Radicali.it - sito ufficiale di Radicali Italiani
Notizie Radicali, il giornale telematico di Radicali Italiani
cerca [dal 1999]


i testi dal 1955 al 1998

  RSS
lun 27 apr. 2026
[ cerca in archivio ] ARCHIVIO STORICO RADICALE
Notizie Transnational Fax
Agora' Agora - 15 luglio 1992
Editorial: Ne remets pas à demain!

Obtenir avant l'an deux mille, d'ici moins de huit ans, l'abolition de la peine de mort dans le monde, du moins sur le plan du droit, comporte des difficultés extrêmes, des activités législatives, juridiques, politiques, d'organisation, des actions de masse et de lobbies sans précédent. Cela suppose une campagne, des confrontations et des luttes qui, à elles seules, produiront, ou produiraient, d'autres résultats d'une immense valeur pratique et morale. Elle verrait unis, et organisés ensemble, des hommes et des femmes, puissants et humbles, autrement divisés ou étrangers.

Pour l'instant, la seule façon de soutenir cet objectif est l'inscription au Parti Radical. Inscription qui rend ou qui laisse chacun tout à fait libre de s'associer, de se comporter, d'agir ou de ne pas agir comme bon lui semble.

Une inscription qui est à la fois un "actionnariat populaire", une police d'assurance sur sa propre vie et celle d'autrui. Une façon de faire trésor de sa propre existence, comme celle de tous, d'enrichir la politique avec de la force, de nouvelles raisons, avec sa noblesse théorique et initiale, de redonner un sens aux institutions nationales et internationales.

C'est comme si l'humanité était devenue impuissante, l'individu déresponsabilisé, les grands idéaux cause d'absence d'une moralité concrète. Dans la société de l'opulence et dans celles de la misère (souvent spéculaires), même ce sens de l'obole qu'elle a toujours connu dans ses moments religieux ou extrêmes, semble s'être perdu. Les Etats, les partis, les idéaux, les campagnes concrètes pour de grands objectifs humains, l'association raisonnable de ceux qui pensent, qui croient, qui agissent en commun dans le domaine de la vie du droit et du droit à la vie, ne mobilisent pas, n'émeuvent pas et ne touchent pas les gens. Sauf des exceptions toujours moins nombreuses.

On dépense, là où l'argent existe et abonde, des sommes importantes de façon presque automatique et inconsciente. L'idée de destiner la somme que l'on consacre aux vacances, à des consommations voluptuaires, pour des objectifs littéralement vitaux, n'a ni autonomie ni force.

Il existe dans certaines sociétés un dicton selon lequel le poisson commence à puer par la tête. Ce n'est même pas vrai, ou tout à fait vrai. Mais il est certain que le mauvais exemple vient aujourd'hui d'en haut, des intellectuels, des puissants, des élus, des prêtres des particraties et des mouvements. S'il ne s'agit pas de pouvoir, mais de politique, ils sont distraits, suffisants, contemplateurs et consommateurs; presque jamais participants, humbles et responsables, de nouvelles entreprises, même s'ils les reconnaissent nécessaires. Et ils ont de toute façon le geste et l'ouvrage difficiles s'ils ne peuvent être consommés immédiatement dans les médias de masse, même si les bénéfices sont toujours plus dérisoires.

Ils ont et ils n'inspirent pas confiance.

La porte à travers laquelle il est donc possible de faire passer les objectifs que tous reconnaissent, en paroles, comme étant nécessaires à la survie du monde civil, et du monde tout court, est devenue très étroite. La sagesse, le bon sens, l'humilité d'oeuvres précises, ne mobilisent que très peu de gens.

Peu nombreux sont ceux qui semblent comprendre, ou se souvenir de ce que signifient des expressions comme "donner corps", "donner un coup de main", "faire trésor", confrontés à ce qu'ils connaissent, à ce qu'ils aiment, à ce qu'ils espèrent, à ce qu'ils veulent, ou à ce qu'ils disent vouloir.

Le Parti Radical est sûrement une de ces portes.

Nous savons qu'il ne pourrait pas ne pas y en avoir d'autres, même si nous ne les connaissons pas.

Ce parti existe, désormais. Dans les milliers de nouvelles adhésions (précieuses en absolu, risibles par rapport au nécessaire), dans les centaines de députés et d'élus qui l'ont rejoint en un an, il y a un signal de réalité, d'espoir possible, légitime. Mais nous devons toujours plus tenir compte de cette forme de nouvelle aliénation extrême qu'est l'"aliénation de politique". En effet, les politiques qui existent dans nos pays, des politiques nationales, d'"hommes politiques nationaux" tels que nous sommes, nous dictent des comportements, des structures d'engagement et de mobilisation, de pouvoir et d'impuissance qui partout nous tendent des pièges ou nous possèdent.

Et qui engendrent le néant, ou pire.

Toute forme d'internationalisme est de fait niée, et souvent pas seulement de fait, mais aussi de droit, de théorie. Seuls existent les préposés aux travaux et aux écritures internationales ou multinationales, les opérateurs et les titulaires de réalités marginales et subalternes, sans vraie force de droit et de démocratie.

Ces notes sont une tentative d'ôter à un appel adressé à ceux qui nous lisent, la forme, désormais usée, de l'appel.

Dans les moments difficiles que nous vivons tous, la difficulté n'est pas dans les formes d'expression, mais dans la réalité, précisément, que nous devons exprimer et surmonter.

Au début nous n'avons fait que rappeler un modeste exemple de ce que nous avons déjà commencé à faire sur le front de la conception et de l'organisation de la "campagne pour l'abolition de la peine de mort avant l'an deux mille".

Celui qui nous a suivi et lu, et aidé ou méprisé, au cours de cette longue année, sait que d'autres exemples peuvent être invoqués et soutenus: la lutte pour abolir à temps cette source épouvantable de criminalité quasiment omnipotente qui jaillit de la folie prohibitionniste sur la drogue; l'organisation pratique, presque scientifique, "militaire", d'une force politique non violente, gandhienne, organisée et d'alternative aux vieilles formes dépassées de défense de la sécurité au moyen d'armes militaires et de guerre traditionnelles; la présence organisée fédéraliste-démocratique au coeur du déchaînement des fondamentalismes nationalistes, ethniques et raciaux, des ex-empires totalitaires, mis en pièces et dont les éclats sont sur le point de blesser et de tuer partout; la recherche organisée de nouvelles formes de langage universel; la préparation d'un sujet qui sache neutraliser les bombes écologiques et démographiques qui sont sur le point d'exploser sans voies de salut intelligibles...

C'est la raison pour laquelle nous continuons à demander à chacun la générosité et la prudence de l'adhésion au Parti Radical, dans des délais compatibles avec l'épuisement des ressources que nous avons réussi à trouver et à consacrer à cette tentative sur laquelle nous vous avons ponctuellement informé. Et pour qu'il soit possible non pas de survivre inutilement, mais d'assurer concrètement la réalisation de la seconde session de notre Congrès, et la prise de responsabilité d'une nouvelle classe dirigeante.

Nous devons espérer que vous ne voudrez pas remettre, à demain, cette adhésion qu'aujourd'hui déjà, pour aujourd'hui, vous savez nécessaire.

M.P.

 
Argomenti correlati:
stampa questo documento invia questa pagina per mail