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Riva Gigi, Ventura Marco - 1 novembre 1992
YOUGOSLAVIE, LE NOUVEAU MOYEN-AGE

SOMMAIRE: Fiche chronologique sur la Yougoslavie, tirée du livre de Gigi Riva et Marco Ventura "JUGOSLAVIA IL NUOVO MEDIOEVO" - Ed. MURSIA.

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27 NOVEMBRE 1918 - Naissance du "Royaume des serbes, des croates et des slovènes", sous le règne de Pierre I de la dynastie Karadjordjevic.

JANVIER 1929 - Alexandre I, qui en 1921 a remplacé son père à la tête de l'Etat, proclame le "Royaume de Yougoslavie" et instaure une dictature.

9 OCTOBRE 1934 - A Marseille, Alexandre I est assassiné par un macédonien lié au mouvement ustascia d'Ante Pavelic, nationaliste croate. Son héritier légitime, Pierre, est mineur et c'est le prince Paul qui assume la régence.

27 MARS 1941 - Le gouvernement yougoslave signe le pacte avec l'Axe. Soulèvements à Belgrade. Pierre II monte au trône et renie le pacte. Les allemands occupent la Yougoslavie.

AVRIL 1941 - La Croatie devient un "Etat indépendant" qui comprend la Bosnie-Herzégovine, avec à sa tête le poglavnik (le "duce") Ante Pavelic, soutenu par Hitler et Mussolini. Le régime ustascia, fasciste et ultra-catholique, persécute les serbes et les juifs.

29 NOVEMBRE 1943 - A Jaice (Bosnie) se réunit le "Conseil antifasciste pour la libération du peuple yougoslave", noyau de l'Etat et du régime communiste. A sa tête Tito, qui en juillet 1941 avait ordonné à ses hommes l'insurrection anti-nazie.

29 OCTOBRE 1945 - Les communistes, après avoir libéré Belgrade, occupé Trieste, Zagreb et Lubiana, gagnent la guerre. La nouvelle assemblée proclame la République, dont Tito est président, et élabore la Constitution de la République populaire et fédérative de Yougoslavie (Seconde Yougoslavie). La guerre a fait, dans le Pays, 1 million 700 mille morts.

1947 - Le traité de Paris rétablit les frontières de 1919, privant l'Italie de l'Istrie. La région de Trieste, divisée en zone A et zone B, est proclamée "territoire libre".

29 JUIN 1948 - Rupture à l'intérieur du Cominform entre Tito et Stalin.

1954 - La Yougoslavie reconnait que Trieste est italienne.

MAI 1955 - Kroutchev est à Belgrade. Les relations avec l'URSS sont rétablies.

JUILLET 1956 - Dans l'île de Brioni, Tito rencontre Nehru et Nasser. Ils élaborent la stratégie du "non-alignement".

1971 - Un mouvement nationaliste se développe en Croatie. Tito réagit durement. Des centaines de personnes sont arrêtées. Le "printemps croate" est étouffé.

1974 - La nouvelle Constitution est promulguée. Elle prévoit que, après la mort de Tito, la présidence collégiale de la Fédération soit assumée à tour de rôle, pendant un an, par les représentants des six Républiques et des deux provinces autonomes.

1977 - Avec la signature du traité d'Osimo la question de la frontière entre l'Italie et la Yougoslavie est résolue.

4 MAI 1980 - Tito meurt dans une clinique de Lubiana.

PRINTEMPS 1981 - La population du Kosovo se soulève, la répression qui suit fait 9 morts et 250 blessés.

MARS 1989 - C'est encore la révolte dans le Kosovo. Belgrade instaure l'état d'urgence dans la province.

JANVIER 1990 - Les délégations slovène et croate abandonnent le congrès de la Ligue des communistes yougoslaves qui se tient à Belgrade. Pratiquement c'est la mort de l'organisme qui a été le moteur de la Fédération.

1990 - Les premières élections libres portent au pouvoir en Slovénie le réformiste Kucan, en Croatie le nationaliste Franjo Tudjamn. A Belgrade, Slobodan Milosevic. Le parti communiste serbe se transforme en parti socialiste.

23 DECEMBRE 1990 - Plébiscite en faveur de l'indépendance lors du référendum auquel sont appelés les slovènes.

3 MARS 1991 - A Pakrac (Croatie) la minorité serbe occupe des bâtiments publics et s'empare des armes. Combats avec la milice et intervention des chars fédéraux. Guerre civile évitée de très peu.

