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Pannella Marco - 27 luglio 1989
Union européenne
Intervention de Marco Pannella au Parlement européen

SOMMAIRE. Il déplore que le Conseil ne tienne aucun compte des résolutions et des déclarations solennelles du PE. Il rappelle qu'Edgar Faure s'était montré assez heureux de la résolution du PE qui demandait de convoquer à Paris, pour le bicentenaire de la Révolution Française, les parlementaires des douze pays membres et du Parlement européen [l'intervention est d'autre part longue et complexe et elle touche et affronte, au passage et de façon uniquement "allusive" plusieurs sujets détaillés, pour lesquels il est difficile de fournir un sommaire].

(DISCUSSIONS DU PARLEMENT EUROPEEN, 27 juillet 1989)

Pannella (NI). Monsieur le Président je vais m'occuper, comme toujours, de questions de détail, de tout petits détails. Un détails pour le président de notre Parlement, ainsi que pour le Conseil, mais pas, en général il faut le dire pour la presidence de la Commission, qui a toujours attache énormément d'importance à des questions de forme, sachant qu'une société de droit a un synonyme, c'est l'Etat et le droit, et que les questions de forme sont des questions de substance preventive, le cadre à l'intérieur duquel nous pouvons inscrire nos dessens.

Ce détail se nomme, Monsieur le Président du Conseil, outrage à Parlament, chose habituelle pour le Conseil, puisque des résolutions, des déclarations solennelies du Parlament ne sont pratiquement jamais inscrites à l'ordre du jour du Conseil. Essayez done de remplir vos devoirs, quand vous en avez. Ils son modestes. Vous avez, selon vos procédures, la possibilité d'inscrire des résolutions, des déclarations du Parlament à vos ordres du jour, quitte, après, à ne pas pouvoir les examiner, faute de temps. Vous ne le faites pas, et c'est réellement une forme caractérisée d'ourrage au travail propre du Parlament.

Vous auriez eu également cette possibilité en France, Monsieur le President du Conseil, car je pense avec beaucoup de regret, beaucoup d'amour, même, au président et ancien collegue Edgar Faure qui, au moment où il fallait concevoir le bicentenaire à Paris, était plein de joie. Il avait écrit au parlament italien et à notre Parlament pour nous remercier d'une résolution, Monsieur le President en exercice du Conseil, qui, avec le soutien de 290 des membres de cette Assemblée, vous avait demandé de convoquer en juillet 1989, à Paris, et le 14 juillet, je cite: »les parlamentaires des douze pays membres et du Parlement européen . Il ne s'agissait pas du Jeu de Paume, car c'était à la monarchie libérale, si chere à beaucoup de Français, que nous avions adressé cette suggestion, à la quelle tenait beaucoup Edgar Faure et qui avait été souscrite par vingt députés conservateurs et même par toute notre Assemblée, d'une façon indirecte.

Certainement j'ai beaucoup regretté de ne pas être à la Bastille pour l'inauguration d'un monument artistique. Quel sens aurait pu avoir, deux siècles après, le geste des élus de douze pays, en se réunissant ensemble à Paris!

Le président de la Commission, au moment de sa désignation, aurait peut-être pu accomplir, lui aussi, un geste il aurait suffi d'une minute pour rendre hommage non seulement à l'espoir, mais à la réalité del élus du peuple eropéen.

Une autre chose encore. Lorque nous avons demandé aux parlements nationaux, aux gouvernements et aux présidents nationaux de lancer un débat sur le droit d'électorat et de candidature de tous les citoyens euoropéens, comme l'Italie l'a fait, n'était-ce pas un pas concret? Pour le reste, il n'y a pas d'utopie plus triste que celle des praticiens. Des praticiens avorteurs de l'histoire, qui prètendent imposer la façon concrète de faire les choses, le petits mijotages, alors qu'il faut essayer d'assumer humblement les accélérations de l'histoire, si l'on ne veut pas qu'elles nous renversent. Et dans quelques années, nous verrons peut-être surgir ceux qui demanderont les Etats-Unis allemands ou les Etats-Unis autres que d'Europe. Car vous continuez à nous offrir plus de contraintes. Le pouvoirs que vous nous donnez, je les refuse, ces pouvoirs que vous nous ajoutez après les actes uniques. Ce sont des contraintes chaque jour. Nous vivons des temps chaplinesques, des »temps modernes . Nous devons produire des avi

s, à tour de bras, et ce n'est certainement pas le genre de socialisme de M. Arndt et de l'héritier de M. Adenauer, M. Klepsch. Ce n'est pas à ce niveau que nous allons construire l'Europe.

