NOTE: la comptabilité et les bilans du Parti Radical sont rédigés en Lires italiennes. A titre purement indicatif et sans vouloir constituer de précédents, la valeur est exprimée en dollars. Le taux de change adopté est le taux moyen 1991 (1000 Lires= 0,806 $)
L'INFORMATION CONSTANTE SUR LE COURS ECONOMIQUE DU PARTI.
Durant ces trois années qui nous séparent du XXXVè Congrès, la norme statutaire de l'échéance annuelle du Congrès a été suspendue, mais nous n'avons jamais cessé cependant, la pratique d'une constante information sur le cours économique et financier du parti: dans les réunions du Conseil Fédéral, comme à l'occasion des Congrès italiens, la documentation produite et fournie sur cette matière a été exhaustive et ponctuelle.
Même dans un régime d'"extraordinaire statutaire" - comme celui de ces dernières années - ce caractère distinctif du Parti, qui a contribué et contribue de marquer encore la diversité par rapport à tous les autres Partis, a été, donc, assuré.
Pour nous, la connaissance de la réalité économique et financière est une condition préjudicielle, nécessaire pour la définition et le choix de tout projet politique.
L'APPROBATION, A ZAGREB, DU BILAN RELATIF A LA PERIODE
1/1/1990 - 3O SEPTEMBRE 1991.
Au cours de la dernière réunion du Conseil Fédéral, à Zagreb, le bilan du Parti, relatif à la période 1er Janvier 1990 - 30 Septembre 1991, a été approuvé. Le bilan de la période précédente - du mois d'Avril 1989 (Congrès de Budapest) à la fin de cette même année - avait été approuvé par le Conseil Fédéral, en Janvier 1990, à l'occasion de l'adoption des "pleins-pouvoirs du congrès" de la part du Premier Secrétaire, du Trésorier et des Présidents du Parti et du Conseil Fédéral.
LA DOCUMENTATION PRESENTEE AU CONGRES.
Aujourd'hui, à ce Congrès, outre les intégrations des données qui complètent le bilan de l'exercice 1991, une série de textes sont présentés, qui permettent d'analyser le cours économique du Parti pour l'ensemble des années 1990-91 et, pour certaines rubriques plus significatives, la dépense relative au premier semestre 1992.
Sont également à votre disposition, les relations présentées au cours de 1991 (au Conseil Fédéral, en Septembre, à Rome et en Novembre, à Zagreb). Ces deux relations, avec la relation présentée au Congrès italien en Février 1991, fournissent un tableau complet de la situation économique du Parti, et donnent la possibilité d'évaluer le rapport entre le projet politique et la capacité de dépense, à notre disposition, au cours de cette année.
LES PHASES ESSENTIELLES DES DEUX DERNIERES ANNEES.
LE REDRESSEMENT DU BILAN.
Toutes les phases essentielles des deux dernières années sont décrites dans l'ensemble de ces relations, de ces "rapports".
La première phase est la phase du redressement du bilan du Parti au cours de 1990, qui a été obtenu en vertu et grâce à la suspension de toute activité, à la mise à zéro de la structure et à la résolution positive de la crise économique du "Centre de production", résolution qui a assuré la solvabilité de cette société, propriétaire de "Radio Radicale", débitrice de sommes importantes envers le Parti.
Par ces mesures, nous avons réalisé l'objectif d'équilibrer le bilan qui présentait fin-1989, un déficit d'environ trois milliards.
L'INDICIBLE CONTINGENCE ECONOMIQUE ET FINANCIERE DEBUT-1991
La seconde phase commence à partir de ces résultats, début-1991: l'extraordinaire - et indicible, disait-on alors - contingence économique et financière, qui, après avoir libéré le Parti de l'épée de Damoclès de la banqueroute, mettait à sa disposition , presque 7 milliards (5.600.000 dollars) à employer directement dans l'initiative et dans l'activité politique et pour les dépenses de structure et des services.
