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Stanzani Sergio - 4 settembre 1992
INTRODUCTION DU PREMIER SECRETAIRE SERGIO STANZANI AU SEMINAIRE DU PR DE SABAUDIA (4-8 SEPTEMBRE 1992)

SOMMAIRE: La raison du Séminaire de Sabaudia est de vérifier l'existence de conditions qui puissent permettre la poursuite des activités du Parti. Pour donner une réponse à cette question, Stanzani analyse les initiatives du PR, les difficultés qu'il a rencontrées et l'influence que peut avoir la situation italienne sur l'existence du Parti. Il termine en affirmant que la condition essentielle pour pouvoir poursuivre dans la tentative de construire le parti transnational est l'inscription de 50.000 personnes, dont quarante mille en Italie.

(SEMINAIRE DU PARTI RADICAL - SABAUDIA - 4-8 SEPTEMBRE 1992)

INTRODUCTION

Je vous remercie pour votre présence et votre participation à ce séminaire. Participation difficile et fatigante: cinq jours de travail, avec des horaires massacrants.

- Le séminaire est une forme de rencontre qui entre dans la tradition radicale, comme la durée et les horaires de travail.

Il s'agit d'un lieu d'analyses et d'évaluations qui est d'ordre et de caractère spécifique ou général - selon les fois - un lieu de réflexion commune, libre du poids de la décision et dans laquelle l'apport de chacun - surtout de ceux qui sont le moins proche de la quotidienneté de la vie du Parti - peut-être de grand secours pour trouver les choix et les solutions possibles et les plus opportunes et faciliter ainsi la tâche de ceux qui, par la suite, doivent assumer la responsabilité de la décision.

Un lieu où, ce que vous pourrez dire est beaucoup plus important, plus essentiel que ce que nous pourrions vous dire, nous-mêmes.

En ce lieu, donc, il n'y a pas de place pour une relation, mais plus simplement, pour une introduction qui fixe des termes et fournisse des éléments pour la réflexion commune.

Je procèderais donc en conséquence, sur la base d'une série de notes que je commenterai au fur et à mesure.

Certains aspects de ce que je vais vous exposer sont repris et traités en de brèves notes, préparées par des camarades qui travaillent au parti - à votre disposition auprès du secrétariat du séminaire.

LE THEME DE CE SEMINAIRE

Nous avons toujours organisé des séminaires à l'occasion de moments ou de circonstances particulières, d'ordre spécifique ou général.

Le thème de ce séminaire est d'ordre général - la situation du parti et la possibilité d'en garantir l'existence et la poursuite des activités - mais avec une signification spécifique qui en explique et justifie la limite "italienne" que nous nous sommes fixée en ce qui concerne les invitations à la participation: l'incidence - essentielle- sur l'existence et la poursuite de l'activité du Parti, de la situation italienne, de l'écoute et de la participation des italiens à la vie radicale, de tous ceux qui sont inscrits au parti mais, surtout, de ceux qui ne le sont pas et qui peuvent et qui devraient l'être.

L'ordre du jour du séminaire devrait, par conséquent, s'articuler sur trois points:

* qu'est-ce que le Parti radical a étè en mesure de faire et de produire;

* quelles sont les difficultés qu'il rencontre, pour quelles raisons?

* comment la situation italienne, les inscrits, la classe politique, les risques et les intérêts qui grèvent sur ce Pays, inter-agissent et peuvent influencer l'existence du Parti radical?

LE PARTI RADICAL

Au cours de la dernière période - depuis le Congrès de Budapest - nous avons l'habitude de dire ou d'écrire "Parti transnational transpartite". J'ai choisi de revenir parler du parti en tant que "Parti radical" tout court, sans les deux adjectifs.

Je pense en effet que le choix de nous constituer en force politique transnationale et transpartite - délibéré en 1988 par le Congrès de Bologne et solennellement confirmé avec force l'année suivante au Congrès de Budapest - est un caractère et une particularité, une qualité désormais acquise par le Parti, qui n'ont plus besoin d'être rappelés. Le faire, maintenant, me paraît répondre davantage à des limites qu'à un enrichissement.