30 MARS - Des barricades dans le parc national de Plitvice (Croatie). Des centaines de touristes assistent à des combats furieux entre serbes et croates. L'armée intervient pour rétablir l'ordre. Les autorités de la région, la Krajine habitée par des serbes, ont décrété la sécession de la Croatie et l'union avec Belgrade.

2 MAI - Le premier massacre à Borovo Selo (Croatie). Douze policiers sont massacrés par des serbes. Au moins vingt victimes parmi les agresseurs.

3 MAI - A Zara les croates se vengent du massacre de Borovo Selo. Des magasins serbes sont attaqués.

12 MAI - A très grande majorité la Krajine sanctionne avec un référendum sa sécession de Zagreb.

15 MAI - La Yougoslavie reste sans président fédéral. Le poste devrait aller au croate Stipe Mesic mais les serbes s'y opposent.

19 MAI - Référendum pour les croates: 94% d'entre eux votent pour l'indépendance

25 JUIN - La Slovénie et la Croatie se déclarent indépendantes.

26 JUIN - L'Armée fédérale intervient en Slovénie.

27 JUIN - C'est le bain de sang. On combat à Lubiana où le couvre-feu entre en vigueur.

1 JUILLET - Grâce à la médiation CEE, Stipe Mesic devient Président.

2 JUILLET - Le général Adzic, chef d'état-major fédéral, déclare officiellement l'état de guerre.

8 JUILLET - Accord à Brioni. Suspension de l'indépendance pendant trois mois.

14 JUILLET - Les observateurs de la CEE arrivent à Zagreb où les vents de guerre soufflent avec de plus en plus de force.

23 JUILLET - Appel de Tudjman à la nation: "Nous devons nous préparer à la guerre totale". Le lendemain il demande l'intervention des casques bleus de l'ONU.

16-20 AOUT - C'est la guerre dans toute la Croatie. Un hélicoptère d'observateurs CEE est mitraillé. Bataille sur l'autoroute Zagreb-Belgrade.

23 AOUT - Tudjman lance un ultimatum à l'Armée: si elle ne cesse pas d'appuyer les formations irrégulières serbes, sa présence en Croatie sera considérée comme une occupation.

10 SEPTEMBRE - Le conflit atteint les côtes dalmates. Des morts et des blessés à Zara, Sebenico, Split et Dubrovnik.

13 SEPTEMBRE - Zara est assiégée, on tire aussi à Fiume.

1 OCTOBRE - Les serbes sont à Pokupsko, à 30 km de Zagreb.

7 OCTOBRE - Deux Mig fédéraux bombardent le palais de Tudjamn dans le centre du vieux Zagreb.

8 OCTOBRE - Le moratoire est expiré, la Slovénie et la Croatie se déclarent indépendantes.

2 NOVEMBRE - Le président italien Francesco Cossiga rencontre à Nova Gorica le président slovène Kucan.

17 NOVEMBRE - Après 91 jours de siège et des milliers de morts Vukovar, symbole de la résistance croate en Slavonie, tombe aux mains des serbes.

27 NOVEMBRE - Le Conseil de Sécurité de l'ONU vote la Résolution 721 qui autorise l'envoi d'une force de paix en Yougoslavie.

5 DECEMBRE - Nesic démissionne: "La Yougoslavie n'existe plus".

21 DECEMBRE - Pour la première fois l'Istrie est bombardée. Deux Mig bombardent le petit aéroport d'Orsera.

25 DECEMBRE - Noël dans les abris, Osijek, troisième ville de Croatie, est assiégée et sous les bombes.

29 DECEMBRE - Six missiles tombent aux portes de Zagreb.

7 JANVIER 1992 - Un hélicoptère de la CEE avec à bord quatre italiens et un français est abattu par des Mig fédéraux près de Varazdin, à la frontière entre la Croatie, la Slovénie et la Hongrie. Le 30 septembre 1992 le tribunal de Veradzin condamne à 20 ans de prison le pilote du Mig, le lieutenant Emir Sesic, et le commandant de la base de Bihac, le lieutenant colonel Dobrivoje Opacic. Tous deux vivent librement en Serbie.

8 JANVIER - Belgrade admet "l'erreur". Règlement de compte à l'intérieur de l'Armée. Slovènes et croates sont éliminés, en commençant par le ministre de la Défense Veljko Kadijevic.

15 JANVIER - Deux jours plus tard le Vatican, les Pays de la CEE, plus beaucoup d'autres, mais pas les Etats-Unis, reconnaissent la Slovénie et la Croatie.

