Pour un "dialogue régulier" le 5 mai à Paris, en ouverture d'un colloque sur "la Chine d'aujourd'hui et de demain", et à quelques jours du voyage officiel en Chine qu'effectuera J. Chirac du 15 au 18 mai, le chef de la diplomatie française, Hervé de Charette, a déclaré "Il n'est pas normal que le dialogue avec la Chine soit
le seul apanage des Russes ou des Américains. C'est pourquoi les Européens, et la France au premier rang, doivent entretenir un dialogue régulier, dense et constructif avec la Chine. Ce dialogue doit être à la fois constructif et exigeant, sérieux et sans complaisance pour porter ses fruits". Aussi, en matière desdroits de l'Homme, la France a opté pour un "changement de
méthode dans la promotion des droits de l'Homme en Chine. Notre attitude ne consiste donc pas à renoncer de plaider la cause des droits de l'Homme, cause française s'il en est, mais à prôner un changement de méthode" a-t-il déclaré. Après avoir une nouvelle fois plaidé pour un "monde multipolaire", comme le souhaitent les Chinois, Hervé de Charette a regretté la faiblesse des échanges économiques entre les deux pays. "Avec 1,7% de part de marché, nous ne sommes que le 13ème fournisseur de la Chine", a-t-il souligné.
(Source : AFP, 5 mai 97/Tibet Info 11 mai 1997)