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Il Partito Nuovo - 30 marzo 1992
Légalité ou autoritarisme?

SOMMAIRE: Echec et destruction dans la "guerre contre la drogue" aux Etats-Unis. La situation en Europe. Le projet du Parti radical: créer un mouvement transnational pour une réforme qui remplace l'autoritarisme par la légalité dans la politique en matière de drogue.

(LE PARTI NOUVEAU - N. 6 - MARS 1992)

En février '92, dans sa conférence de San Antonio, George Bush a voulu relancer la "guerre contre la drogue" ou plutôt contre la cocaïne. Il n'y a pas réussi. Depuis la résolution prise en juillet 1989, les trois premières années de "guerre" se sont soldées par un constat d'échec: la consommation intérieure s'est stabilisée et même, d'après le dernier rapport gouvernemental, elle aurait connu une augmentation (alors que l'objectif était de réduire de 50 % la consommation avant la fin de 1991); la production mondiale de cocaïne a doublé et s'élèverait à 900 tonnes d'après les estimations de la Maison Blanche (la Commission de la CEE parle même de 1.100 tonnes); enfin, le "cartel colombien" de Cali a introduit en Amérique centrale la culture du pavot (seul programme de reconversion agricole qui ait réussi jusqu'à présent, mais contraire à ce qui avait été promis).

En Europe, la situation est à l'avenant. L'échec est total sur le plan des consommateurs: augmentation généralisée de la consommation d'héroïne et de cocaïne; extension du sida parmi et au départ des toxicomanes; augmentation des morts par surdose (la Bavière, qui est peut-être la région d'Europe où les contrôles sont les plus sévères, a enregistré en 1991 une augmentation de la mortalité de 76 % par rapport à l'année précédente). L'échec est aussi cinglant en ce qui concerne la criminalité: les saisies demeurent très nombreuses en valeur absolue et très faibles en pourcentage (le dernier rapport de la police allemande confirme une estimation de 5 à 10 % de quantité de stupéfiants saisie par rapport à celle en circulation). Malgré cela, la stratégie de l'ONU, des USA et de toutes les organisations internationales n'a pas connu le moindre changement. Un exemple parmi d'autres: dans son dernier rapport sur le trafic de drogue, l'ONU elle-même a dû reconnaître que les Pays-Bas sont le seul pays d'Europe où la m

ortalité diminue et où la situation sanitaire est sous contrôle. Et pourtant, elle adresse dans le même rapport un sévère rappel à l'ordre au gouvernement hollandais pour ne pas avoir parfaitement respecté la Convention de Vienne et lui demande de s'y conformer rapidement. De nombreux gouvernements de la Communauté européenne dressent un même jugement et menacent même de ne pas poursuivre le processus d'intégration -qui prévoit la suppression des frontières à l'intérieur des Douze- si les Pays-Bas continuent encore à tolérer la vente de haschisch et de marijuana dans les coffee shops.

La raison en est simple: le système prohibitionniste et la "guerre contre la drogue", nécessaire à son application, fonctionnent indépendamment des résultats obtenus. Le système est efficace parce qu'il crée des ressources: des budgets importants, une bureaucratie, du prestige, de la popularité, des voix et -chose très importante- un appareil de répression toujours plus lourd et sophistiqué, qui peut être détourné facilement pour servir l'autorité. Les défaites stratégiques alimentent des investissements croissants dans tous ces secteurs et, paradoxalement, ce sont précisément les échecs du prohibitionnisme qui en confirment le rôle politique.

Ce n'est donc pas un déterminisme politique qui génèrera une alternative au système prohibitionniste. Il faut une pression constante, à la fois politique, scientifique, culturelle et informative. Aujourd'hui, le Parti radical est la seule force politique au monde à avoir compris que la politique en matière de drogue est devenue un des terrains de rencontres décisifs entre des conceptions de l'Etat qui s'opposent. Il y a celles qui privilégient la laïcité et celles qui privilégient le moralisme, les droits de l'individu ou la bureaucratie, les libertés civiles ou l'essor criminel, la légalité ou l'autoritarisme, un rapport paritaire entre les Etats ou le colonialisme sous toutes ses formes. C'est pourquoi, puisque les enjeux sont la démocratie et les libertés, le PR demande la collaboration de femmes et d'hommes, de partis nationaux, d'organisations et de personnalités scientifiques et culturelles, afin que se développe une campagne de la vérité. C'est pour cela que le Parti radical va amplifier sa collabora

tion avec la Ligue internationale antiprohibitionniste, dans le but de construire d'urgence un mouvement qui dispose d'une grande capacité de combattre pour la réforme de la politique en matière de drogue. C'est un mouvement transnational pour le droit, les libertés et la démocratie.

 
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