17 JANVIER - Francesco Cossiga est le premier Chef d'Etat en visite dans la Croatie reconnue.

27 FEVRIER - Les Serbes proclament la "République serbe de Bosnie-Herzégovine".

29 FEVRIER et 1 MARS - Référendum sur l'indépendance en Bosnie-Herzégovine. 64% des votes sont pour l'indépendance. Les serbes boycottent les urnes et bloquent Sarajevo avec des barricades. Le président de la République Alija Izetbegovic, musulman, demande l'intervention de l'armée qui sert de garant. La guerre civile semble inévitable. Le leader des serbes Radovan Karadzic annonce que ses hommes s'opposeront par tous les moyens à l'indépendance.

5 MARS - L'envoyé de l'ONU Cyrus Vance rencontre à Sarajevo les leaders des trois parties: croates, serbes et musulmans.

9 MARS - La manifestation contre Milosevic échoue à Belgrade. Les oppositions avaient annoncé un million de personnes dans les rues. Elles réussissent à en rassembler 40 mille.

10 MARS - Le secrétaire d'Etat américain James Baker vole à Bruxelles pour une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des Douze: "C'est le bon moment pour que la CEE et les Etats-Unis coordonnent leurs politiques et exercent davantage de pression".

13 MARS - Le général indien Satish Nambiar arrive à Sarajevo: il commande les 14 mille casques bleus qui se rangeront dans les territoires disputés entre la Serbie et la Croatie avant la fin du mois d'avril. Il établit son quartier général dans la capitale bosniaque.

6 AVRIL - La CEE reconnait la Bosnie-Herzégovine. Le siège de Sarajevo commence, la guerre civile éclate dans toute la République.

7 AVRIL - Les Etats-Unis reconnaissent la Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine.

8 AVRIL - Izetbegovic déclare l'état d'urgence dans toute la République.

27 AVRIL - La nouvelle Fédération yougoslave est proclamée à Belgrade. Ce serait la troisième, mais personne ne la reconnait comme telle. Elle est formée de la Serbie et du Monténégro.

2 MAI - Le président bosniaque, de retour de Lisbonne, est arrêté à l'aéroport par des soldats fédéraux. Il sera relâché le lendemain.

8 MAI - De nouvelles épurations au plus haut niveau de l'Armée fédérale. Le chef d'Etat-Major Adzic est destitué, à sa place Zivota Panic. Au total 38 têtes tombent, les derniers 'yougoslavistes' sont mis de côté. L'armée est entre les mains des pan-serbes.

14 MAI - C'est le pire jour pour Sarajevo. Des bombardements incessants. Nambiar otage des serbes pendant 24 heures. Une balle pénètre dans le bureau d'Izetbegovic. La CEE, la Croix Rouge et quelques jours plus tard l'ONU quittent la ville.

15 MAI - Grande fuite de femmes, de personnes âgées et d'enfants de la capitale assiégée. La caravane avec 7 mille personnes est prise en otage par les serbes dans le quartier d'Ilidza. Elle passera après deux jours de négociations. Le problème des réfugiés éclate. Selon des estimations du Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations Unies ils sont un million et demi dans la ex-Yougoslavie. L'Italie en accueille un peu plus que mille et alloue des fonds pour assister les autres sur place.

25 MAI - L'armée de la République serbe de Bosnie-Herzégovine, aux ordres du général Ratko Mladic, lance des obus sur l'hôpital des enfants à Sarajevo. Le bâtiment brûle. Sept nouveaux-nés, tirés de leurs incubatrices, mourront dans les jours qui suivent.

27 MAI - Trois obus de 82 millimètres font un massacre parmi les gens qui font la queue pour acheter du pain dans la rue Vaso Miskin, dans le centre de Sarajevo. 20 morts et 150 blessés.

30 MAI - Avec les abstentions de la Chine et du Zimbabwe, le Conseil de Sécurité de l'ONU approuve la Résolution 757 qui prévoit l'embargo total de la Serbie et du Monténégro considérées responsables de la guerre en Bosnie. Dans le rapport de Boutros Ghali des accusations aussi contre la Croatie pour la présence de ses troupes qui combattent dans la République en flammes.

31 MAI - Elections à Belgrade, boycottées par l'opposition. 60% des électeurs se rendent aux urnes. Milosevic obtient 40% des suffrages, 30% vont à l'ultra-nationaliste Vojillav Seselj. L'écrivain Dobrica Cosic, conseiller de Milosevic, devient président de la Fédération serbo-monténégrine.

