SOMMAIRE: En huit points les raisons pour voter la liste "Marco Pannella". "Nous sommes les seuls"... "à vouloir passer au système de vote américain"; les seuls antiprohibitionnistes déterminés et rigoureux sur la drogue"; "les seuls référendaires qui se soient mobilisés pour récolter des signatures sur les neuf référendums"; les seuls qui soient libres de défendre des réformes économiques et sociales, les seuls étrangers aux potentats économiques et privés"; "les seuls qui peuvent revendiquer une pleine continuité actuelle avec les grandes luttes pour les droits de l'homme et les droits civils"; les seuls en mesure d'affronter le problème du SIDA"; les seuls qui indiquent qui doit conduire à notre avis dans la prochaine législature le gouvernement des institutions et de l'alternative"; "les seuls qui peuvent disparaître du Parlement, si tu ne les votes pas".
---
Qui que tu soies, quel que soit ton passé, ton appartenance politique, quelles que soient tes idées et tes jugements jusqu'à présent, nous te prions de réfléchir sur chacun de ces points:
1) Nous sommes les seuls à vouloir passer au système de vote américain; une personne contre une personne; deux ou trois partis au maximum, tout le pouvoir à celui qui gouverne, tout le contrôle à l'opposition.
Il n'existe absolument aucune autre réforme qui puisse nous libérer de tous les partis actuels. Et sans cette réforme aucune autre ne sera réalisée. Tu dois t'en souvenir: nous sommes les seuls. Alors, soit tu votes pour, soit tu votes contre cette réforme, pour nous ou pour les autres.
2) Nous sommes les seuls à vouloir attaquer à la base la force de la criminalité mafiosa et politique, les seuls antiprohibitionnistes déterminés et rigoureux sur la drogue, pour arracher à la criminalité des dizaines de milliers de milliards et une armée désespérée de toxicomanes en expansion; pour libérer aussi la police et la magistrature de ce 70% de dossiers qui en paralysent les fonctions et qui les empêchent de s'occuper de l'ordre public et du fonctionnement de la justice.
3) Nous sommes les seuls "référendaires" qui se soient mobilisés pour récolter des signatures sur les neuf référendums, les seuls qui défendent les deux référendums pour l'abolition du financement public des partis et sur la loi sur la drogue; les seuls qui aient déjà prouvé qu'ils étaient capables d'agir et de gagner, de défendre, les référendums. "Le "Patto Segni" n'est qu'un parti de régime.
4) Nous sommes les seuls qui soient libres de défendre des réformes économiques et sociales étant étrangers aux potentats économiques publics et privés, du régime des partis, corporatifs, de l'assistance, étrangers au para-public pseudo-syndical; nous sommes les seuls, après trente ans d'exemples - politiques et personnels - à pouvoir garantir que les immenses sacrifices qui seront de toute façon demandés aux pauvres, aux humbles, aux travailleurs, aux retraités, aux chômeurs, à une si grande partie du peuple, serviront à la renaissance, au bien-être, à la justice. Nous sommes les seuls. Et qu'en est-il de La Malfa? Soyez sérieux.
5) Nous sommes les seuls qui peuvent revendiquer une pleine continuité avec les grandes luttes pour les droits de l'homme et les droits civils, le divorce, l'avortement, le vote à dix-huit ans, l'objection de conscience, la réforme du droit de famille, les premiers grands référendums contre l'énergie nucléaire et contre la chasse, pour une justice équitable et contre le port d'armes, pour Enzo Tortora (1) et les persécutés du "7 avril", contre les lois d'exception des partis de l'unité nationale, du Parti communiste à la Démocratie chrétienne (2), à la moitié des élus du Mouvement Social (3); les seuls qui aient défendu la vie d'Aldo Moro (4) contre ceux qui aujourd'hui - Cossiga (5) est le premier à le confesser - ont voulu l'éteindre. Pourquoi Occhetto (6) a-t-il refusé une alliance quelconque avec nous? Vous voulez le récompenser?