Le Parti radical est tel pour ce qu'il est; pour ce qu'il arrive à être, riche de son histoire, qui a su, dans la continuité, dans le respect de ses propres valeurs, produire et réaliser cette profonde réforme de lui-même, considérée nécessaire précisément pour maintenir et garantir au parti, face aux changement des évènements et aux exigences de la politique, sa particularité et sa spécificité.

Il s'est agit d'un processus difficile, bien davantage que ce que l'on avait prévu et sur lequel nous nous sommes penchés en maintes occasions au cours de ces cinq dernières années, et récemment dans les relations prèsentées à la première Session du Congrès du Parti qui a eu lieu à Rome du 30 Avril au 3 Mai dernier. Je renvoie toute considération ultérieure à ce sujet ainsi que le tableau de la situation actuelle du Parti - situation qui, fondamentalement, n'a pas changé - à ces relations, qui sont à votre disposition.

Evidemment, il aurait été préférable de vous faire parvenir à tous, suffisamment à l'avance, toute la documentation nécessaire pour une meilleure et plus rapide compréhension.

Nous avons eu des difficultés, les mêmes qui depuis toujours dans la vie du PR ont gêné les activités et les initiatives. Nous avons rencontré trop d'incertitudes et d'inconnues, trop d'urgences, trop de distances et de temps longs qui ne facilitent guère l'utilisation des ressources et des disponibilités sur lesquelles nous pouvons compter et qui sont, nous ne le savons que trop, limitées et réduites.

LE PROJET POLITIQUE

C'est en 1991 que le PR peut s'engager avec une priorité effective dans la réalisation du projet du "Parti Nouveau". Projet exposé et illustré en février 1991, au IIIe Congrès italien du parti.

Comme chacun sait, il s'agit d'une tentative d'établir avant tout avec les classes politiques des Pays européens, dans l'hypothèse qu'une force politique transnationale ne peut certes pas compter uniquement sur l'apport italien et sur ses énergies et la force dont le parti dispose actuellement. Energie et force, renouvellées en grande partie, et qui sont ici réunies.

Le choix du moyen pour réaliser l'objectif du projet ne pouvait que tomber sur la chose écrite. C'est ainsi qu'est né un journal, "Le Parti Nouveau".

LE JOURNAL "LE PARTI NOUVEAU"

Le premier numéro de ce journal - 12 pages, soit environ 70 pages dactylographiées du texte italien - est réalisé au mois de mai 1991. Il est traduit et imprimé en 14 autres langues: albanais, tchèque, croate, esperanto, français, anglais, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, espagnol, allemand, hongrois. Il est expédié vers 300 sièges de destination, à 250.000 adresses - dont plus de 40.000 parlementaires, fédéraux, nationaux et régionaux - résidant dans plus de 100 pays de 4 continents.

Jusqu'à la première session du Congrès - tenue à Rome du 30 avril au 3 mai 1992 - 6 numéros ont paru. Entre le 4ème (16 pages) et le 5ème numéro (24 pages), une lettre personnalisée est expédiée aux parlementaires. Avant le Congrès, 3 numéros extraordinaires de "Lettre Radicale" sont envoyés, à plus de 70.000 destinataires, en 11 langues. Ces numéros viennent s'ajouter aux 11 autres produits en 1991 (traduits en 9 langues) et envoyés à environ 25.000 personnes.

Les traductions, la mise en page et l'impression du journal ont été effectuées à Rome, à l'exclusion d'environ 100.000 exemplaires imprimés à Moscou. L'expédition du journal a été programmée à Rome, avec le concours des sièges de Bruxelles, Budapest, Moscou, Prague et Zagreb.

Après le Congrès, au mois de juin 1992, un septième numéro a été réalisé: on a éliminé les 100.000 destinataires russes non parlementaires; les exemplaires du journal ont été expédiés depuis l'Angleterre vers 107 pays. Dans ce septième numéro on a introduit un questionnaire - ainsi que deux appels, l'un pour la libération de plusieurs opposants démocrates en Côte d'Ivoire, l'autre pour la démocratie à Cuba - qui pose au destinataires des questions sur le PR, sur ses initiatives, sur leur intention de s'inscrire ou de contribuer ou de s'engager ainsi que sur la qualité du message.