La prévision de la dépense pour 1991 était - dans l'ensemble - légèrement inférieure à 7 milliards et demi (6 millions de dollars).
Pour les "dépenses de structures" - le Congrès, deux réunions de Conseil Fédéral et un Congrès italien - on prévoyait au total 1.300.000.000 lires (1.050.000 dollars).
Pour l'activité et l'initiative politique dans les Pays autres que l'Italie - qui comprenaient également les dépenses pour le fonctionnement des sièges de Budapest, Moscou et Prague - la prévision était de 650.000.000 lires (525.000 dollars). Pour l'initiative politique en Italie, 200.000.000 lires (160.000 Dollars).
Pour les services, le fonctionnement du siège de Rome, pour les collaborations, ainsi que pour le Centre télématique du Parti, "Agora", il était prévu une dépense totale de 2 milliards de lires (1.600.000 dollars).
Le "Centre d'Ecoute sur l'Information Radiotélévisée" - qui assure en Italie le service de contrôle sur l'information politique diffusée par les chaînes radiotélévisées publiques et privées - comportait enfin, une dépense d'environ 250 millions de lires (200.000 dollars), entièrement couverte par les entrées provenant de la vente de ses propres services.
LES RESSOURCES ECONOMIQUES DISPONIBLES POUR LE "PROJET POLITIQUE".
On destinait à la réalisation du "projet politique" 3 milliards de lires (2.400.000 dollars) pour la publication du journal "Le Parti Nouveau" (l'analyse détaillée de la prévision de cette dépense est reportée dans la relation jointe au bilan présenté au Conseil Fédéral en Septembre 1991).
Quinze mois après Février 1991, à savoir, depuis que le "projet" et ce devis préventif furent illustrés aux inscrits et - sous une forme plus détaillée - à tous les membres du Conseil Fédéral, toutes les phases prévues alors, ont été réalisées.
Mais il a fallu 14 mois au lieu de 10, qui, s'ils n'ont pas suffi à fournir tous les éléments nécessaires pour une évaluation achevée du résultat politique, fournissent cependant une précise et concluante démonstration de l'importance des dépenses soutenues pour faire face à cet engagement et, avec préoccupation, des dépenses à soutenir pour sa continuation.
Le retard dans la réalisation du projet, amplement illustré et motivé dans les relations présentées au Conseil Fédéral de l'année dernière, doit-être surtout attribué à la difficulté technique et d'organisation pour la réalisation du journal. L'expédition du 1er numéro du "Parti Nouveau" a été complétée au mois de Septembre au lieu de Mars, comme prévu.
Par conséquent, ce n'est qu'à partir de Novembre que nous avons pu effectuer la première évaluation des réponses.
Aujourd'hui, après les quatre premiers mois de 1992, avec ce Congrès, le programme présenté en Février 1991 peut-être considéré complet.
LES DEPENSES DE BILAN.
Au bilan, les prévisions des dépenses pour la réalisation du journal se confirment.
Six numéros du journal ont étés réalisés, complétés par trois numéros extraordinaires de "Lettre Radicale" et d'une Lettre à l'occasion de l'ajournement du 5ème numéro. Ces lettres concernaient les destinataires du journal. La dépense totale soutenue était de 2.800.000.000 lires (2.250.000 dollars), au lieu des 3 milliards de lires (2.400.000 dollars) prévus.
Avec le déroulement du IVè Congrès italien, de deux sessions du Conseil Fédéral et de ce Congrès, la dépense prévue pour la structure, ainsi que pour les activités en Italie et dans les autres Pays, est confirmée.
Les variations les plus significatives sont à attribuer à l'augmentation des coûts soutenus pour le fonctionnement du Parti et les services, due à la prorogation de quatre mois de la période prévue pour la réalisation du programme. Cette augmentation - une fois déduites les dépenses fixes attribuables à la réalisation du projet pour cette même période - se monte à environ 700 millions de lires (560.000 dollars).
