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De Perlinghi Alexandre - 11 giugno 1994
Suite des déboires du Crédit Lyonnais

L'EXPRESS INTERNATIONAL

N·2240 16 JUIN 1994 P.64

COURRIER

Le Crédit lyonnais a été cité comme garant d'une opération de vente d'armes par l'Egypte au Rwanda, ce que vous affirmez également dans votre article » Rwanda: la mort crie victoire (L'Express n· 2Z39). A notre connaissance, cette rumeur ne provient que d'une source: Human Rights Watch, association américaine qui a publié en janvier 1994 un rapport sur l'aide militaire au Rwanda, dans lequel elle a mis en cause le Crédit lyonnais. Il semble que, sous couvert de l'anonymat, des fonctionnaires rwandais et occidentaux aient confirmé le rôle du Crédit lyonnais, évoquant une garantie apportée. Selon nous, la confusion provient du fait que l'ambassade d'Egypte à Londres a un compte au Crédit lyonnais qui a été crédité d'un paiement en provenance du Rwanda en 1992. L'Egypte a décidé de cette domiciliation sans nous en aviser, comme c'est son droit. La banque est simplement receveuse d'un paiement sur ce compte, sans spécification des marchandises concernées. Après avoir effectué des recherches auprès des établiss

ements du groupe qui auraient pu être concernés, nous sommes en mesure d'affirmer que le Crédit lyonnais n'a apporté aucune garantie ni caution, ni aucun financement à la transaction.

Olivier Perrain, responsable du service presse du Crédit lyonnais (Paris).

Le rapport de Human Rights WatchAfrica, qui met en cause nommément le Crédit lyonnais et cite les milieux officiels de Kigali ne constitue pas, hélas la source unique. L'information a été corroborée par des acteurs politiques très au fait des marchés de cette nature. Il serait, nous a t on expliqué, surprenant que la banque, qui n'avait pas manqué de noter l'ampleur du transfert de fonds sur le compte londonien, soit demeurée dans l'ignorance quant à la nature de la transaction. Signé le 30 mars 1992, le contrat, dont le contenu a été révélé deux mois plus tard par le ministre rwandais de la Défense, James Gasana, portait sur la livraison de kalachnikovs, de mines antipersonnel, de pièces d'artillerie, de mortiers et d'explosifs. Le Rwanda s'engageait, après un premier versement en liquide de 1 million de dollars, à en effectuer un deuxième du même montant, financé par une récolte de thé, puis à s'acquitter du solde de sa dette à raison de 1 million par an pendant quatre ans. Certains experts estiment que le

souci de Paris de ne pas voir s'envoler une telle somme aurait conforté l'acharnement mis à soutenir le régime Habyarimana. Le Crédit lyonnais, banque nationalisée, a t il accepté de cautionner le règlement de la facture ? C'est là que survient l'ambiguité. Elle porte non sur la nature ou le montant du contrat, mais sur le degré d'engagement de la banque dans son exécution. Garante ou simple » réceptacle ? Garante, selon nos informations. » Receveuse , selon elle. Dans un domaine où la discrétion est de règle et où, cela va de soi, les preuves matérielles n'abondent pas, nous prenons acte de ce démenti, pièce versée à un dossier qu'il ne solde pas. V. H.

 
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