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CROCODILE - 1 novembre 1992
La recherche CE en voie de sous-developpement

La science moderne est née en Europe et, en tant que membre du Parlement européen et savant, j'en devrais être fier. Cependant, je dois être franc et, peut-être, devrais-je vous choquer: se reposer sur ses lauriers, sert à peu ou à rien de tout; nous avons déjà perdu notre leadership et, si nous n'agissons pas rapidement, nos standards pourront être encore affaiblis. Si cela arrive, la CE perdrait compétitivité, prestige et elle tendrait graduellement mais d'une façon inéluctable vers les standards du Tiers Monde. Le danger est réel: nous sommes déjà en train de perdre du terrain. A première vue, la recherche de base européenne semble être en bonne santé, le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN), basé à Genève, est une institution de premier plan et bien géré. Il a obtenu des résultats très importants: parmi eux, la découverte de "la lumière lourde". Il utilise normalement le LEP, l'accélérateur de particules le plus grand du monde. Le CERN est toutefois une institution non-communautaire, qui incl

ut comme membres pas seulement les Etats de l'AELE mais aussi les pays externes à l'EEE, et il a été fondé bien avant le Traité de Rome. Pour des raisons qui ne sont pas encore claires et qui sont profondément enracinées dans notre culture nous manquons d'un mécanisme efficient de transfert d'informations des institutions de recherche aux industries. Mes commentaires sont valables soit pour la recherche de base que pour la recherche appliquée. L'Europe traverse une crise économique très difficile et des événements récents ont démontré comment notre unité soit fragile et précaire. Quand il y a des problèmes, la tendance générale de l'industrie, pas seulement celle européenne, est de réduire les fonds pour la recherche et de poursuivre seulement ses activités qui sont rentables à bref terme, de s'appuyer pour le reste à des contrats publics soit nationaux que communautaires qui représentent dans plusieurs cas des formes déguisées d'assistance. Dans ces conditions la tentation est forte de privatiser l

es profits et de rendre publiques les dépenses. Pas toutes les institutions européennes sont fortement intégrées au plus haut niveau comme il a été pour le CERN de son début sous la direction de MM. Amaldi et Scherrer. Les standards existants dans les universités européennes diffèrent largement et cela est une invitation ouverte pour une bureaucratie pénétrante qui mets un fardeau lourd sur chaque tentative vers l'harmonisation et la communication. Les processus de décision et d'évaluation soit de chercheurs soit de leurs résultats sont très imparfaits. Dans quelques Etats membres, comme l'Italie, ils sont complètement désastreux, chaotiques et faussés par un réseau non officiel très bien établi et par des règlements universitaires archaïques. La médecine italienne a fait titre pour le manque quasi total et l'impossibilité d'appliquer les standards scientifiques dans le processus de décision, soit dans les universités soit dans le système de la santé. Le plus récent scandale créé par un concours national m

al géré pour un professorat d'hématologie a produit un échange animé de lettres sur la revue "Nature". Ces maux sont procurés par l'hostilité populaire contre l'établissement scientifique. Les savants sont décrits comme des criminels inclinés à détruire la planète. Créations de monstres ou bien créatures nocturnes qui vivent dans des tours d'ivoire. La révolte populaire contre les activités de recherche est mondiale et particulièrement évidente aux Etats Unis. Notre crise est particulièrement évidente et profonde dans le champ de l'électronique et des ordinateurs, elle vit aujourd'hui une période d'émergence absolue comme le démontre la condition des plus grandes industries européennes telles que Olivetti, Bull, Siemens et Philips.

Que devons nous faire? Le 4ème Programme-cadre prévoit action et promotion sur quatre différentes lignes:

1) Programmes de RDT promouvant la coopération avec et entre les centres de recherche l'industrie et les universités. 2) Coopération en matière de RDT avec les pays tiers et les organisations et institutions internationales. 3) Programmes de diffusion et démonstration des résultats en matière de RDT dans la CE. 4) Formation et mobilité des chercheurs dans la CE.

