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Stanzani Sergio, Bonino Emma, Pannella Marco, Vigevano Paolo, Zevi Bruno - 22 dicembre 1992
Lettre aux inscrits
par Sergio Stanzani, Emma Bonino, Marco Pannella, Paolo Vigevano, Bruno Zevi

SOMMAIRE: Le texte de la lettre dans laquelle on rend compte de la situation politique et financière du Parti radical et notamment de la grave situation créée par le découvert de cinq milliards de lires, sollicitant en même temps le renouvellement de l'inscription pour 1993 et l'envoi de quotes-parts proportionnelles à ses propres revenus. Les responsables de la gestion du parti revendiquent dans la lettre la signification politique de quêtes continuelles, des menaces continuelles de fermeture qui ont caractérisé l'histoire du Pr: face à "Tangentopoli" (1) ne serait-il pas urgent de tenir compte de l'histoire radicale, de ceux qui ont toujours résisté à la corruption politique, de ceux qui ont toujours pratiqué rigoureusement l'autofinancement, de ceux qui ont choisi de ne pas se présenter aux élections des administrations locales pour ne pas se résigner à cette façon de faire de la politique qu'aujourd'hui tout le monde semble dénoncer?

Dans la lettre on confirme les caractéristiques laïques de l'inscription au Pr qui ne comporte aucune forme de discipline, qui ne demande pas de sacrifices de liberté. Mais face à la situation financière qui semble insurmontable il faut se préparer à un grand Congrès de fermeture du parti: la seule alternative est l'inscription d'au moins 30.000 italiens.

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Rome, 22 décembre 1992

Très cher,

Le Parti Radical a un découvert de cinq milliards de lires, y compris les dépenses pour le congrès. Toujours la même histoire... Mais quel Parti Radical? Et quelle histoire? Et toi, qu'as-tu à voir là-dedans? C'est la rengaine de la fermeture du PR qui recommence? Voyons.

1) LE PARTI RADICAL, AUJOURD'HUI.

C'est le parti du Maire de Sarajevo, le musulman Muhamed Kresevljakovic, de l'ancien Ministre somalien, ancien prisonnier politique De Siad Barre pendant 6 ans, le musulman Mohamed Aden Sheik.

C'est le parti du Président du Conseil croate Greguric et des deux vice-présidents du Conseil, Zdravko Tomac et Milan Djukic, de sept soldats "serbes" qui désertent pour passer, ainsi, au Parti Radical, au parti de la nonviolence et de la tolérance, au début de cette année 1992, dans la Croatie mise à feu et à sang.

C'est le parti de 377 parlementaires, dont 136 sont italiens, représentants de 90 forces politiques nationales de 37 pays différents (juste pour préciser ce que signifie "transpartique" et "transnational").

Il y a parmi les inscrits: 2.583 citoyens italiens, 2.438 russes, 888 ukrainiens, 456 burkinabés, 309 du Kirghizistan, 293 d'Azerbaïdjan, 171 du Kazakhstan, 143 de Biélorussie, 82 de Géorgie, 44 du Turkmenistan, pour nous limiter à certaines Républiques de l'ancienne Union Soviétique.

Du Conseil Fédéral du Parti Radical font partie de droit 13 ministres (les bulgares Rumen Bikov, Nikolay K. Vassilev, le burkinabé Safilov Diallo, le français Jean Michel Baylet, l'israélienne Shulamit Aloni, les macédoniens Iljaz Sabriu, Arsllan Selmani et Zheladin Murati, vice-président du Parlement, le serbe Gruda Rizah et les italiens Francesco De Lorenzo, Ferdinando Facchiano, Claudio Martelli, Maurizio Pagani, Carlo Ripa di Meana) et, parmi les 377 parlementaires, au moins 70 députés musulmans (nous pouvons estimer que 13 pour cent des inscrits de ce parti "sioniste", sont islamiques).

En Italie, au Parlement sont radicaux - également radicaux - 136 députés et sénateurs, parlementaires européens, du PDS (2), des Verts, du PSDI (3), PSI (4), PRI (5), du Parti Sarde d'Action, du Val d'Aoste, Fédéralistes Européens. Autonomistes. Dans les Régions, dans les Provinces, dans les Communes il y a, du Maire de Milan jusqu'au Président de la Région Lombardie, des assesseurs socialistes, démocrates chrétiens, du PDS, des Verts, des Antiprohibitionnistes. Avec la seule exception, pour l'instant, et nous le regrettons, de Rifondazione Comunista (6), de la Rete (7), du MSI (8) et de la Lega Nord.