AVRIL-JUIN - Massacres dans toute la Bosnie. Déjà plus de 20 mille morts. Le triple des victimes de la guerre de Croatie.

27 JUIN - La CEE à Lisbonne se déclare prête à "libérer avec des moyens militaires l'aéroport de Sarajevo". Elle décide que la Macédoine a le droit d'être reconnue, mais elle doit changer de nom.

28 JUIN - Le président Mitterrand vole à Sarajevo et se promène dans le centre sous les bombes. Le Conseil de Sécurité de l'ONU approuve la résolution 761 qui prévoit l'envoi de 850 soldats canadiens pour garantir la réouverture de l'aéroport.

30 JUIN - Les canadiens prennent possession de l'aéroport. Le pont aérien pour les aides humanitaires à la population assiégée depuis trois mois peut commencer. La flotte américaine croise au large de la Dalmatie.

10 JUILLET - Au sommet d'Helsinki la CEE décide l'envoi en Adriatique de navires de guerres de l'UEO et de l'OTAN pour faire respecter l'embargo contre Belgrade. A rien ne sert l'arrivée précipitée du nouveau premier de la Fédération serbo-monténégrine, l'industriel serbo-californien Milan Panic. Il promet de la démocratie, demande 100 jours pour arrêter la guerre en Bosnie. Il ne réussit pas à éviter que le document final condamne la Serbie pour "les violences et les agressions" contre la Bosnie et la Croatie, et l'invite à mettre fin à la répression des droits de l'homme au Kosovo et en Voïvodie.

25 JUILLET - Ouverture à Barcelone des XXV Jeux Olympiques. Sur recommandation de l'ONU, le CIO (Comité international olympique) interdit la participation des équipes nationales de Serbie et du Monténégro. Les athlètes serbes et du Monténégro participent uniquement aux compétitions individuelles, à titre personnel, sans hymne et sans drapeau.

AOUT - Le scandale des camps de concentration bosniaques explose. Le monde est saisi d'horreur face aux images des prisonniers dans les camps serbes (mais il y a aussi des camps croates et musulmans).

2 AOUT - Elections en Croatie. L'Hdz et le président triomphent.

6 AOUT - Le pape soutient le "droit-devoir d'intervention humanitaire des Etats européens et des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine, pour désarmer ceux qui veulent tuer. Cela ne veut pas dire favoriser la guerre, mais l'empêcher". L'appel est rendu public par le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.

13 AOUT - Le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote deux résolutions sur la crise des Balkans. La première pour autoriser "toute mesure", y compris l'usage de la force militaire, pour assurer les ravitaillements en vivres et en médicaments aux villes assiégées en Bosnie-Herzégovine; la seconde ordonne des inspections dans les camps de prisonniers serbes. Parmi les innovations juridiques l'engagement à introduire la "purification ethnique" parmi les crimes de guerre.

25-27 AOUT - Conférence de paix sur la Yougoslavie à Londres. La communauté international met sous accusation la Serbie et le leader des serbes de Bosnie, Karadzic, qui promet de fermer les camps de concentration et de remettre aux casques bleus l'artillerie lourde. La promesse ne sera pas maintenue. Seul résultat: la création d'un forum permanent à Genève co-présidé par Cyrus Vance (ONU) et par Lord David Owen (successeur du démissionnaire Lord Carrington) pour la CEE.

3 SEPTEMBRE - Un avion militaire italien G-222 en vol de Split à Sarajevo avec un cargaison de couvertures et d'autres aides humanitaires est abattu par deux missiles sol-air Stinger. Les quatre membres de l'équipage meurent. Les enquêtes effectuées, le ministère italien de la Défense remet à Genève le 16 septembre un rapport qui alimente les soupçons contre les croates et les musulmans.

11 SEPTEMBRE - Le veto serbe empêche la destination de casques bleus italiens sur la première ligne en Bosnie-Herzégovine. 1200 de mos militaires se limiteront à un support logistique.

15 SEPTEMBRE - Le Conseil de Sécurité de l'ONU décide avec la Résolution 776 l'envoi de 6 mille autres casques bleus à Sarajevo.

22 SEPTEMBRE - L'Assemblée générale des Nations Unies vote l'expulsion de la Yougoslavie. Il s'agit d'une mesure sans précédents. La Fédération serbo-monténégrine, si elle voudra faire partie de l'ONU, devra adresser une nouvelle demande. Pour le monde, la Yougoslavie n'existe plus.

 
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