Radicali.it - sito ufficiale di Radicali Italiani
Notizie Radicali, il giornale telematico di Radicali Italiani
cerca [dal 1999]


i testi dal 1955 al 1998

  RSS
dom 26 apr. 2026
[ cerca in archivio ] ARCHIVIO STORICO RADICALE
Archivio federalismo
CROCODILE - 1 luglio 1992
La leçon de Rio

Dans le débat actuel, il y a une large divergence de points de vue sur l'évaluation des résultats de la Conférence de Rio en matière d'environnement. Tandis que beacoup d'hommes politiques soulignent l'importance d'avoir réuni tellement de chefs d'Etat et de gouvernement pour débattre sur l'état et le développement de l'environnement, le "peuple vert" a été généralement insatisfait, puisque la Convention sur le changement du climat a été largement affaibli et celle sur la biodiversité a été gravement endommagée par le refus des Etats-Unis de la signer. En outre, aucune décision contraignante a été prise sur la conservation des forêts.

Un jugement réflechi requiert une claire compréhension du fait que la Conférence de Rio n'est pas un point d'arrivée, mais le commencement d'un procès. De ce point de vue, les résultats atteints sont importants, mais ils ne peuvent pas être considérés comme le fin de l'histoire. En tout cas, il faut souligner que, pendant la Conférence de Rio, certains progrès ont été réalisés dans le domaine de la protection de l'environnement et dans la gestion soutenable des ressources naturelles.

Il y a aujourd'hui une conscience profonde de l'importance des effets globaux de l'environnement. Une nouvelle phase de la politique de l'environnement a été entamée là où les biens nationaux de l'environnement ne sont pas les seuls à être visés par la protection et les biens communs sont reconnus comme appartenant au monde dans son ensemble et aux futures générations et pas seulement à un pays en particulier.

Une politique efficace pour protéger les biens communs peut être développée seulement par un gouvernement mondial; mais - jusqu'au moment où ce gouvernement n'existera pas +-encore - la seule voie praticable et raisonnable est celle d'établir des règles communes pour la gestion soutenable de ces ressources, à travers des accords multilateraux en matière d'environnement.

Une distribution équitable des revenus mondiaux est généralement reconnue comme une condition préalable pour promouvoir des solutions multilaterales aux problèmes globaux de l'environnement. Aucun efficace pas en avant dans le domaine de l'environnement peut être réalisé si le problème de la pauvreté n'est pas affronté avec des moyens radicaux.

Il est évidemment clair que les décisions de Rio représentent seulement un progrès très limité dans tous ces secteurs. Mais les limites de Rio n'ont pas surpris les fédéralistes. Les accords multilateraux en matière d'environnement sont le fruit de la coopération intergouvernementale, mais un succès pourrait être obtenu, à la condition qu'une leadership éclairée mondiale existe, profondement engagée dans la poursuite de ces buts, et si on peut réaliser une convergence des "raisons d'Etat" de tous les pays concernés.

Ceci n'a pas été obtenu à Rio. Les limites de la leadership américaine sont apparues très clairement, dans le domaine de l'environnement sur la Convention de la biodiversité, mais aussi sur les problèmes du développement, depuis que les Etats-Unis sont apparus très mal placés pour construire des nouvelles relations avec les pays en voie de développement.

Les limites d'un nouvel ordre mondiale, à la suite de la chute des régimes communistes, sont aussi apparues clairement. Les Etats-Unis jouissent d'une incontestable leadership militaire, mais ils sont encore un des pays les plus endettés et ils sont incapables d'assumer pour leur compte les intérêts globaux du monde dans leur politique étrangère; ce qui avait été possible après la Seconde Guerre Mondiale.

La Communuaté a aujourd'hui une responsabilité décisive pour orienter l'avenir du monde dans le domaine de la croissance et de l'environnement. A Rio, elle aurait pu joué ce rôle d'une façon plus efficace si: a) la proposition d'un impôt sur le charbon/énergie avait été adoptée par le Conseil, pour montrer la détermination européenne à poursuivre le but de stabiliser les emissions de CO2 au niveau de 1990, en renforçant l'efficacité énergetique et en stimulant une réforme fiscale plus proche de l'environnement; b) le Paquet Delors II avait été approuvé, en plaçant plus d'argent à la disposition de l'aide et le transfert de technologies en faveur des pays en voie de développement.

Puisque ces résultats n'ont pas été atteint, la Communauté a perdu l'opportunité d'assumer une leadership mondiale à Rio. Mais les raisons de cet echec sont aussu liées au fait que la CE est actuellement incapable de développer une véritable politique étrangère - ce qui est confirmé chaque jour par la dramatique situation de l'ancienne Yougoslavie -, puisque ses institutions sont trop faibles et se trouvent dans une situation de manque de responsabilité démocratique. Ceci est encore plus incontestable, quand les questions deb l'environnement et du fisc sont en jeu, puisque dans ces domaines le vote à l'unanimité est demandé et le processus de décision est, par conséquent, lent et inefficace.

A la suite du référendum danois, une forte action - stimulée par le Royaume Uni été entamée en vue d'affaiblir les Institutions communautaires, en transformant l'Union européenne dans une vaste zone de libre-échange avec des liens politiques très faibles. Cette sorte de politique "pragmatique" doit être fermement contestée, en montrant à l'opinion publique que seulement une Union réellement démocratique - c.à.d., fédérale - enracinée sur le principe de subsidiarité, peut être capable de jouer un rôle décisif au niveau européen et faire face aux défis actuels en stimulant la protection de l'environnement, la croissance des pays en voie de développement et la création progressive d'un nouvel ordre mondial.

Le premier pas dans la direction de la vocation fédérale de l'Union européenne doit être accompli par le Parlement européen, qui doit procéder rapidement à l'approbation d'un projet de Constitution sur la base du rapport Colombo. Ce projet doit être discuté lors d'une nouvelle session de la Conférence des Parlements de la Communauté, avant les élections européennes en 1994, comme il a été affirmé par le Comité d'avis de la Chambre belge.

Celle-ci est la leçon qu'on peut tirer de Rio, une dernière occasion pour adresser les problèmes globaux de l'environnement et pour aider les pays pauvres à s'engager dans un processus de croissance favorable à l'environnement.

L'Europe sera incapable de jouer un rôle de leadership dans le monde, jusqu'au moment où il lui manque une structure véritablement démocratique. Après le vote danois, l'approbation du traité de Maastricht est nécessaire, mais pas suffisante.

Plus d'Europe est nécessaire, mais ceci signufie aussi plus de démocratie, c.à.d. une Europe fédérale.

 
Argomenti correlati:
stampa questo documento invia questa pagina per mail