2) QUELLE HISTOIRE.

C'est aussi le Parti radical des "radicaux historiques", des luttes pour les droits civils, des plus de 30 initiatives référendaires, avec plus de 10 millions de signatures récoltées parmi les citoyens italiens, pour le divorce, pour l'avortement, contre le financement public des partis, pour une justice équitable, contre l'extermination par la faim et par la guerre dans le monde, des objecteurs de conscience (pas uniquement du service civil), des "affaires" Braibanti, Tortora (9), 7 Avril, des premières grandes, solitaires initiatives environnementalistes et vertes, des référendums contre le nucléaire et contre la chasse, de l'amitié et la défense encore plus solitaire et difficile des "sionistes", des grèves de la faim, de la prison, des auto-dénonciations, de la nonviolence, des mouvements de libération sexuelle, de la tolérance, du transnational, du transparti, des prix Nobel, de Loris Fortuna (10), hier, de Bruno Zevi, aujourd'hui; du Fédéralisme Européen avec Altiero Spinelli (11).

Parmi eux, parmi les "radicaux historiques", également ceux des "Listes Pannella", du "Mouvement des Clubs de luttes civiles, pour l'environnement et la Réforme", contre l'hégémonie des partis, avec pour eux ce commencement de législature, avec l'uninominale.

Et enfin ceux des grandes batailles antiprohibitionnistes, depuis trente ans désormais, qui sont en train de donner des résultats en Italie, en Europe, dans le monde.

3) LA MEME HISTOIRE: L'ARGENT, LA POLITIQUE, LES IDEES, LES PERSONNES. LA "FERMETURE" DU PARTI RADICAL.

Donc, la seconde session du Congrès du PR, face à 5 milliards de lires de dettes et, si l'on reste en Italie à l'ordre de grandeur actuel d'inscrits, à un passif annuel de plusieurs milliards de lires, devra recommencer à se poser concrètement et rapidement le problème de la fermeture de ce parti. La barbe! De nouveau! Oui. Et si tous les autres partis en avaient fait autant dans les vingt dernières années, l'Italie et ta vie et celle de ta famille ne seraient-elles pas profondément meilleures?

Quelle histoire insupportable, n'est-ce-pas? La quête continuelle, les bilans continuels, les "menaces" continuelles de fermeture, les affrontements fatigants, le refus du financement public, l'hégémonie des partis association-de-malfaiteurs, la campagne "ou tu le choisis ou tu le dissous", un café par jour comme quote-part d'inscription annuelle... L'obsession, la vraie obsession, de l'argent, de la valeur de l'argent, pour le parti et du parti, de la propreté de l'argent, des avoirs qui ne sont pas différents de l'être... La justesse, la civilité de cette carte comme police d'assurance sur la vie, sur la liberté également. Alors que, en vingt ans, tout au plus trente mille citoyens, au total, se sont inscrits au moins une fois au Parti Radical. Contre des dizaines de millions aux autres Partis et aux Syndicats.

A présent, il y a "Tangentopoli". Un tremblement de terre. Et ce n'est que la pointe de l'"iceberg", ou le début du tremblement de terre. La classe dirigeante, la classe politique doit-elle avoir honte, elle qui n'a jamais fait mystère de considérer que la vie et le succès de leurs Partis avait la priorité sur tout? Ou bien ne doivent-ils pas avoir encore plus honte ces dizaines de millions de citoyens qui au fond savaient très bien, la culture italienne elle-même, la classe dirigeante dans son ensemble, riches et puissants à n'importe quel titre? Et ceux, parmi nous, qui ont cédé, qui se sont résignés, qui sont revenus à leur vie privée ou, par tant de chemins, à la "vraie" politique, ne devraient-ils pas le regretter et passer à un "repentir actif", pour récupérer le retard, pour donner un coup de main à ceux qui sont restés et qui, peut-être légitimement fatigués, peuvent en tirer une force et un réconfort?

Ne faut-il pas à présent, bien agir, faire littéralement profit de cette histoire, de cette "même histoire", privée et publique, de l'histoire radicale?

Et, encore: est-ce que nous avons bien fait, ou pas, de résister, pendant une vie, peu importe sa longueur, quatre-vingt ans ou vingt ans, à ne pas vouloir payer le prix de cette politique, de cette façon de faire de la politique qui semblait la seule, communiste ou républicaine, démocrate chrétienne ou socialiste, de la CGIL (12), de la UIL (13), des Coopératives, des Patronats, des Import-Export, des USL (14) (rappelez-vous: nous n'avons jamais accepté d'en faire partie)?