A ce septième numéro du journal fait suite, au mois de juillet, un quatrième numéro extraordinaire de "Lettre Radicale".

L'engagement pour le journal "Le Parti Nouveau" est certainement l'engagement primordial durant toute l'année 1991: un tiers des énergies engagées à plein-temps (13 personnes) a été employé dans la rédaction et l'organisation de cette entreprise; plus d'un tiers l'a été pour plus de la moitié du temps disponible, pour un total qui est supérieur à 50% de toutes les énergies dont dispose le parti.

Au total, le parti radical vit et oeuvre avec moins de 40 personnes, du premier secrétaire à tous ceux qui sont engagés dans le projet politique, à Rome ou dans les autres pays, à tous ceux qui travaillent dans l'administration ou au standard ou à la reproduction des documents.

C'est-là, vous en conviendrez, un record.

3 Milliards de lires étaient destinés à la réalisation du projet politique.

La dépense totale soutenue par le parti pour les six premiers numéros du journal, pour la lettre envoyée à tous les parlementaires et pour les trois numéros extraordinaires de "Lettre Radicale", s'élève à 2.800 millions de lires en coûts directs (de structure et de fournitures), soit 50% des entrées prévues au cours de l'année. A cette somme il faut ajouter le coût du septième numéro et du quatrième numéro de LR, qui, s'élève à 300 millions de lires.

Au total, 1.748.150 exemplaires du "Parti Nouveau" ont été imprimés et 1.448.687 ont été expédiés.

LES REPONSES AU PROJET POLITIQUE

Il y a eu, à ce jour et au total, 5.600 réponses aux 7 numéros du journal "Le Parti Nouveau", à "Lettre Radicale" et à plusieurs annonces publiées dans les journaux d'Europe de l'Est.

60% de ces réponses sont liées à la publication des 7 numéros du journal et de Lettre Radicale (5%). 37% des personnes qui ont répondu sont inscrites au PR en 1992; 2% ceux de cette année. 17% sont inscrits en 1991.

30% du total provient des pays de l'ancienne Urss; 32% en ordre décroissant de: Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Croatie, Pologne, Bulgarie, Slovénie, Albanie, Bosnie-Herzégovine et Macédoine. 16% des réponses arrivent d'Europe occidentale; on arrive à 31% si l'on ajoute 15% de réponses italiennes.

7% des réponses sont arrivées de pays non européens; les plus significatives sont celles du Burkina Faso et de Côte d'Ivoire, et du Brésil.

Avec le septième numéro du journal on a enregistré un accroissement considérable des réponses. A ce jour, il y en a 2.100 (37,5% du total): un millier de cartes sur l'affaire Laurent Akoun; 200 coupons sur l'appel pour la démocratie à Cuba; 900 questionnaires. Presque 1.800 personnes ont répondu aux sollicitations contenues dans ce numéro du journal. Le pays duquel le plus grand nombre de réponses est arrivé, un tiers, est l'Italie, suivi des pays de l'ex-Urss (en particulier Russie et Ukraine), Tchécoslovaquie, Roumanie et Croatie.

Dans le cas du septième numéro du journal, la liste d'adresse la plus productive en terme de réponse - 1.400 sujets - a été ledit "Trésor", constituée par les sympathisants et les inscrits au PR entre 1979 et 1992. La liste des espérantistes est de 300 personnes; accroissement plus important (90%) celui des parlementaires.

Ces données sont susceptibles de changer: ce n'est qu'à pertir du mois d'Août qu'ont commencé d'arriver les réponses des pays d'ex-Urss; la moyenne des arrivées quotidiennes est telle qu'elle laisse présager au moins le double des réponses parvenues jusqu'ici (500).

A la question "Parmi les thèmes des initiatives du Pr, lesquels sont selon vous les plus importants?", dans l'ordre décroissant les réponses reposent sur: fédéralisme, organisation du parti transnational, peine de mort, drogue, esperanto, ex-Yougoslavie. Les propositions d'initiative future sont orientées sur: Ecologie, Nord-Sud, Système électoral - réformes institutionnelles, Droits de l'Homme, et Droits Civils. 10% env. indiquent comme mode d'engagement et soutien personnel, l'inscription au Parti ou la contribution économique. L'adhésion à la proposition politique dans son ensemble est répandue. Le désintérêt et le refus sont exprimés par moins de 10% des réponses. Toutes les autres réponses demandent l'expédition du journal. Le coût élevé de l'inscription revient souvent.

