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Pannella Marco, Guce - 19 novembre 1981
DECLARATION DES MINISTRES ALLEMAND ET ITALIEN DES AFFAIRES ETRANGERES, GENSCHER ET COLOMBO.

SOMMAIRE: Les Ministres des Affaires Etrangères allemand et italien élaborent un Acte qui vise à secouer les eaux stagnantes de l'intégration européenne. Ils proposent une intensification de la coopération dans le cadre de la politique extérieure, de la justice, de la culture en confiant des pouvoirs importants au Conseil européen et au Parlement, en limitant l'utilisation du veto dans les décisions du Conseil. Marco Pannella critique la timidité des gouvernants européens qui proposent des réformes à la structure communautaire boiteuse. Il s'oppose à l'augmentation des pouvoirs du Conseil européen, organe intergouvernemental pas prévu par les Traités, prenant des décisions minimalistes à l'intérieur desquelles prévalent des veto nationaux de toute part (19-11-81).

M. Pannella. - Madame le Président, Messieurs les Ministres, je suis né à l'ombre d'un axe Rome-Berlin. Aujourd'hui, je me trouve en face d'un axe Rome-Bonn.

Sur les principes que l'on évoque, je suis entièrement d'accord. S'agissant des moyens que l'on veut donner à ces principes, je suis encore plus sceptique que mon collègue Altiero Spinelli, dont je partage en grande partie les critiques et même les souhaits et les voeux. En effet, il est incongru de vouloir créer une nouvelle donnée dans notre histoire, avec des instruments de routine ou de bureaucratie.

Des procédures extraordinaires sont nécessaires, c'est-à-dire des procédures qui donnent la voix aux idées, qui donnent corps, à travers des personnes libres, à ces idées et qui donnent la parole au peuple, sans démagogie. Nous savons tous que si nous donnions la parole à nos peuples, ils trancheraient bien vite et bien net sur des sujets sur lesquels nous piétinons et nous enlisons comme dans un marais. A tel point que, dans notre Assemblée, nous applaudissons parfois à des choses qui sont des évidences pour nos peuples mais qui, pour la politique politicienne, représentent des objectifs très lointains sur lesquels il faut agir avec beaucoup de prudence: les passeports, la libre circulation des hommes, des personnes, des idées, la monnaie, etc.Il y a une sorte de schizophrénie entre la conscience de l'homme européen et la conscience des politiciens européens. Nous n'en sommes pas le moindre témoignage.

Monsieur le Ministre, ne dites pas, je vous en supplie, que vous voulez désormais prendre davantage en considération les décisions du Parlement. Il s'agit de les prendre ou pas. Or, vous ne les prenez pas en considération si elles vont dans la direction dé l'Union européenne. De même, Monsieur le Ministre, je crois que vous nous indiquez une très mauvaise voie. Le Conseil européen est devenu l'organe politique de direction de la Communauté et de la coopération politique européenne. Ce n'était pas prévu dans nos traités.

Si je suis d'accord avec les propos que vous tenez, je suis contre les moyens que vous indiquez car, donner de plus en plus de pouvoirs au Conseil européen sera une impasse. Vous serez dix, huit ou sept en contradiction, unis seulement pour vous incliner devant la pire des politiques. Car il en est de la politique comme de la monnaie: la pire politique chasse du marché la bonne, et non l'inverse.

Monsieur le ministre, vous n'avez pas dit un mot sur la vocation et les finalités d'interdépendance de l'Europe dans le nouveau système mondial et le nouvel ordre économique international. Alors, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères présent votre collègue étant toujours absent lorsqu'il s'agit d'écouter mais pas lorsqu'il s'agit de parler, c'est une habitude que nous connaissons en Italie et aussi à Strasbourg - nous vous demandons, le 26, à Londres, de prendre en considération la resolution du Parlement européen sur la faim dans le monde. Nous vous le demandons, car c'est à partir de là que passe une nouvelle politique de l'Europe. Monsieur le ministre, l'holocauste n'est plus une question allemande, le nouvel holocauste est une question qui concerne l'Europe et le monde entier. Alors, comme vous avez pris une position autonome ici, prenez la aussi à Londres, le 26. Discutons de cela et respectons la volonté du Parlement. (Applaudissements sur certains bancs)

 
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