Est-ce que nous avons bien fait de choisir de ne pas nous présenter aux élections des administrations locales avec le système partitique-proportionnel (qui nous aurait assuré quatre-vingt mille/cent mille inscrits et des positions de pouvoir politique au bon moment), pas uniquement par honnêteté, mais par intelligence, par un intérêt fort acharné et fort noble, par esprit de clarté? N'était-ce pas plutôt cette autre façon, cette façon de se résigner à une certaine politique de parti, que le député socialiste Sergio Moroni, suicide par amour et noblesse civique, dénonçait comme l'"erreur" tragique commise, partagée?

Nous revenons pour cela à demander des inscriptions, des souscriptions. Nous demandons de la force, nous demandons une capacité, nous demandons une fraternité et une solidarité militante, dans l'intérêt de chacun, le tien, le nôtre, de tous; nous demandons, pour qu'il soit possible de continuer à agir, à concevoir, à mettre en lumière ce que nous avons prouvé que nous voulions et savions faire, de toute façon.

Nous t'écrivons de personne à personne. En cela, aussi, nous sommes "uninominalistes".

On "vote", on "aime", on "choisit" la personne, le territoire (l'environnement), pas la faction, le parti, l'idéologie. Si l'on choisit le PR on choisit un parti qui exprime, rassemble, crée ces personnes, cette histoire, ces idées et ces actions. En t'écrivant nous accomplissons un choix. Nous espérons que tu feras la même chose.

RAPPELONS ENSEMBLE CERTAINES CARACTERISTIQUES ESSENTIELLES DU PR:

1) S'inscrire au Parti Radical ne comporte aucune forme de discipline: ni moralement, ni politiquement, ni - nous l'espérons - psychologiquement. On "ne demande pas" d'être inscrit. On achète la carte, on s'inscrit comme pour acheter un billet de train ou d'autobus, pour jouir d'un "service public" et personne ne peut la retirer; personne ne peut exprimer de jugements sur l'inscrit, ni moraux, ni politiques, ni statutaires. On paye: on obtient la carte et on a les droits des inscrits.

Il s'agit d'un "Parti Nouveau". Il demande non pas des sacrifices de liberté, mais l'exaltation de sa propre liberté et responsabilité de la part des inscrits. Le Parti Radical est un parti "annuel": chaque année il faut décider d'en faire partie, ou pas. Le Parti Radical, en tant que tel, ne peut se présenter à aucune élection, d'aucune sorte, en aucune circonstance; ni, en tant que tel, avoir des fonctions institutionnelles, de gouvernement, national ou international, être concurrent de partis nationaux pour le gouvernement des institutions ou pour participer à leur vie.

2) Le Parti Radical ne représente pas ses inscrits. Il agit pour la réalisation des délibérations adoptées par statut. C'est un instrument, pas une maison, une famille, une "appartenance". Ni n'en présume, au cas où, d'autres.

3) La forme et l'histoire du Parti Radical montrent que ces conditions et ces caractéristiques sont possibles et représentent jusqu'à présent le plus grand exemple de créativité, de productivité, d'efficacité d'une forme organisée de politique. Rappelons-le: dans les dernières dizaines d'années, le Parti Radical connu par les italiens a rarement dépassé 3.000 inscrits (pendant longtemps il en a eu à peine plus que mille) et une seule fois 10.000. Il est donc manifestement vrai que chaque inscription, chaque inscrit vaut énormément pour le Parti Radical, et - ce qui compte - pour notre société et notre époque. Autrement dit, c'est vrai que tu vaux. Comme chacun de nous, ainsi, vaut.

POUR CONCLURE:

Oui, à présent nous pouvons le répéter, nous pensons: nous nous préparons à un "grand" Congrès de fermeture du Parti Radical.

Si nous devons cesser d'exister, ce sera une grande "Messe solennelle" laïque, un grand Requiem avec l'habituel Miserere et avec la splendeur douloureuse et gaie des Alléluia, des Hosanna et des Dies Irae.

Nous avons dû contracter un emprunt ces jours-ci, faire des dettes, pour arriver à cette seconde session du congrès et il faut une dizaine de milliards de lires par an pour faire décoller et vivre le Parti Radical, agir dans les Bosnie et les Somalie, pour qu'elles ne le deviennent pas, et elles sont déjà tellement nombreuses dans le monde; et agir à l'ONU, pour rendre possible et actuelle la réforme mondialiste et des droits, porteuse de paix, nonviolente. Pour que l'environnementalisme politique ne soit pas politiquement un mensonge, comme le pacifisme. L'alternative existe, comme d'habitude: 30.000 inscrits italiens. Trente mille inscrits italiens suffiraient, ici et maintenant, pour que l'on continue, pour que l'on vive.