Les données relatives aux sièges vers lesquels s'acheminent les cartes-réponses prouvent que celles-ci sont concentrées à 60% sur le siège de Rome, 20% sur celui de Moscou, 10% sur celui de Budapest et le reste sur ceux de Prague, Zagreb et Bruxelles. Le pourcentage de Rome augmente, aussi bien parce que le septième numéro du journal et Lettre Radicale indiquaient Rome pour la correspondance, que parce que la gestion de la correspondance de Moscou se fait à Rome.

L'ACTIVITE DANS LES PAYS DU CENTRE ET DE L'EST EUROPEEN

Outre les ressources directement engagées dans la rédaction et dans la distribution du "Parti Nouveau" et de "Lettre Radicale", le parti a compté, pour la réalisation de son projet politique, sur un "réseau" de cadres politiques qui ont directement opéré dans les pays européens, en particulier dans ceux du Centre et de l'Est européen.

Ce réseau s'appuie sur plusieurs centres fixes de plusieurs pays, où certains de nos camarades travaillent sans y résider de manière permanente.

Ces centres fixes sont ceux de Bruxelles, Moscou, Léningrad, Baku et Kiev en ex-Urss, de Budapest, Zagreb et Prague, Ouagadougou au Bukina Faso. Et de puis quelques mois, ceux des Pays Baltes, à Riga, et en Bularie et Roumanie.

Nos camarades qui opèrent dans les pays du Centre et de l'Est de l'Europe, s'occupent également du Kossovo, de la Macédoine, de la Moldavie, de la Pologne, de la Serbie et de l'Albanie.

Ce réseau opérationnel, constitué à l'origine en grande partie par des cadres italiens, s'est enrichi au fur et à mesure de camarades citoyens de ces pays, et certains d'entre-eux ont même déjà commencé à opérer également outre-frontières.

AGORA', RADIO RADICALE, TROIS CHAINES TELEVISEES LOCALES

L'action du parti, outre la structure d'organisation de Rome et le réseau qui opère directement dans les autres pays, peut compter sur l'apport d'Agorà et, en Italie, de Radio Radicale, ainsi que de trois chaînes télévisées locales, deux à Rome et une à Milan.

Il est inutile de parler de l'importance, du rôle, de la fonction de Radio Radicale dans notre histoire: il s'agit d'aspects que tout le monde connaît.

Je n'entends pas dire par-là que pour RR il n'existe pas de problèmes ou de réponses à donner. D'autres camarades parleront de ce sujet.

On pourra parler également des trois chaînes Tv.

Agorà est, par contre, non seulement un sujet actuel mais aussi plus directement lié à notre engagement transnational. Il est probable, entre autre, que tout le monde ne soit pas au courant de l'importance, du rôle et de la fonction que ce moyen revêt dans l'activité du parti.

L'objectif du développement d'Agorà a été de réaliser un système télématique multilingue complet pour la transmission et la gestion via ordinateur des informations dans le cadre d'une entreprise transnationale.

Agorà permet d'échanger des messages privés et des files, des documents et des programmes, la gestion des données, la participation interactive à des conférences électroniques, l'accès à des données extérieures au système, la recherche dans les archives avec des mots-clé dans les différentes langues prévues.

Le système garantit en outre un excellent niveau de sécurité et de discrétion des informations véhiculées.

Une description plus détaillée d'Agorà Système Télématique Multilingue est incluse dans les notes préparèes pour ce séminaire.

LES INSCRITS

Le paramètre sur la base duquel nous avons toujours évalué l'activité politique du parti en tant que tel sont les inscriptions qui sont pour le PR, faut-il le rappeler, annuelles. nous sommes un parti qui se constitue ou reconstitue chaque année, et seulement pour un an, chacun décide, par son inscription et le versement de sa cotisation, de son propre engagement. Chacun choisit donc, année par année, par son inscription, d'en assurer ou pas l'existence, la vie.

