J'ai décidé, à titre personnel, bien que je sois Président du Mouvement des radicaux de Gauche, avec un certain nombre d'autres dirigeants du Mouvement des Radicaux de Gauche s'engageant également à titre personnel, d'adhérer au Parti Radical transnational et de participer au prochain Congrès de Rome pour manifester l'intéret des radicaux français, dont on peut dire qu'ils détiennent une grande part de la tradition radicale, leur interet donc pour toutes les initiatives qui sont conduites par le Parti radical transnational et autour de lui, notamment tous les combats qui concernent l'autonomie politique des individus,
La lutte contre les législations prohibitionnistes, la lutte pour l'abolition de la peine de mort, la lutte contre toutes les formes de cléricalisme et de militarisme dans les sociétés des pays occidentaux mais également des autres nations, tous ces combats nous paraissent correspondre à l'éthymologie meme du radicalisme, c'est à dire, peutetre pas radicalisme soucieux de compromis politiques comme il existe chez nous dans les formes institutionnelles, mais un radicalisme de combat, militant qui est un réformisme allant à la racine des choses. Il nous est apparu que ce combat là était le notre, qu'il est sensiblement distinct du combat national que conduit le MRG et que donc les deux organisations peuvent utilement cohabiter mais que toutes les passerelles qui peuvent etre jetées entre le Mouvement des radicaux de Gauche français et le Parti Radical Transnational sont des passerelles utiles pour l'avenir, et fécondes pour les idées auxquelles nous croyons. Nous n'avons que cette ambition pour le moment: jete
r les passerelles entre les deux organisations. Nous verrons ultérieurement si d'organisation à organisation les deux partis peuvent collaborer; pour le moment il s'agit d'initiatives individuelles et nous attendons des débats du Congrès de Rome qu'il nous confirme probablement dans la pertinence de cette démarche. Maintenant rendezvous au Congrès.
Strasboug, le 19 janvier 1993