SOMMAIRE: La relation dans laquelle le secrétaire du parti, Sergio Stanzani, trace la physionomie et les caractéristiques essentielles du parti radical transnational projeté dans les années 90. Elle est divisée par sujets: 1) Le salut au maire de Sarajevo, dans l'impossibilité d'intervenir, comme promis, aux travaux du congrès; 2) La mention des prises de position du gouvernement croate (non à l'accord serbo-croate aux dépends de la Bosnie) assumées lorsque les radicaux Griguric et Tomac étaient au gouvernement; 3) Mise au point des tâches et des responsabilités du parti radical transnational et nonviolent, préfiguré comme siège propre et unique d'un possible "nouvel humanisme", et appel à le faire vivre, en s'inscrivant; 4) Liste des représentants de parti, des socialistes aux verts, qui se sont inscrits récemment; 5) Soulignement du fait nouveau représenté par l'inscription de députés démocrates-chrétiens; 6) Configuration d'un parti qui soit simple "instrument", sans "discipline", capable de faire coexist
er positivement les "inspirations" les plus diverses, qui peuvent même "acquérir des caractéristiques prédominantes... indépendamment des objectifs concrets et pratiques..." dans une "pluralité d'association, même politique": une forme-parti, en définitive, "sans précédents", forte uniquement des méthodes et des formes nonviolentes de lutte" pour créer un "droit supranational de la personne" et "conquérir... des institutions supranationales effectives"; 7) Détermination d'une politique de l'environnement qui ait pour objectif de "jeter les embryons d'un droit international de l'environnement"; 8) Mise au point pointilleuse de la "particularité" représentée par la richesse et la variété des inscriptions de parlementaires et d'inscriptions "transnationales", qui semblent confirmer "l'impossibilité" de la fermeture; 9) Liste des projets entamés et possibles, au cas où le parti réussirait à vivre.
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Monsieur le Président du Sénat, monsieur le Président de la Chambre des députés, monsieur le Premier Ministre de la République italienne, monsieur le Premier Ministre de Macédoine, messieurs les Ministres et membres de Gouvernement, messieurs les ambassadeurs d'Israël, d'Albanie, de Slovénie, de Bulgarie, du Burkina Faso, de Hollande, de Grande-Bretagne, hôtes illustres de tant de pays si différents et également si éloignés entre eux, mesdames et messieurs qui avec votre présence avez voulu honorer le début des travaux de cette seconde session du 36ème congrès du Parti Radical, une occasion pour nous non seulement fort importante et très satisfaisante, mais aussi un moment de décisions objectivement dramatiques car elles concernent le risque extrême de notre existence.
Vous avez voulu ainsi - je le pense - exprimer également votre appréciation pour l'effort et l'engagement que nous avons mis en acte pour donner corps et donner naissance à un projet tout aussi ambitieux que nécessaire et urgent, comme celui de constituer et de rendre opérationnelle la première forme politique au monde qui soit partie politique transnationale et transpartitique à adhésion directe de citoyens de chaque pays.
A mon nom et à notre nom, je vous salue et je vous remercie.
Je veux adresser un salut et remercier particulièrement Muhamed Kresevljakovic - le Maire de Sarajevo - qui devait inaugurer les travaux de cette session et qui uniquement à cause de l'obstination de la PROFORONU, des Nations Unies, n'a pas pu être présent ici avec nous. Merci au Maire de Sarajevo, mais merci à l'inscrit au Parti Radical qui, avec son inscription, a voulu souligner sa qualité de démocrate, d'homme qui croit profondément à la tolérance, au respect réciproque, à la nonviolence, à la paix.
Les sentiments suscités par les heures passées il y a quelques jours à Sarajevo sont encore vivants chez moi; j'ai vu et j'ai senti la force de ceux qui, non seulement parce que tragiquement obligés, doivent subir et supporter le supplice et le poids de ce qui non seulement les met dans la condition de devoir défendre leur propre vie et celle des personnes qui leur sont le plus chères, mais qui les frappent et les offensent dans ce qu'ils veulent et dans ce qu'ils croient, dans leurs propres espoirs.
Très chères amies et très chers amis, camarades.
Le fait que ce congrès, décisif pour nous, commence avec le nom et l'image de Sarajevo a une valeur que chacun de nous comprend.
Ce qui se passe en ex-Yougoslavie peut être bien compris comme un paramètre idéal de référence pour mesurer ce qu'a été, ce qu'est et ce que pourrait être le Parti Radical transnational du droit et de la nonviolence. Il n'est pas nécessaire que je parcoure de nouveau à présent les positions et les initiatives que nous avons assumé au fur et à mesure à partir de 1979. Je les ai rappelées dans mon intervention à la session précédente de ce congrès. Il suffit, fondamentalement, de dire une chose, pas par jactance, mais par sens de la vérité: d'étape en étape, et anticipant à chaque fois les événements, nous avons prévu ce qui se préparait, et nous avons indiqué et essayé de promouvoir les seules mesures qui - aujourd'hui tout le monde peut le constater - auraient évité que la situation précipite.
Quel cours différent auraient pu avoir les choses si la force politique organisée du Parti Radical avait été différente, et beaucoup plus importante? On se le demande d'autant plus si nous considérons le sens et l'importance que la présence du Parti a déjà assumé ainsi en ex-Yougoslavie, avec l'insuffisance fragile de moyens et d'instruments d'action à notre disposition.