Je suis le rital qui expose surtout les raisons du coeur. Vous, vous avez un coeur qui batà l'unisson du plutonium. C'est ce qu'il faut dire à notre président Baron Crespo, qui déjà a dit que les Verts sont des phalangistes. Ils n'ont pas protesté. Ils sont contents, ils sont gentils, les Verts.

(Interruption: »Nous protestons, nous ne sommes pas des phalangistes )

Bien, merci! Vous voyez, si on s'entraide un petit peu, les protestations arrivent.

Ecoutez, parfois je souhaiteras qu'on soit socialiste dans les errements et dans les erreurs, comme le phalangistes l'ont été dans le leurs, car il faut: quand même un peu de rigueur et de coeur pour nourrir sa propre intelligence.

Donc, nous avons cette demande, Monsieur le Président du Conseil. Peut-on avoir une réponse, oui ou non? Vous ferez au Parlement cet honneur d'inscrire, de faire semblant d'inscrire à l'ordre du jour des Conseils del résolutions du Parlement. non, ne discutez pas, car il est évident que discuter de ceci, c'est mettre en cause la réalité nationale. Lorsque le plutonium capitaliste et de droite. Lorsque les droites libérales manquent aux travailleurs le droit même de vivre. Mais lorsque ce même plutonium devient de gauche, lorsque les sous-marins deviennent cocardiens, ils le sont avec arrogance alors que de l'autre côté parfois on montre un certai nombre de complexes de culpabilité.

Je vais bientôt en finir avec les détails. Je vais vous demander également, Monsieur le Président du Conseil, quelle est cette contradiction, dans votre annonce quasi baudelairienne, concernant l'Unio européenne. Vous nous avez dit que l'Union européenne se rapproche de nous chaque jour un peu plus. Puis, après les 19 autres pages de vostre discours, on entend, »l'Unio économique et monétaire à propos de laquelle nous allons peut-être faire un projet de nouveau traité, le nouveau traité sur l'unio économique er monétaire, pour bien démontrer que vous êtes d'une socialisme tout à fait moderne pas jacobin, mais hélas, lorsqu'il faudrait le démontrer, vous ne le démotrez pas... Nous disions dans le temps: politique d'abord. Politique, cela voulait dire les droits, le droit, cela voulait l'Etat, la force de la loi. Vous devez avoir la vieille illusion de la culture catholique et socialiste pour laquelle on doit en réalité, dans la société, organiser de nouveaux pouvoirs que l'Etat, ensuite, doit pouvoir faire

siens. Non, les peuples, nous les connaissons. Si on leur proposair une seule armée, ce serait l'armée du salut de la terre, car aujourd'hui les villes, qui les tuent. Alors nous voulons une armée, n'est-ce pas, les amis Verts,mais une armée différente. L'armée du salut de tout le monde, des villes et des autres choses. Vous ne voulez pas en entendre parler. Les traités le permettraient. La conversion des budgets de défence de la sécurité des territoires est une idée qu'on ne trouve même pas dans un roman de M. Atali, et c'est toutdire.

(Rires)

Je suis non-inscrit. J'ai pu parler, grâce aux autres amis non inscrits, fabuleusement longtemps, nous le raconterons à nos petits-fils. Nous avons parlé dans ce Parlement une fois dix minutes, 10 minutes 50, 51, 52, 53. Cela fera biantôt onze minutes. On est sorti pour une fois de notre logique de charcuterie, pour avoir un vrai moment de débat parlementaire.

Je dis oui à l'Union européenne, non aux pouvoirs que vous voulez nous déléguer de plus en plus, non »aux temps moderns des parlementaires que nous sommes, non également à l'égotisme, aujourd'hui français, mais pareil chez les autres, oui au courage de concevoir une organisation d'Etats-Unis d'Europe. Lorsque le six mois seront passés et que les nouveaux venus cesseront d'être forcément solidaires seulement de leur groupe, et qu'ils auront eux aussi, comme nous, acquis l'esprit du Parlement, nous reviendrons alors avec nos déciarations, nos résolutions pour les Etats-Unis d'Europe, qui sont nécessaires pour la logique de la Communauté et mille fois, mille fois, le président de la Commission nous l'a fait comprendre avec son intelligence, parfois aussi avec sa tolérance, chose qui vous manque le plus, Messieurs du Conseil.

(Applaudissements)

 
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