A ce jour, les inscrits sont au nombre de 6.600 dont 2.300 seulement en Italie.

Le nombre des inscrits dans les Républiques de l'ex-Urss est plus élevé. En Russie déjà les inscriptions s'élèvent à 1.634, et en Ukraine à 621.

Dans les républiques de l'ex-Yougoslavie les inscrits sont au nombre de 485, dont 353 en Croatie.

Il y a 418 inscrits dans les autres pays d'Europe Centrale et Orientale (Albanie, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Pologne, Roumanie, Hongrie).

En Europe Occidentale les inscrits, à l'exclusion de l'Italie, sont au nombre de 71 seulement.

Nous avons un tableau significatif qui peut donner lieu à d'importantes considérations.

Une en particulier, concerne les inscrits en Italie.

D'après les données jointes aux notes, on peut constater que le cours des inscriptions de 1979 à ce jour présente une différence dans le turn over des inscrits, qui constitue un élément distinctif du caractère donné au parti par l'inscription annuelle.

Si l'on exclut 1986 et 1987, influencés par la campagne "o lo scegli o lo scogli" (choisi ou dissous) - dans lesquels la spécificité de la motivation porte un porcentage de rénovation, en moyenne de 60% - la différence de cet indice entre la période précédente à ces deux années (1980-85) et la suivante (1988-92) est de plus du double: 43,43%, en moyenne, dans la première période et 20,36% dans la deuxième.

La signification de cet indice est très élevée si l'on considère que les inscrits durant ces deux périodes, en excluant la valeur maximum (4.978 inscrits en 1988, année sur lequel ont joué les effets de la campagne pour les "10.000 inscrits") et la valeur minimum (1.996 inscrits en 1982) - en introduisant une légère correction pour 1992, qui n'est pas encore achevé - ont été en moyenne 2.962 par an, avec de très faibles variations.

Il s'ensuit qu'au cours des quatre dernières années la base d'influence du parti s'est considérablement réduite par rapport à celle des années précédant la campagne des "10.000". Durant ces années-là il s'est vérifié un renforcement dans la fidélité des inscrits mais aussi une fermeture de la base du parti.

Ce résultat ne peut être du reste évalué indépendamment de la constatation selon laquelle au cours de ces dernières années le parti a dû, au fur et à mesure et toujours davantage, limiter jusqu'à les annuler, l'engagement et l'attention dans la requête d'inscriptions: cela fait au moins deux-trois ans que nous n'avons pas effectué de véritable campagne pour acquérir les inscriptions, si bien que souvent le résultat obtenu dans ces conditions à provoqué la surprise.

LES PARLEMENTAIRES INSCRITS

Aux inscriptions se joint le tableau des membres des assemblées législatives qui se sont inscrits au parti.

Il s'agit au total de 193 parlementaires. Parmi eu, 33, plus un ministre et cinq parlementaires européens sont italiens (Psi, Pds, Pri, Psdi, Verts, Psd'Az, Union Valdotaine, Lista Pannella); les 154 autres (dont un vice-ministre croate, un vice-ministre de Géorgie, un vice-ministre de Moldavie, 2 ministres bulgares, un ministre israélien, un ministre français) résident dans 30 pays et représentent 80 formations politiques et partis nationaux différents.

Les observations sont relatives à 70 partis de 20 pays différents, pour la plupart du Centre et de l'Est de l'Europe.

20% des députés font partie de formations de l'aire de Gouvernement; 80% de l'aire de l'opposition, de la plus modérée à l'extrême.

60% des députés étaient inscrits aux divers Partis communistes avant leur chute.

Il y a 4 grandes aires politiques:

a) partis représentant des minorités ethniques (15) ou de tendance autonomiste (1);

b) partis ou rassemblements démocratico-nationaux et indépendantistes (8) et par des partis nationalistes (84);

c) partis d'origine communiste avec un nouveau nom (6) ou parlementaires communistes passé dans l'aire socialdémocratique (7)

d) partis libéraldémocratiques (5) et verts (4);

La composition de l'appartenance des parlementaires couvre toute les formations politiques, de l'extrême droite à la gauche avec au milieu des centristes. Selon une première estimation, 50% des partis appartiennent au centre des divers pays.