Nous avons dû aussi faire face à une dépense impossible à prévoir, au début de l'année, due à l'initiative du Parti pour la "campagne référendaire": la promotion et la collecte de 1.800.000 signatures, en Italie, pour deux referendum abrogatifs, l'un pour la loi qui prévoit le financement public aux partis politiques et l'autre, des normes de la loi de "style" prohibitionniste en matière de drogue et sur la proposition de loi d'initiative populaire pour l'introduction du système uninominal, et la collecte de 2.500.000 signatures sur les sept autres referendum (trois sur les lois électorales, trois contre l'assistance de l'Etat et l'occupation de la société de la part des partis, un en matière d'environnement).
Cette initiative a comporté une dépense de 800 millions de lires (644.000 dollars). De cette dépense, 200 millions (160.000 dollars) ont été compensés par les contributions versées aux "tables" de collecte de signatures. Il n'a pas été possible par contre, d'obtenir de la part des autres comités promoteurs, le remboursement de 300 millions de lires (240.000 dollars), convenu au départ. La dépense qui résulte donc à la charge du Parti a été ainsi d'environ 600 millions de lires (480.000 dollars).
Dans ce compte-rendu économique et financier il faut prendre également en considération les mouvements relatifs aux immobilisations. Il s'agit d'une "rubrique" qui peut déterminer, dans le cadre général des ressources, comme c'est le cas, l'augmentation de la valeur patrimoniale, mais en termes économiques et financiers, elle comporte une dépense et une réduction des disponibilités.
La dépense à tel titre se monte à environ un milliard de lires (800.000 dollars), et elle a été soutenue pour le parachèvement du siège de Rome, pour pouvoir utiliser les locaux du second étage du même immeuble et les doter des équipements nécessaires. Ces nouveaux locaux - destinés surtout à "Agorà" et au "bureau d'inscription" - se sont révélés par la suite essentiels pour la réalisation du "projet", en particulier pour le parachèvement de la banque de données relative à la gestion des adresses et de la correspondance avec les inscrits et les destinataires du journal.
Dans cette dépense est incluse l'acquisition des équipements pour le tournage et la diffusion télévisée et radiophonique directement du siège du Parti.
LES ENTREES
L'aspect le plus préoccupant c'est celui des entrées, qui, au cours de 1991, se sont réduites d'environ 1.100.000.000 de lires (890.000 dollars) par rapport à ce qui était prévu: 800 millions (640.000 dollars) relatifs à l'autofinancement de cette même année et 300 millions (240.000 dollars) relatifs aux survenances actives de l'exercice précédent, non-encaissées.
LA REDUCTION DES RESSOURCES DISPONIBLES
C'est pourquoi, au total, les ressources économiques et financières de l'année 1991 se sont réduites des 7 milliards (5.650.000 dollars) prévus, à 5.950.000.000 (4.800.000 dollars).
LA PRESQUE TOTALITE DES RESSOURCES PREVUES POUR 1992 A DEJA ETE UTILISEE.
Au cours des seize mois pris en considération dans le compte-rendu, on a dû faire face à une dépense totale qui se monte à 9.300.000.000 lires (7.500.000 dollars), et qui utilise, pour la différence, une grande partie des ressources prévues pour 1992.
POUR 1992, L'APPORT DU FINANCEMENT PUBLIC DESCEND A ZERO.
LA DISPONIBILITE ECONOMIQUE DU PARTI.
Avec le renouvellement du Parlement italien et la sortie du Parti des institutions, ces ressources financières font défaut, qui en Italie, sont allouées aux forces politiques représentées. Si le quota du financement alloué directement au Parti (2.850.000.000 lires - 2.300.000 dollars) fera défaut à partir de 1993, au mois d'Avril de cette année déjà, nous ne pourrons plus compter non plus sur les cotisations des indemnités que les élus versent au Parti et qui se montent seulement pour les quatre premiers mois, à un peu plus de 300 millions (240.000 dollars).
