Plusieurs pays dont l'Italie, la Tunisie, la Cote-d'Ivoire, le Mali... étaient représentés à ce conseil fédéral.

Mme. Joséphine Lompo, dans un mot introductif à la cérémonie d'ouverture des travaux, les a vivement remerciés d'avoir efféctué le déplacement de Ouagadougou. Mais avant tout, une minute de silence a été observée à la mémoire du président Melchior N'Dadayé, assassiné lors du coup d'Etat sanglant survenu le 21 octobre dernier à Bujumbura, capitale du Burundi.

Le discours d'ouverture a été prononcé par le président du conseil fédéral, M. Laetare Basile Guissou.

Un seul mot revenait dans l'allocution, mi-lue, mi improvisée de M. Guissou: Marco Pannella, président du Parti Radical d'Italie. C'est ce dernier, qui seul aurait eu le courage en 1988 de venir à Ouagadougou, pour exiger de Blaise Compaoré, la libération de militants radicaux emprisonnés et torturés. Le président du conseil fédéral est même allé lion dans ses louanges à Marco Pannella en l'identifiant à un dieu, puisque semble-t-il, il serait vénéré dans son pays.

Le parti qu'il dirige serait le seul à n'avoir été mêlé ni de près ni de lion à la gestion du pouvoir en Italie depuis 1945. Est-ce parce que le Parti radical de M. Pannella n'arrive pas à faire le plein des députés à l'assemblée, ou tout simplement une volonté manifeste de ne pas chercher à gérer le pouvoir ? M. Guissou y voit dans l'incapacité de ce parti, une stratégie propre.

Pouvait-il en réalité participer à la gestion du pouvoir avec une dizaine de députés sur des centaines que compte l'assemblée italienne?

Dans l'opération "mains propres" qui se déroule actuellement au pays de la maffia et essentiellement constituée d'une purge des partis politiques pour y extirper tous les maffieux, seul le Parti Radical de Marco Pannella ne serait guère inquiété. Et si l'Italie a un président aujourd'hui c'est , selon M. Guissou, grâce au Parti radical qui a pu proposer un candidat " aux mains propres".

UNE ASSOCIATION MAL CONNUE

Le président de l'AREDA n'a pas seulement parlé du Parti radical d'Italie et de son président. Il a aussi été question de son association qui selon lui, n'est pas inconnue, car travaillant en toute légalité en Afrique et au Burkina Faso depuis bientôt 4 ans.

Seulement, elle serait mal connue, parce que n'étant pas une association comme les autres. En effet, sa spécificité, c'est qu'elle fait de la politique sans chercher à conquérir le pouvoir. Son seul but serait la constitution des Etats-Unis d'Afrique.

A un moment ou se désintègrent les organisations sous-régionales d'intégration économique, la réalisation des Etats Unis d'Afrique, sans être impossible, paraît à court difficile, compte tenu des contextes économique et politique assez complexes. Mais ce n'est pas inutile d'y penser, c'est même un mérite quand on sait que la clé du développement de notre continent se trouve dans les regroupements de marchés économiques.

Seulement l'AREDA a un sérieux problème. Le mot radical qui se trouve dans son sigle fait peur aux bonnes volontés qui aimeraient s'imprégner de la philosophie politique de cette association non violente.

Mais le mot radical n'aurait rien à voir avec les mouvements extrémistes comme le mouvement du Hamas qui sème actuellement la terreur en Cisjordanie et en Israël. Ici, le mot radical signifie racine. L'un des objectifs de l'AREDA n'est-il pas d'aller à la racine des différents maux afin d'y trouver des solutions définitives ?

Liermé SOME

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