Le principe de subsidiarité semble être d'une grande importance dans cinq cas:

1) "Big Science": activité qui implique des grands projets au niveau international. 2) Activités à priorité technologique: dans des secteurs ayant un fort potentiel industriel et une propulsion économique. 3) Activités finalisées à la structuration du Grand Marché. 4) Recherche pré-normative: quand l'acquisition de données scientifiques et techniques est nécessaire pour fixer des standards et des règlements. 5) Communauté scientifique européenne: visant une intégration plus grande au niveau communautaire à travers un système des réseaux et des échanges.

Les fonds prévus seront de l'ordre de 14.700 MECU pour la période 1993-1997. Sur ce programme et sur ces chiffres on retrouve le nuage qui obscure le Traité de Maastricht. Outre le détails du 4èpe Programme-cadre je peux donner quelques commentaires sur la recherche européenne future. Je crois que la priorité se trouve dans l'établir une procédure de décision propre et efficiente au niveau communautaire visant l'évaluation impartielle des résultats et des chercheurs. Ce processus devrait être complètement détaché des groupes de pression locaux. Malheureusement le principe de la subsidiarité est trop souvent utilisé pour préserver et défendre ces intérêts locaux très forts et tenir en vie des institutions désuètes et inefficaces. Comme règle les pays de la CE devraient utiliser des experts de la Communauté et, pourquoi pas, aussi provenant du monde entier, notamment des Etats- Unis et du Japon. Enfin, nous devrions encourager, à travers un régime fiscal approprié, donations privées pour les institutions de

recherche. Je comprends que dans un moment de crise ma proposition est très impopulaire, mais il faut se souvenir du rôle très important que les donations ont eu dans la croissance et dans les réalisations scientifiques aux Etats Unis. Déjà maintenant le soutien privé et populaire pour la recherche contre le cancer fournit une alternative importante et vitale aux fonds publics dans plusieurs pays européens.

La science moderne est née en Europe et, en tant que membre du Parlement européen et savant, j'en devrais être fier. Cependant, je dois être franc et, peut-être, devrais-je vous choquer: se reposer sur ses lauriers, sert à peu ou à rien de tout; nous avons déjà perdu notre leadership et, si nous n'agissons pas rapidement, nos standards pourront être encore affaiblis. Si cela arrive, la CE perdrait compétitivité, prestige et elle tendrait graduellement mais d'une façon inéluctable vers les standards du Tiers Monde. Le danger est réel: nous sommes déjà en train de perdre du terrain. A première vue, la recherche de base européenne semble être en bonne santé, le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN), basé à Genève, est une institution de premier plan et bien géré. Il a obtenu des résultats très importants: parmi eux, la découverte de "la lumière lourde". Il utilise normalement le LEP, l'accélérateur de particules le plus grand du monde. Le CERN est toutefois une institution non-communautaire, qui in

clut comme membres pas seulement les Etats de l'AELE mais aussi les pays externes à l'EEE, et il a été fondé bien avant le Traité de Rome. Pour des raisons qui ne sont pas encore claires et qui sont profondément enracinées dans notre culture nous manquons d'un mécanisme efficient de transfert d'informations des institutions de recherche aux industries. Mes commentaires sont valables soit pour la recherche de base que pour la recherche appliquée. L'Europe traverse une crise économique très difficile et des événements récents ont démontré comment notre unité soit fragile et précaire. Quand il y a des problèmes, la tendance générale de l'industrie, pas seulement celle européenne, est de réduire les fonds pour la recherche et de poursuivre seulement ses activités qui sont rentables à bref terme, de s'appuyer pour le reste à des contrats publics soit nationaux que communautaires qui représentent dans plusieurs cas des formes déguisées d'assistance. Dans ces conditions la tentation est forte de privatiser

