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Il Partito Nuovo - 31 maggio 1992
La résistance nonviolente à l'Europe de la honte

SOMMAIRE: Nous présentons une "chronique" des actions qui, en ayant recours quelquefois aux moyens de l'action directe nonviolente, ont eu lieu au cours des derniers mois pour amener la Communauté internationale à intervenir par rapport à la situation dramatique de l'ex-Yougoslavie. L'irresponsabilité, la faiblesse voire la lâcheté, les divergences d'intérêts et l'absence d'institutions appropriées ont contribué à amener la tragédie en cours.

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Déjà en 1979, alors que les gouvernements occidentaux exaltaient le "non alignement" et "l'indépendance nationale" yougoslave, nous demandions, même devant le Parlement européen, à ce que le problème yougoslave fut considéré problème de la Communauté européenne. Nous voulions une Yougoslavie dans l'Europe, dans une Europe politique. Il faut une Europe politiquement intégrée, connaissant des institutions démocratiques supranationales et où les instances sociales et économiques des secteurs et des régions les plus faibles peuvent se faire entendre à un niveau parlementaire et législatif. Une telle Europe pourra seule garantir à l'Europe centrale et de l'Est un avenir où s'affirment la dialectique et la tolérance entre des intérêts opposés.

Au cours des derniers mois, nous avons agi en recourant quelquefois à l'action directe nonviolente. Au moment où nous écrivons ces lignes, le 24 mai '92, Marco Pannella en est à sa troisième semaine de jeûne contre les massacres de Bosnie Herzégovine perpétrés, une fois de plus, devant l'irresponsabilité des institutions internationales.

(LE PARTI NOUVEAU - N. 7 - MAI 1992)

Le 26 juin 1991, après avoir appris que l'armée fédérale yougoslave avait attaqué la République slovène, le Parti radical et Marco Pannella ont pris position "pour la reconnaissance des souverainetés nationales de la Croatie, de la Slovénie, de la Macédoine et pour la défense des droits politiques, démocratiques et humains du peuple albanais du Kossovo". Au cours de la première session du Conseil fédéral qui a eu lieu à Rome du 19 au 22 septembre, Zdravko Tomac, vice-président du gouvernement croate, s'inscrit au PR, ainsi que d'autres personnalités slovènes et du Kossovo. Marco Pannella annonce une action nonviolente de jeûne qui durera jusqu'au 3 novembre.

Sur base de la motion du Conseil fédéral, les parlementaires inscrits au PR ont présenté dans les semaines qui ont suivi des textes analogues aux parlements européens et italiens.

A Zagreb, du 31 octobre au 3 novembre, les travaux de la deuxième session du Conseil fédéral -interrompus à plusieurs reprises par des alertes aériennes- se sont déroulés en présence et avec l'intervention de nombreux membres du gouvernement croate (entre-autres, Franjo Greguric, président du Conseil croate, s'est inscrit au PR) et avec la participation de Carlo Ripa di Meana, commissaire CEE, de Meiread Corrighan, prix Nobel de la paix, de Iliaz Ramajli, président en exil du parlement du Kossovo (inscrit lui aussi au Parti) et de 60 parlementaires inscrits venus de 10 pays différents. Pour la motion, de nombreuses initiatives ont été discutées en faveur de la reconnaissance internationale et pour le respect des droits de l'Homme de toutes les minorités en ex-Yougoslavie.

Du 8 au 15 novembre, le PR organisait des manifestations devant les ambassades de l'ex-Yougoslavie à Bruxelles, à Budapest, à Madrid, à Moscou, à Prague et à Rome, pour demander la reconnaissance de l'indépendance des Républiques et un appel était lancé aux ambassadeurs pour qu'ils se retirent.

En apprenant la chute de Vukovar après un siège de trois mois, Pannella reprenait son jeûne. Certains députés russes, tchécoslovaques et croates se sont unis à cette initiative nonviolente.

Les 9 et 10 décembre, à l'occasion du "sommet européen", des centaines de militants radicaux et de citoyens croates manifestent à Maastricht et Strasbourg pour la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie, ainsi que pour l'admission à La Haye des représentants légitimes du Kossovo et pour que les ambassadeurs quittent Belgrade.

Le 22 décembre, plus de cent députés du Parlement italien signent un appel soutenu par le PR pour la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie, ainsi que pour l'engagement à ne pas reconnaître la République serbe tant qu'elle ne fournira pas des garanties convenables pour les droits des minorités.

Au même moment à Strasbourg, Marco Pannella tient une conférence de presse où il explique les raisons qui le poussent à entreprendre "une action directe nonviolente au nom de la démocratie, de la paix, de la liberté, avec les défenseurs croates d'Osijek", la ville de Slavonie assiégée depuis des mois. A cette conférence assistait le dirigeant du Kossovo, Adem Demaqi, à qui fut remis le "prix Sakharov", sur une proposition des parlementaires européens inscrits au PR. Participent à cette action, en plus de Pannella, les parlementaires radicaux Roberto Cicciomessere, Lorenzo Strik Lievers et Alessandro Tessari, de même que les militants Lucio Bertè, Olivier Dupuis, Renato Fiorelli, Sandro Ottoni et Josip Pinezic. Dans la nuit du Nouvel An, les radicaux, sans arme, s'unissent aux forces de défense croates en trois points du front.

Du 9 au 12 janvier 1992 a lieu à Rome le IVe Congrès des radicaux italiens. Durant ces travaux, sept militaires de l'armée fédérale détenus en Croatie, s'inscrivent au PR.

Au cours de la première session du XXXVIe Congrès du PR, à Rome, une position commune se dégage à partir des dizaines d'interventions de personnalités politiques de Macédoine, de Voïvodine, du Kossovo, de la Serbie et de la Croatie. Elle est focalisée dans la motion présentée par Zdravko Tomac qui adresse un nouvel un appel à la Communauté internationale hautement responsable. Des centaines de signatures sont recueillies de la part de membres et de personnalités en faveur d'une initiative auprès de la Communauté européenne pour la libération des prisonniers de guerre en Serbie et en Croatie.

Au même moment, la situation se précipite en Bosnie Herzégovine et Sarajevo est en proie à la destruction. le président bosniaque Izetbegovic est arrêté par les fédéraux. Le Congrès annonce une marche nonviolente en direction du siège du gouvernement italien afin de solliciter des mesures immédiates par l'Italie et l'Europe. Dans la nuit du 3 mai, le Président du Conseil Andreotti reçoit Tomac, Pannella et une délégation du Congrès.

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"Face aux actions de force du pouvoir militaire et antidémocratique qui dominent et rayonnent depuis Belgrade, le comportement criminel de l'Italie et de la Communauté européenne ainsi que des forces pacifistes gouvernementales et de la gauche italienne doit être condamnée et une alternative réelle trouvée. Il faut que la vie du droit et le droit à la vie s'affirment et qu'ils soient défendus dès maintenant! C'est pourquoi je commence dès demain un jeûne en plus d'autres actions politiques et parlementaires".

Par cette déclaration diffusée le 6 mai '92, Marco Pannella annonçait une action nonviolente de jeûne à laquelle allaient s'associer, dans les jours qui suivirent, 2.000 militants et deux députés au Parlement croate: Ivan Bacic et Josip Valincic, de l'Union démocratique croate (HDZ), tous deux membres du Parti radical.

 
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