Autrement dit: quatre italiens pour chacune des huit mille communes de ce pays, trois membres du PDS sur cent, à peine plus d'une patrouille d'internationalistes parmi tant de "démocrates", de "pacifistes", de "chrétiens", de "cosmopolites", de "verts", de "socialistes". Trente mille inscrits suffiraient, trente mille en Italie. Mais sans eux on ne peut pas continuer, parce que le Maire de Sarajevo ne peut pas mentir à ses compatriotes, de même que ne peut pas mentir le somalien Mohamed Aden Sheik, que ne peut pas tromper ceux qui meurent de faim, de misère, de la guerre d'Afrique, l'ancien Ministre des Affaires Etrangères du Burkina Faso, Basile Guissou. Parce que le PR, parce que nous, nous ne pouvons pas mentir à nous-mêmes, aux italiens. Les inscrits italiens au PR: 2583. Sans commentaire.

Comment s'inscrit-on, les quotes-parts d'inscription pour 1993

RECOMMANDATION:

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Seul le Congrès peut établir de nouvelles quotes-parts d'inscription. Les organes dirigeants peuvent uniquement, s'ils le croient, procéder à des "mises à jour", par rapport à des paramètres tels que le PNB et le revenu moyen des citoyens de chaque pays.

Pour 1993, donc, la quote-part d'inscription est fixée à 740 lires par jour, 270.000 lires par an. C'est la plus petite quote-part pour tous, également pour le chômeur, l'étudiant, le retraité ou le salarié, pour n'importe qui.

Il faut essayer de répondre aux exigences avec davantage de rigueur, de générosité et, surtout, de capacité. Avec le nécessaire, pas uniquement le superflu.

Le Premier Secrétaire, le Trésorier, le Président, le Président du Conseil Fédéral, ensemble, solennellement, si vous nous le permettez, adressent donc la recommandation de verser des quotes-parts plus élevées conçues de la façon suivante:

a) un minimum de 1.000 lires par jour, équivalent à une quote-part annuelle de 365.000 lires, recommandation pour tous;

b) un minimum de 5.000 lires par jour, équivalent à 1.825.000 lires par an, pour ceux qui ne se trouvent pas dans des conditions de difficultés particulières;

c) un minimum de 10.000 lires, équivalent à 3.650.000 lires, pour ceux dont les revenus dépassent la moyenne, ou qui veulent de toute façon contribuer au Parti Radical comme s'ils en disposaient;

d) un minimum de 50.000 lires, équivalent à 18.325.000 lires, pour ceux qui sont très aisés ou riches, et qui, comme tels, veulent contribuer, ou se sacrifier.

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A partir du versement (b) la quote-part comprend, pourvu qu'on l'indique, l'inscription à la CORA ("Coordination Radicale Antiprohibitionniste"), à l'ERA ("Esperanto Radikala Asocio"), à l'AREDA ("Association Radicale pour l'état de droit en Afrique"), à la "Ligue pour l'abolition de la peine de mort avant l'An 2000" et au "Mouvement des Clubs Marco Pannella, de luttes civiles, pour l'environnement et la Réforme".

N.B.: nous attendons une réponse de ta part dans les heures qui suivent la lecture de cette lettre. Nous t'en serons très, très reconnaissants, quelle qu'en soit la teneur. Téléphone 06/689791, Téléfax 06/6545396, télégramme...

Pour le versement de la quote-part: mandat télégraphique (avec le motif, l'inscription, la souscription, avec toutes tes données d'état civil: nom, prénom, adresse, téléphone, âge et profession), comptes courants, chèques, mandats, espèces (pas par la poste, si ce n'est par lettre chargée).

Nous pourrons ainsi espérer que, pour cette année au moins, pour le Congrès qui aura lieu du 4 au 8 février, l'exemple immédiat de beaucoup de personnes pourra permettre le "miracle" qu'il n'est plus raisonnable d'attendre désormais.

Nous en avons besoin. Bon travail.

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N.d.T.

1 - TANGENTOPOLI. Littéralement: "La cité des pots-de-vin".

C'est le nom qui a été donné au scandale des pots-de-vins payés à des hommes politiques par des chefs d'entreprise à titre personnel et pour financer leur parti. A peu près tous les partis politiques y sont impliqués. Milan est le centre de cette enquête de grosse envergure, mais petit à petit d'autres enquêtes s'ouvrent dans toute l'Italie.

