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Conferenza Partito radicale
De Perlinghi Alexandre - 24 aprile 1994
Extraits d'une conférence de presse de Marco Pannella
Rome salle de la "Stampa Estera" 18 mars 1994

Le PDS a été le courant "démocratique" de gauche du régime particratique italien, régime dont les divisions intérieures de droite, de centre et de gauche, complémentaires entre elles, sont également co-responsables de la situation italienne actuelle. Le peu de forces extérieures à la particratie, ont fait irruption sur la scène politique italienne uniquement à travers les referendums les seules véritables reformes auxquelles ce pays peut prétendre. Si nos nouveaux référendums ne sont pas encore une fois éliminés par une Cour Constitutionnelle organique au régime, l'année prochaine nous pourrons voter pour la généralisation du mode de scrutin uninominal à un tour qui permettra de dépasser la particratie.

Dans un quart de notre pays le parti communiste et ses alliés gèrent le pouvoir dépuis quarante-huit ans, sans interruption. En Italie nous avons dix millions de syndicalisés forcés, qu'il soient travailleurs ou retraités: l'employeur doit retenir sur les salaires ou sur la pension, une cotisation d'inscription au syndicat, un impot sur dix millions de citoyens, reçu par l'Etat et transféré au pouvoir syndical. Dans notre pays il y a par ailleurs ce système des fonds de soutien d'Etat aux entreprises qui continue à financer, grace à la volonté convergente des milieux PDS et syndicaux, des secteurs improductifs de notre industrie, en dehors de toute concurrence, comme le souligne le dernier accord entre FIAT et les syndicats ( qui coutera aux contribuables italiens environ 600 millions de US$).

Pour ceux qui suivent depuis peu de temps l'Italie, il faut rappeler que les grands moralistes de notre télévision et de son syndicat, l' USIGRAI, sont ceux-là memes qui ont dirigé l'information au cours des années les plus féroces et les plus consociatives des services secrets, de la P2 et de Berlinguer qui donnait les neuf millions de voix communistes à la DC d'Andreotti et Cossiga, comme avait faits la moitié des députés du Mouvement Social - Droite Nationale. Le communiste Pecchioli était le véritable controleur des services de l'époque, tandis qu'il avait des rapports étroits avec l'URSS. Tout ce qui de l'ancien régime, fondé techniquement sur une série d'associations de malfaiteurs a besoin d'impunité, soutien l'ordre nouveau qui devrait etre la seconde manche de la première République, gouvernée par ceux qui peuvent guarantir les non-grèves aux industriels et, en échange de cela, ce soutien au profit d'entreprises désuètes qu'est la "cassa integrazione". C'est pourquoi la gauche juge nécessair

e d'abattre cette composante libérale, souvent gagnante, meme si minoritaire, que nous représentons.

Pour les pays que je connais mieux, je dois dire qu'il y a une monoculture d'interprétation de la réalité italienne. On a depuis des décennies des correspondants de journaux qui ont donné une lecture des faits conforme à celle de la gauche italienne, pour laquelle la particratie était "de droite", était la DC, et les autres étaient la démocratie. Face à cela, je me sens un peu comme Altiero Spinelli ou Ernesto Rossi, qui, emprisonnés par le régime fasciste, se plaignaient non pas de l'exposé de la situation italienne dans la presse nationale, car ils s'attendaient de lire ce qu'ils voyaient, mais à cause de l'interprétation donnée par les grands organes antifascistes internationaux.

Je suis présenté comme traitre d'une gauche avec laquelle dépuis 1948, je n'ai jamais eu l'occasion d'etre en accord, et je l'ai toujours trouvée hostile, sauf quand il convenait de partager les profits des investissements que nous, contre eux, avions effectués (divorce, avortement, etc.). Voilà pourquoi j'estime que pour notre pays le "démon" Berlusconi est infiniment moins dangereux . Je me trouve exactement à l'opposé d'Occhetto, qui a déclaré publiquement qu'il préférait Fini à Berlusconi. La réalité c'est qu'ils avaient besoin d' un démon, et ils se le sont inventés. La nouvelle qu'Occhetto aussi était repris dans le registre des suspects fut imprimée en treizième page du "Corriere della Sera", tandis que RAI 3 annoncait, en pleine campagne électorale, l'arrestation de "Berlusconi", bien qu'il ne s'agissait pas de Silvio, mais de son frère. En réalité, en se libérant de Berlusconi, on avait pensé éliminer quelqu'un qui ne pouvait pas etre liquidé comme "fasciste", de droite, etc.. Il est intéressan

t de remarquer comment la chose se reproduit, meme si par d'autres voies, envers nous. Le but est le meme: il faut nous éliminer. Nous ne devons pas etre là car nous ne pouvons pas etre liquidés comme des gens traditionnellement fascistes, tandis qu'ils ont besoin de la droite autoritaire, du monstre à placarder en première page. Je suis désolé de devoir continuer à répéter une analyse qui pourrait etre contestée, mais qui au contraire depuis trente ans est simplement liquidée, ignorée. Nous ne devons meme pas etre critiqués (et c'était toujours comme ça) parce que le problème n'est pas combattre nos idées, mais simplement de les éliminer, en les faisant disparaitre. La lutte en Italie n'est pas entre "progressistes" et "modérés", comme on a voulu le faire croire, mais entre réformateurs et conservateurs de l'ancien régime particratique. Toujours, à l'occasion des grandes échéances éléctorales, la gauche a souhaité de nombreuses voix à la droite, car ces voix étaient enlevés à son interlocuteur effectif, la

gauche non-communiste, non-homologuée, non-homologable. Le match se joue donc entre réformateurs et conservateurs, ces derniers sont présents partout, mais surtout au sein de la gauche historique, "sociologique". Derrière sa façade progressiste se cachent des interets de strates bien autres que subalternes, et les reformes ne peuvent etre que libérales, les seules qui soient en mesure de garantir l'affranchissement de l'Etat des liens et de l'occupation des appareils de parti.

 
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