LES AUTRES INITIATIVES ET ACTIVITES

En même temps que Lettre Radicale, pour donner corps et vie au projet, nous avons pris d'autres initiatives et certaines d'entre elles ont été préparées dans le cadre de thèmes qui trouvaient le parti engagé depuis longtemps en première ligne.

- Ancienne Yougoslavie (Kossovo-Macédoine)

- Ancienne Urss (Moldavie, Atzeri et Arméniens)

- Peine de mort

- Cuba

- Esperanto

- Drogue

- Europe

- Ethnies

- Nord-Sud

- Usa

- Statut

- Italie: referendum et réforme du système politique (Liste Pannella)

LA VALIDITE DU CHOIX TRANSNATIONAL ET TRANSPARTITE

D'après le tableau que j'ai jusqu'ici esquissé, de nombreux éléments émergent, qui confirment la validité du choix transnational et transpartite. Ces éléments sont valorisés par les développements de la situation politique internationale, à l'Ouest comme à l'Est, en Europe comme dans les autres continents et, si vous me le permettez, d'après ce qui est en train de se vérifier en Italie, avec une succession d'évènements d'extraordinaire gravité, avec des implications dramatiques et même tragiques, qui impliquent le pays avec un risque de bouleversement.

De ce tableau émergent également les limites de la capacité opérationnelle actuelle de gouvernement du parti, insuffisante et en partie inadéquate pour faire face positivement à l'engagement que nous avons pris.

SI LE PARTI AVAIT LES MOYENS, LES ENERGIES HUMAINES, LES RESSOURCES ADEQUATES

Avec l'envoi du septième numéro du journal, ayant fait parvenir aux destinataires des six précédents numéros un questionnaire et deux cartes réponse, nous avons obtenu presque 2.000 réponses, et d'autres encore continuent d'arriver chaque jour; les réponses provenant des autres pays que l'Italie sont d'un nombre pratiquement équivalent au total des réponses obtenues avec l'envoi des six numéros précédents: 1.240 au lieu de 1.280 (600 italiennes).

Que dit ce résultat?

Si le Parti était en mesure de faire parvenir des messages et des requêtes plus articulées, de manière à étendre et approfondir le message, en attirant l'attention des destinataires sur des aspects plus spécifiques ou déterminés par sa proposition politique générale, capable de solliciter des réponses plus directes et immédiates, permettant d'exprimer et de transmettre, de cette façon, l'adhésion à la perspective offerte par le parti - la réponse pourrait prendre des dimensions beaucoup plus importantes et significatives. En effet, l'intérêt, la compréhension, le besoin de participation au projet radical existent et sont beaucoup plus étendus de ce que l'on a pu recueillir avec les moyens et l'organisation actuels.

En outre, le résultat des réponses aurait été bien plus important si nous avions été en mesure, comme nous nous l'étions proposés, de poursuivre la campagne d'annonces dans la presse.

A mon avis, si le parti avait la capacité des moyens, d'énergies et de ressources, pour approfondir et sélectionner son message, de produire une information plus ponctuelle et constante, plus directe et articulée, la réponse aurait été différente, plus significative et plus importante, même si dans les pays occidentaux, et je pense à la France, à ce qui est en train de se vérifier en vue des referendum pour Maastricht et aux résultats que nous aurions pu obtenir si nous avions été en condition de transmettre, de manière plus structurée et articulée, notre proposition, en relation à la situation que vit aujourd'hui ce pays.

Et il n'est pas dit qu'en Allemagne, une approche plus approfondie, séléctionnée et finalisée, ne donne pas de résultats significatifs et importants.

CE QUI SE PASSE DANS LE MONDE. LA CRISE DES DEMOCRATIES REELLES

Réfléchissons un moment et demandons-nous: de quel potentiel disposerait notre initiative devant le comportement actuel des Etats Unis en Irak, opposé aux plaintes pacifistes d'hier et au comportement occidental, européen en particulier, en relation avec ce qui est arrivé dans les pays de l'ancienne Yougoslavie, si nous pouvions compter sur une capacité plus adéquate?