2 - PDS. Parti Démocratique de la Gauche. Le 11 novembre 1990, le secrétaire général du Parti communiste, Achille Occhetto, proposa au Comité Central le nouveau nom de "Parti Démocratique de la Gauche" et un grand chêne stylisé comme nouveau symbole. Quelques communistes orthodoxes qui n'acceptèrent pas la réforme quittèrent le parti pour créer le parti "Rifondazione Comunista".

3 - PSDI. Parti social-démocrate italien.

4 - PSI. Parti socialiste italien.

5 - PRI. Parti républicain italien.

6 - RIFONDAZIONE COMUNISTA. Voir note 2.

7 - LEOLUCA ORLANDO. Homme politique, italien. Devenu maire de Palerme sous la poussée de la révolte populaire contre la mafia. Assez populaire dans le chef-lieu sicilien, il a fondé le mouvement "La Rete" qui vise à régénérer la vie politique italienne. Le mouvement est entré au parlement lors des élections du mois d'avril 1992 avec 2% des suffrages.

8 - MOUVEMENT SOCIAL ITALIEN. Parti fondé en 1946 par quelques ex-fascistes, actifs surtout durant la République Sociale Italienne, qui s'opposa aux forces alliées et au gouvernement légitime en collaborant avec les allemands (1943-45). En 1972 il absorba le Parti d'Union Monarchiste (PDIUM) et changea son nom en MSI-Droite Nationale. secrétaires: Giorgio Almirante (1946-50 et ensuite à partir de 1969), A. De Marsanich (1950-1954), A. Michelini (1954-1969), Pino Rauti et, actuellement, Gianfranco Fini.

9 - TORTORA ENZO. (Gênes 1928 - Milan 1988). Journaliste et présentateur connu de la télévision, arrêté pour présumé trafic de drogue. Elu au Parlement européen (1984) dans les listes radicales, il subit un fameux procès dans lequel il fut condamné pour être ensuite acquitté en appel. Occasion et symbole de la principale campagne radicale pour la réforme de la justice.

10 - FORTUNA LORIS. (Breno 1924 - Udine 1985). Homme politique, italien. Présentateur, en 1965, du projet de loi sur le divorce approuvé au parlement, après des années d'initiatives et de batailles menées aux côtés du Parti radical, en 1970. Présentateur aussi de projets de loi sur l'avortement et sur l'euthanasie passive (mais ce dernier n'est pas passé). Ministre de la Défense civile et des affaires communautaires.

11 - SPINELLI ALTIERO. (Rome 1907 - 1986). Pendant le fascisme, de 1929 à 1942, il fut emprisonné car leader des jeunesse communistes. En 1942 il rédigea avec Ernesto Rossi le "Manifeste de Ventotene", dans lequel on affirme que seule une Europe fédérale pourra liquider le retour des guerres fratricides sur le continent européen et lui rendre un rôle mondial. A la fin de la guerre, il fonda avec Rossi, Eugenio Colorni et d'autres, le Mouvement Fédéraliste Européen. Après la crise de la Communauté Européenne de Défense (1956) il devint membre de la Commission Europe, suivant de ce poste d'observation et critiquant l'évolution des structures communautaires. En 1979 il fut élu au Parlement Européen dans les listes du Parti Communiste italien (PCI), devenant l'esprit directif dans la réalisation du projet de traité adopté par ce Parlement en 1984 et connu précisément comme le "Projet Spinelli".

12 - CGIL. Sigle de la Confédération Générale Italienne du Travail. Fondée en 1906 par des socialistes réformistes, actuellement expression surtout des forces communistes et socialistes, dont (surtout du Parti communiste) elle fut "la courroie de transmission" dans le monde du travail, où elle est encore fortement majoritaire. Parmi ses exposants les plus prestigieux, Giuseppe Di Vittorio, Luciano Lama, Silvio Trentin, Ottaviano Del Turco, etc.

13 - UIL. Union Italienne du Travail. Syndicat national d'inspiration socialiste. Pour son importance numérique il s'agit du troisième syndicat après la CGIL et la CISL. A l'origine, c'était l'union des petits syndicats même "jaunes" et peu représentatifs, puis il a évolué et il a grandi au fur et à mesure, intellectuellement aussi.

14 - USL. Unité Sanitaire Locale, la plus petite unité administrative et opérationnelle, territoriale, dans lequel est subdivisé le Service national de santé.

 
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