les profits et de rendre publiques les dépenses. Pas toutes les institutions européennes sont fortement intégrées au plus haut niveau comme il a été pour le CERN de son début sous la direction de MM. Amaldi et Scherrer. Les standards existants dans les universités européennes diffèrent largement et cela est une invitation ouverte pour une bureaucratie pénétrante qui mets un fardeau lourd sur chaque tentative vers l'harmonisation et la communication. Les processus de décision et d'évaluation soit de chercheurs soit de leurs résultats sont très imparfaits. Dans quelques Etats membres, comme l'Italie, ils sont complètement désastreux, chaotiques et faussés par un réseau non officiel très bien établi et par des règlements universitaires archaïques. La médecine italienne a fait titre pour le manque quasi total et l'impossibilité d'appliquer les standards scientifiques dans le processus de décision, soit dans les universités soit dans le système de la santé. Le plus récent scandale créé par un concours national

mal géré pour un professorat d'hématologie a produit un échange animé de lettres sur la revue "Nature". Ces maux sont procurés par l'hostilité populaire contre l'établissement scientifique. Les savants sont décrits comme des criminels inclinés à détruire la planète. Créations de monstres ou bien créatures nocturnes qui vivent dans des tours d'ivoire. La révolte populaire contre les activités de recherche est mondiale et particulièrement évidente aux Etats Unis. Notre crise est particulièrement évidente et profonde dans le champ de l'électronique et des ordinateurs, elle vit aujourd'hui une période d'émergence absolue comme le démontre la condition des plus grandes industries européennes telles que Olivetti, Bull, Siemens et Philips.

Que devons nous faire? Le 4ème Programme-cadre prévoit action et promotion sur quatre différentes lignes:

1) Programmes de RDT promouvant la coopération avec et entre les centres de recherche l'industrie et les universités. 2) Coopération en matière de RDT avec les pays tiers et les organisations et institutions internationales. 3) Programmes de diffusion et démonstration des résultats en matière de RDT dans la CE. 4) Formation et mobilité des chercheurs dans la CE.

Le principe de subsidiarité semble être d'une grande importance dans cinq cas:

1) "Big Science": activité qui implique des grands projets au niveau international. 2) Activités à priorité technologique: dans des secteurs ayant un fort potentiel industriel et une propulsion économique. 3) Activités finalisées à la structuration du Grand Marché. 4) Recherche pré-normative: quand l'acquisition de données scientifiques et techniques est nécessaire pour fixer des standards et des règlements. 5) Communauté scientifique européenne: visant une intégration plus grande au niveau communautaire à travers un système des réseaux et des échanges.

Les fonds prévus seront de l'ordre de 14.700 MECU pour la période 1993-1997. Sur ce programme et sur ces chiffres on retrouve le nuage qui obscure le Traité de Maastricht. Outre le détails du 4èpe Programme-cadre je peux donner quelques commentaires sur la recherche européenne future. Je crois que la priorité se trouve dans l'établir une procédure de décision propre et efficiente au niveau communautaire visant l'évaluation impartielle des résultats et des chercheurs. Ce processus devrait être complètement détaché des groupes de pression locaux. Malheureusement le principe de la subsidiarité est trop souvent utilisé pour préserver et défendre ces intérêts locaux très forts et tenir en vie des institutions désuètes et inefficaces. Comme règle les pays de la CE devraient utiliser des experts de la Communauté et, pourquoi pas, aussi provenant du monde entier, notamment des Etats- Unis et du Japon. Enfin, nous devrions encourager, à travers un régime fiscal approprié, donations privées pour les institutions de

recherche. Je comprends que dans un moment de crise ma proposition est très impopulaire, mais il faut se souvenir du rôle très important que les donations ont eu dans la croissance et dans les réalisations scientifiques aux Etats Unis. Déjà maintenant le soutien privé et populaire pour la recherche contre le cancer fournit une alternative importante et vitale aux fonds publics dans plusieurs pays européens.

 
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