Il s'agit de sujets vrais et actuels, sans devoir rappeler la campagne radicale d'hier pour les "trois millions de vivants" et de confronter avec les images des télévisions d'aujourd'hui sur les "petits somaliens".

Ce sont des situations qui expriment, même dans leur spécificité, les données d'une réalité plus vaste et complexe, qui traverse une crise profonde des systèmes dont nous faisons partie: celui occidental, des démocraties réelles, comme nous l'avons défini - incapable lui aussi de gouverner l'évolution et le développement mondial, qui manifeste toujours davantage, avec ses propres succès comme avec ses propres carences, l'inéluctabilité de surmonter de terribles contradictions dans une dimension plus générale et commune.

La perspective, pour ceux qui sont encore liés aux termes traditionnels, est d'une involution à droite. Le danger de l'autoritarisme, de la violence, de la mort, est un danger réel. Il faut lier aux mots l'initiative, mais celle-ci n'aura aucune efficacité si elle n'a pas la capacité de devenir une force politique organisée.

Nous ne pouvons pas prétendre être nous même la solution. Nous pouvons, nous voulons uniquement ne pas nous soustraire au rôle que nous savons nous être donné d'affronter et de résoudre.

L'INADEQUATION, LA CARENCE POLITIQUE DE NOTRE INITIATIVE

Une amie et camarade me rappelle souvent que les initiatives et les batailles du Parti radical ont toujours été actuelles et répondant à d'effectives exigences, justes - comme elle dit - mais qui, depuis quelques temps, trop souvent, n'ont pas été ou n'arrivent pas à être gagnantes, voulant pae là souligner l'inadéquation, la carence politique de notre initiative, incapable aujourd'hui de reprendre la suite, l'apport d'hommes et de femmes, de forces et d'intérêts, indispensables - en politique - pour arriver au succès.

Une constation amère mais vraie.

Nous devons toutefois, à ce sujet, tenir compte, outre la considération partagée par tout le monde, sur le rôle déterminant joué par les moyens d'information et par le système de pouvoir qui les gère et gouverne, parce que - à mon avis - on sous-estime trop souvent les temps et la qualité d'organisation dont doit disposer une force politique, surtout si elle est concrètement engagée dans une dimension supranationale.

LES ORGANISATIONS GAGNANTES. LA CONTREPARTIE: L'ARGENT

Les exemples d'organisations gagnantes dont nous disposons aujourd'hui, le sont en réalité, en termes très partiels et réduits, parce que dénuées d'une autonomie propre, dénuées de capacité et de force politique, non subordonnée. L'Onu et la Cee sont subordonnées au veto ou à l'unanimité. Amnesty et Green Peace, selon leur propre choix, sont dénuées d'incidence politique directe.

La condition des internationales, socialiste, libérale ou démocrate-chrétienne, est analogue.

L'absence ou le renoncement à une autonomie effective et à un propre pouvoir politique direct, apporte cependant, à ces organisations, comme contrepartie, l'argent. Précisément parce que le système - ce système qui règne dans tout milieu et à tous les niveaux - tente par tous les moyens de le refuser au PR.

L'argent est aujourd'hui la prémisse pour disposer des temps et pour développer la qualité d'organisation indispensable pour opérer avec force et efficacité.

LA RUPTURE DES SCHEMAS TRADITIONNELS

La rupture des schémas traditionnels est par consèquent une condition indispensable, inévitable pour l'existence du parti.

Nous devons - comme chacun sait et comme nous l'avons toujours soutenu, déclaré et rappelé - rétablir, en termes et conditions différentes, un rapport avec les gens qui soit à nouveau capable de nous fournir une nouvelle force et des ressources adéquates.

LA CONDITION TECHNIQUE DES CINQUANTE-MILLE INSCRITS

Nous avons trouvé comme condition technique, que 50.000 inscrits étaient nécessaires pour pouvoir poursuivre notre tentative et en assurer la validité et l'engagement.

Je pense que cette condition technique de 50.000 inscrits devrait fournir au Parti 10 milliards de lires pour 5 ans.

Sur la base d'une quote-part d'inscription italienne (250.000 Lires), cet objectif comporterait au moins 40.000 inscrits pour chaque année.

