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CROCODILE - 1 maggio 1992
En premier plan: le sous-développement

Le Parlement européen a consacré la journée du 13 mai 1992 aux problèmes de la coopération avec les pays en voie de développement. Parmi les thèmes discutés par l'Assemblée, nous rappelons les relations Est-Ouest et Nord-Sud (rapport Bindi), l'impact du marché unique sur les pays en voie de développement (rapport Pons Grau, Daly et Mendes Bota), le rôle des investissements privés et la défense de l'environnement (rapport Verhagen), la sécurité alimentaire (rapport Wynn), le rôle des organisations non-gouvernementales (rapport Vecchi), la question de la dette (rapport Laroni). Nous publions ci-dessous un article de M. Nereo Laroni (Soc-Italie) sur cette dernière question.

EN PREMIER PLAN: LE SOUS-DÉVELOPPEMENT

La question de la dette a été toujours un élement d'instabilité, de conditionnement économique et d'obligation politique. Elle représente, au niveau des Etats, les hiérarchies qui existent entre les différentes classes sociales. Pour cette raison, on a essayé de trouver des solutions, même au delà du droit formel du créditeur. Il y a longtemps, le Code d'Hammurabi prescrivait que "si tu as donné de l'argent à ton voisin pour le semis et si la sécheresse ou si le temps inclément ont détruit la récolte, tu devras consentir à ton débiteur de restituer sa dette dans les années suivantes". Aujourd'hui nous nous trouvons devant un déséquilibre quantitatif et qualitatif si grand entre le Nord et le Sud du Monde, que des nouvelles mesures urgentes et radicales s'imposent. Les données financières indiquent l'envergure de la situation: le montant total de la dette des pays en voie de développement a été de 1.322 millions de dollars en 1989: dans les pays de l'Afrique sub-saharienne la dette a augmenté de 138 m

illiards de dollars en 1988 à 147 milliards en 1989 et presque 161 milliards en 1990. Le transfert net de ressources financières venant des pays en voie de développement vers les autres pays a atteint en 1989 trente-deux milliards de dollars, dont 28 milliards vers l'Amerique Latine. En plus, le revenu pro-capite a été de 400 dollars par an en 1968 et de 340 dollars par an en 1988. L'investissement intérieur brut en termes réels a continué à diminuer pendant la dernière décennie et, dans le cas spécifique de l'Afrique sub-saharienne, il est tombé en 1988 au même niveau qu'en 1968. En 1980 les investissements ont été de 45 milliards de dollars sur 225 milliards de revenu, ce qui correspond au 20% du revenu global. En 1986 le revenu de cette région est descendu à 168 milliards de dollars et l'investissement a augmenté d'un milliard de dollars, ce qui a porté le pourcentage sur le PIB au 15%, qui représente un effort considérable, si on tient compte du fait que la consommation totale était descendue de 172 à 14

8 milliards de dollars, tandis que la population avait augmenté du 3,5%. Ces données confirment la nécessité d'accroître les flux financiers publics vers les pays en voie de développement. Dans ce contexte, le niveau insatifaisant de l'effort financier des pays industrialisés doit être denoncé, puisque l'objectif de 0,7% du PNB destiné aux PVD, dont le 0,15% pour les pays moins avancés, n'a pas été atteint, ceci notamment par certains pays membres de la CE; la Conférence des Nations-Unies n'a pas abouti à des progrès substantiels en faveur des PVD; le montant du Fonds européen de développement (FED) inscrit dans "Lomé IV" n'est pas conforme à celui demandé par le Parlement européen; le budget de la CE en la matière n'a pas augmenté de façon significative pendant les dernières années. Si nous voulons aider les PVD à sortir de leur grave crise économique et sociale, il est urgent et nécessaire d'octroyer le 1% du PNB des pays industrialisés à l'aide au développement, en attribuant le 0,75% aux PVD et le 0

,25% aux pays de l'Europe centrale et orientale. L'attitude de la CE vers le problème de la dette doit être définie dans l'esprit des propositions faites par les Nations-Unies sur la base du rapport Craxi. Pour conclure, les actions suivantes doivent être considérées comme prioritaires: -continuer, amplifier et accélerer la rémission de la dette des pays moins avancés et des pays avec un revenu moyen, frappés par des situations exceptionnelles, à condition que cette mesure constitue un bénéfice pour l'ensemble du peuple; -poursuivre et accroître les actions des institutions financières internationales, qui ont le but d'octroyer aux pays moins avancés et aux pays avec un revenu moyen des prêts à long terme, avec des taux préférentiels; -poursuivre et améliorer les réductions des crédits du Club de Paris, en prolongeant le bénéfice à des périodes successives à celles prises en considération lors des accords précédents; -élargir et renforcer le plan Brandy pour les crédits bancaires, notamment en faveur des p

ays de l'Afrique avec un revenu moyen, dans le cadre des programmes coordonnés d'intervention qui concernent aussi les crédits en faveur de gouvernements et d'institutions financières internationales; -développer les interventions de transformation de la dette vers les gouvernements et les entreprises, qui ont obtenu des garanties publiques, en Fonds pour l'environnement; ceux-ci donnant priorité à la protection des forêts, à la sauvegarde des terres désertifiées, à la bonification de la mer. -promouvoir et renforcer les accords financiers et commerciaux - qui utilisent les recettes venant de contrats de fournitures des ressources des PVD, garanties grâce à des conditions ad hoc qui en assurent la solidité - pour le service de prêts à moyen et long terme qui soient mis à la disposition des PVD par le système bancaire.

Nereo Laroni, MEP

 
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