6) Nous sommes les seuls en mesure d'affronter le problème du SIDA et de la séropositivité comme un grand problème social urgent et de vie pour tous, avec la même décision avec laquelle nous avons mené ces autres batailles. Et Luigi Cerina, le leader italien de cette bataille est parmi nos chefs de liste à Rome, Turin et Milan.
7) Nous sommes les seuls qui indiquent celui que nous voulons voir à la tête du gouvernement des institutions et de l'alternative dans la prochaine législature: Marco Pannella.
A-t-il la force, l'histoire, la détermination - par rapport à n'importe qui d'autre - pour le faire? Pour faire "vert", "référendum", "alternative", anti-régime des partis", "honnêteté", "démocratie".
Et, enfin, nous sommes les seuls parmi les communistes, les démochrétiens, les socialistes, les verts, les républicains, les libéraux, les sociaux-démocrates, les démocrates de la gauche, les 'missini', qui disparaîtront du Parlement, de la vie officielle des institutions, des médias de masse, si tu ne les votes pas, si tu ne nous votes pas.
Il est en effet possible que nous justement, nous seuls, nous n'atteignions pas le quotient minimum de suffrages qui permet d'avoir des représentants au Parlement.
En 1976, le Parti Radical l'a dépassé de trois cents voix seulement, sans lesquels les quatre cents mille voix obtenues auraient été dispersées, annulées. Aujourd'hui, nous partons de zéro, en termes de pouvoir, de force institutionnelle, comme et plus qu'alors. Nous en sommes fiers. Nous n'avons aucun butin de parti: l'écologie de la politique, la biodégradabilité des organisations, sont pour nous des choses réalisées, et non des bavardages pour demain.
Nous t'en prions: réfléchis: le problème du Parti démocratique de la gauche, d'Occhetto, des Verts, de La Malfa, est-il d'avoir dix députés en plus ou en moins? Ou celui de savoir les utiliser? Et qui parmi eux, avec dix ou vingt députés en plus, veut ce que nous avons indiqué ci-avant aux points 1), 2), 3), 4), 5), 6). Relis-les. Répond. Et décide. En conscience. Et non par "appartenance", par tribu, par obéissance, par habitude, par conformisme, par résignation, par manque d'espérance et de volonté, par esprit de troupeau, en mouton plus qu'en tant que personne.
MAIS POURQUOI LES AUTRES DEVRAIENT SAVOIR FAIRE, A PRESENT, CE QU'ILS N'ONT JAMAIS SU FAIRE JUSQU'A HIER, OU DEVRAIENT-ILS MIEUX SAVOIR LE FAIRE QUE NOUS, A PRESENT QUE TOUT LE MONDE CRIE CONTRE CE "REGIME DES PARTIS" QU'ILS ONT FAIT GAGNER ENSEMBLE, CONTRE CETTE "CAPITALE CORROMPUE D'UNE NATION INFECTEE" QUE LES RADICAUX DENONÇAIENT DES 1955, AU NOM AUSSI DU FEDERALISME ET DU FEDERALISME EUROPEEN? ET A BOSSI AUSSI, SANS NOTRE EXPERIENCE, NOTRE FORCE UNIQUE ET EPROUVEE D'HONNETETE ET D'ALTERNATIVE, PAS PRESUMEE MAIS PROUVEE, A QUOI SERVIRAIENT UNE CENTAINE DE PARLEMENTAIRES, TOUT D'UN COUP?
EVITEZ, NOUS VOUS EN PRIONS, DE PASSER COMME DES MOUTONS, D'UNE PRAIRIE A L'AUTRE, EN RISQUANT DE REPETER VOS ERREURS D'HIER. CAR LES ELECTEURS AURONT EUX AUSSI LEUR PART DE RESPONSABILITE, N'EST-CE-PAS? NOUS FAISONS APPEL A TA RAISON, A TA LOYAUTE ET A TON HONNETETE INTELLECTUELLE. ET DANS BEAUCOUP DE CAS, A TA RECONNAISSANCE.