Si l'on considère également les entrées dérivant de la vente des services du "Centre d'Ecoute sur l'Information Radiotélévisée" et d'Agorà, les entrées qui proviennent du secteur radiotélévisé et l'apport de l'autofinancement des quatre premiers mois, les entrées sur lesquelles le Parti peut compter en 1992, se montent au total à 4.650.000.000 lires (3.750.000 dollars). Le total des ressources financières disponibles pour toute la période Janvier 1991 - Avril 1882 se monte par conséquent à 10.600.000.000 lires (8.550.000 dollars).
UN SOLDE ECONOMIQUE ACTIF DE 800 MILLIONS DE LIRES SEULEMENT (650.000 DOLLARS).
Une fois déduites les dépenses de cette période (9.300.000.000 Lires - 7.500.000 dollars) et compte-tenu du déficit de 500 millions de lires (400.000 dollars) au 31.12.90, le solde économique et financier au 30 Avril donne un actif de 800 millions de lires seulement (650.000 dollars).
Il s'agit d'une somme qui, même si l'on ne tient pas compte de la somme qui sera disponible au cours des huit prochains mois pour l'autofinancement, est à peine suffisante pour procéder à la liquidation des activités en cours.
Le compte-rendu n'a pas pris jusqu'ici en considération la valeur des biens immobiliers, à savoir, du siège et des ses équipements techniques, qui sont inscrits dans les bilans du Parti et de la société propriétaire de l'immeuble pour une somme de 4.600.000.000 lires (3.700.000 dollars), sur lesquels il reste encore des traites pour le prêt de 680 millions (550.000 dollars). La valeur de marché, même si elle est difficile à déterminer, peut-être cependant évaluée à plus du double au moins.
La situation, même si à cause des disponibilités financières elle présente des analogies avec celle de 1989, cependant, compte-tenu des sommes patrimoniales, ne comporte pas les risques d'une banqueroute auquels nous devions alors faire face, et qui étaient aggravés par les risques dûs à la dramatique situation de Radio Radicale.
L'existence d'un actif patrimonial ne doit pas cependant nous induire en erreur ni créer de simplistes illusions, si l'on tient compte - comme il est nécessaire) qu'il s'agit de biens (le siège, les équipements) qui sont fonctionnels et essentiels au déroulement de l'activité du Parti.
Même le recours aux banques pour obtenir des crédits garantis par le patrimoine, n'est possible que dans l'éventualité de devoir financer des projets et initiatives desquels les coûts sont certains, mais aussi les temps et les montants des "retours".
Autrement, le risque est très élevé, surtout celui de lancer un processus incontrôlé et incontrôlable, de liquidation forcée du patrimoine.
Le problème est donc d'assurer au Parti, par le succès du "projet politique", la concrète possibilité de trouver les moyens financiers indispensables à son existence.
Les besoins économiques et financiers sont facilement déterminables. Chaque mois, les ressources générales nécessaires pour assurer l'activité du Parti tel qu'il est structuré aujourd'hui pour la réalisation du projet, au siège de Rome comme dans les autres Pays, se montent à 250 millions de lires (200.000 dollars). Chaque numéro du journal "Le Parti Nouveau" coûte en moyenne aux alentours de 300 millions de lires (240.000 dollars). L'expédition d'une seule "Lettre Radicale" à ces mêmes destinataires du journal, coûte environ 85 millions de lires (70.000 dollars). Une réunion du Conseil Fédéral, considérée l'augmentation des coûts déterminée par la croissance du nombre de membres, coûte environ 300 millions de lires (240.000 dollars) tandis que le coût pour un Congrès peut varier de 700 millions de lires (560.000 dollars) à 1.500.000.000 lires (1.200.000 dollars), selon le lieu et le nombre de participants.
Un programme, même réduit, des activités jusqu'à la fin de l'année ne peut donc prévoir une disponibilité financière, dans l'ensemble, inférieure à 4 milliards de lires (3.200.000 dollars), et compte-tenu des ressources aujourd'hui disponibles, les sommes nécessaires à trouver se montent à 3.200.000.000 lires (2.600.000 dollars).