Nous savons en effet qu'actuellement les inscrits des pays du centre et de l'Est de l'Europe ou des pays africains, constituent un coût en termes économiques, une passivité pour le parti, et non pas un bénéfice à investir.

L'INCIDENCE DETERMINANTE DE LA SITUATION ITALIENNE

L'incidence de la situation italienne s'impose ainsi, avec la nécessité de recourir une fois encore au "réservoir italien", comme nous l'avons défini. C'est la seule solution pour faire avancer le processus de constitution du parti.

40.000 inscrits pourraient peut-être constituer un objectif immédiat irréalisable

Comment acquérir alors tout de suite au moins 20.000 inscriptions en Italie.

UNE NOUVELLE CLASSE POLITIQUE, CAPABLE DE GOUVERNER LE PARTI

A ce moment-là , à une donnée - un élément quantitatif et financier - s'ajoute un élément qualitatif: la constitution et la formation d'une classe politique, capable de gérer et gouverner le parti, dans cette nouvelle dimension.

Au cours des dernières années, nous avons amorcé ce processus pour la formation de quadres politiques qui soient en mesure d'opérer dans ce nouveau contexte. Les résultats sont aujourd'hui satisfaisants, plus que ce que la situation permet d'apprécier.

C'est un patrimoine très précieux dont nous disposons déjà. Toutefois, il n'est pas encore suffisant. En outre, ce processus de formation comporte - surtout pour les camarades résidant dans d'autres pays- des temps nécessairement très longs, trop longs.

D'où l'indispensabilité d'aquérir des forces politiques, de la classe politique, dans les différents pays, des éléments déjà formés, à travers un processus de sélection naturelle, parallèle et contemporain.

Dans ce but, c'est encore une fois la situation italienne, le réservoir italien, celui qui peut intervenir depuis le début avec la rapidité nécessaire.

LA "CARTE" ITALIENNE

L'Italie, les italiens, les inscrits, mais, surtout ceux qui ne le sont pas et qui devraient l'être, sont la carte, qui, pour des raisons politiques, pratiques et concrètes, peut être déterminante.

Depuis des années nous nous sommes adressés, avec notre proposition et notre initiative, aux camarades socialistes. Plus récemment, aux camarades du Pds. Nous avons également adressé un appel à tous ceux qui, dans les autres forces politiques, sont sensibles et attentifs aux plus profondes et générales exigences exercées par la nécessité de sauvegarder la démocratie et la possibilité d'affronter et de résoudre les terribles problèmes de la société contemporaine.

Il suffirait qu'un nombre limité mais consistant de personnes responsables et influentes de ces partis et forces politiques, décident de s'inscrire, de promouvoir et solliciter l'inscription au PR de leurs amis et camarades, pour que vingt mille inscriptions arrivent en quelques semaines, en quelques mois, avant la seconde session du congrès, en janvier de l'année prochaine.

Les inscrits au Psi, au Pds, se comptent par centaines de milliers, ceux des verts et des autres partis par dizaines de milliers, tous engagés dans la lutte pour l'affirmation de la démocratie - du moins le disent-ils - comme moyen indispensable pour gouverner et résoudre les problèmes de notre temps.

Il y a certainement des personnes capables et influentes, en mesure de comprendre comment la perspective d'initiative et de lutte politique offerte par le Parti radical ne les met plus aujourd'hui en opposition et en concurrence avec leur appartenance dans le cadre national mais au contraire, comment le choix radical offre à leur parti et à eux-mêmes, d'autres opportunités et davantage de force.

Dans ces conditions-là, qu'est-ce donc que vingt ou trente mille inscrits?

Il ne manque que le choix et la volonté politique, le courage de donner corps et vie à une possibilité réelle, qui soient vraiment utiles aux objectifs de rénovation que ces amis et camarades veulent réaliser.

Le Trésorier Paolo Vigevano vous dira quelle est la situation économique et financière du Parti.

Il vous dira, en vous donnant tous les éléments nécessaires, que nous sommes arrivés au bout du rouleau. Nous risquons d'arriver au désastre que nous avons réussi à éviter il y a trois ans.

 
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