-----
N.d.T
1 - TORTORA ENZO. (Gênes 1928 - Milan 1988). Journaliste et célèbre présentateur de la télévision, arrêté et accusé de trafic de drogue. Elu au Parlement européen (1984) dans les listes radicales, il subit un procès dans lequel il fut condamné pour être ensuite acquitté en appel. Occasion et symbole de la principale campagne radicale pour la réforme de la justice.
2 - DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC). Parti italien d'inspiration chrétienne/catholique. Constitué sous ce nom dans l'après-guerre recueillant l'héritage du Parti Populaire, fondé dans le premier après-guerre par un prêtre sicilien, don Luigi Sturzo. Après les élections de 1948, dans le climat de la guerre froide, la DC devint le parti de majorité, s'approchant certaines fois de la majorité absolue. Composant central de tout gouvernement, la DC a détenu le pouvoir sans interruptions pendant un demi-siècle conditionnant fortement le développement de la société italienne. Aux élections de 1992, pour la première fois, elle est descendue sous la barre des 30% des suffrages. La DC a changé de nom en 1994, donnant naissance au PPI (Parti Populaire Italien) et au CCD (Centre Chrétien-démocrate).
3 - MOUVEMENT SOCIAL ITALIEN (MSI). Parti fondé en 1946 par quelques anciens fascistes, actifs surtout durant la République Sociale Italienne, qui s'opposa aux forces alliées et au gouvernement légitime en collaborant avec les allemands (1943-45). En 1972, le MSI absorba le Parti d'Union Monarchiste (PDIUM) et changea son nom en MSI-Droite Nationale. Secrétaires: Giorgio Almirante (1946-50 et ensuite à partir de 1969), A. De Marsanich (1950-1954), A. Michelini (1954-1969), Pino Rauti et Gianfranco Fini.
4 - MORO ALDO. (Maglie 1916 - Rome 1978). Homme politique italien. Secrétaire de la Démocratie chrétienne (1959-65), artisan de la politique de centre-gauche. Plusieurs fois ministre à partir de 1956. Président du Conseil (1963-68, 1974-76), à partir de 1976 président de la Démocratie chrétienne, il préconisa le rapprochement du Parti communiste italien (PCI) au gouvernement traçant l'hypothèse d'une soi-disant "troisième phase" (après celles du "centrisme" et du "centre-gauche") du système politique. Enlevé par les Brigades Rouges à Rome, le 16 mars 1978, il fut retrouvé mort le 9 mai de la même année.
5 - COSSIGA FRANCESCO. (Sassari 1928). Président de la République Italienne à partir de 1985, il a démissionné le 28 avril 1992. Député à partir de 1958, il a été successivement sous-secrétaire (1966) et Ministre (1974). Ministre de l'Intérieur (1976-78) à l'époque de l'enlèvement d'Aldo Moro, il démissionna lorsqu'on découvrit le corps de l'homme d'état assassiné. Chef du Gouvernement (1979-80). Comme Président de la République, dans la seconde partie de son mandat, il s'est engagé directement pour la changement de la Constitution italienne, s'abandonnant à de féroces polémiques avec la plupart des représentants politiques et dépassant les limites établies par le système constitutionnel. C'est pour ces raisons que Marco Pannella a porté plainte contre lui, en août 1991, pour le crime d'attentat à la Constitution.
6 - OCCHETTO ACHILLE. (Turin 1936). Homme politique, italien. Premier représentant de la gauche fidèle à Ingrao, passé ensuite au centre de Berlinguer, devenu secrétaire du Parti communiste italien (PCI) en 1988 succédant à Alessandro Natta. Après avoir lancé l'idée d'une grande "Constituante" de la gauche ouverte à toutes les forces réformatrices, il s'est ensuite replié uniquement sur le changement de nom du parti ("Parti Démocratique de la Gauche").