Disons-le et revendiquons-le: comme le témoigne le vice-premier ministre du gouvernement croate lui-même, Tomac, dans son dernier livre, c'est justement dans le cadre du Parti Radical - auquel sont inscrits aussi bien Tomac que le premier ministre Greguric - qu'avait mûri la ligne du gouvernement croate de refuser la politique de l'accord serbo-croate aux dépends de la Bosnie-Herzégovine; une ligne que, dans un contexte si difficile, ce gouvernement, tant qu'il a duré, a suivi fermement.
Un exemple, un paradigme, je disais.
La question, en définitive, encore une fois, et de plus en plus - et désormais en termes d'ultimatum - est celle de l'existence ou non du Parti Radical, du fait qu'il ait ou qu'il n'ait pas le minimum de force qui lui permette de répondre aux tâches et qu'il veut et qu'il doit se donner.
C'est fondamentalement de cela et uniquement de cela que nous avons parlé dans la première session du congrès. Et pour ma part, c'est à ce propos que j'ai parlé, que j'ai lu, que j'ai écrit, dans ces dernières années, dans mes interventions aux Conseils Fédéraux et à la première session de notre Congrès, l'équivalent de centaines et de centaines de pages.
Dans ces relations j'ai toujours considéré nécessaire de reconstruire, de revoir, pas après pas, action après action, difficulté après difficulté, million de dollars après million de dollars - et parfois dollars après dollars - inscrit après inscrit, et aussi raisonnement après raisonnement, la chronique détaillée d'une histoire tentée, qui nous traverse. Condamnés comme nous le sommes à aller de l'avant sous le fouet des idées, des évidences - qui pour nous du moins sont absolument telles - dont aujourd'hui encore je ne comprends pas si d'autres n'ont pas su les cueillir, justement parce qu'elles étaient telles de manière aveuglante. Et sous le fouet des confirmations que l'histoire apporte à ces idées, à nos analyses.
Une histoire tentée, je dis. Qui nous traverse. Mais qui plus souvent nous a poussés presque au-delà, presque trop loin, par rapport à trop d'autres personnes, et à ce qui était prévu. Je ne sais pas si nous sommes coupables d'être restés si peu nombreux, en Italie, et dans le monde. Mais nous le sommes restés, et cette insuffisance numérique s'est renversée quotidiennement sur chacun de nous, comme une condamnation à être plus forts que nos forces, que nos limites. Toujours cloués non seulement à l'humilité, mais aussi à la modestie apparente, quasiment à la clandestinité de notre engagement. Et en politique ce qui compte, bien sûr, heureusement, c'est l'identité, mais plus que l'identité ce qui pèse, parfois de façon déterminante, c'est l'image.
Si bien que votre Secrétaire - qui vous parle à présent -, votre Trésorier - qui le fera dans un instant -, votre Président, votre Président du Conseil Fédéral, viennent ici avec la conscience tourmentée d'une image et d'une oeuvre obscure, presque méconnaissable, qui n'est pas déterminable ni appréciable. En Italie, peut-être, encore plus qu'ailleurs. Mais que nous soyons là, malgré tout, c'est une notion qui existe, qui est sûre. Ce n'est pas le cas pour ces deux douzaines, peut-être, de membres de la nouvelle classe dirigeante du Parti Radical, qui pourtant s'est petit à petit formée. Elle a un grand potentiel de direction et d'activisme politiques, de capacité d'entreprise, de sévérité de vie et de travail, d'enthousiasme idéal et politique, malgré les frustrations quotidiennes des attentes et des espoirs. C'est pour souligner cette réalité, cette conquête certaine et insoupçonnée du Parti et pour le Parti, que j'ai voulu m'attarder un instant, dans cette intervention, sur la difficulté du travail
qui a uni en particulier Emma Bonino, Paolo Vigevano et celui qui vous parle, et ces amis et camarades.
Nous disons à nos amis non-italiens, et italiens aussi, que ce signe - de la fragilité et aussi de la précieuse faiblesse dont nous sommes parfaitement, et anxieusement conscients - est extraordinaire pour notre pays au moins autant qu'il le serait dans n'importe quel autre pays avec pourtant une grande tradition de tolérance et de démocratie.
Ce signe, si c'est cela dont il s'agit, n'est pas du tout "naturel" en Italie, si ce n'est dans la mesure où la "nature" est aussi histoire qui s'accomplit, moralité qui s'affirme et se gagne.
Si ici, donc, ce nouvel humanisme, cette capacité de faire - de sa propre tribu, de sa propre faction, de sa propre tradition, de sa propre fidélité à son propre parti national - une raison d'unité, d'amitiés et d'entreprises, différentes et nouvelles (qui dépassent les frontières et les langues pour en faire une richesse), si cela, ici, est possible, ça veut dire que c'est possible partout. En premier lieu, amis ex-yougoslaves, amis de l'ex-URSS, amis du Proche-Orient, chez vous et pour vous. Et les italiens du Parti, tous, le sont pour l'être avec vous, chez vous, pour vous; et ils attendent la même chose, avec confiance et amour du dialogue et de la paix.
Des 140 parlementaires inscrits au Parti Radical, la majorité absolue est faite de camarades, d'amies et d'amis, qui appartiennent à un Parti qui est en train d'affronter en ce moment, plus que tout autre, la souffrance d'un échec, d'un acharnement intolérant, le prix d'erreurs qui n'ont certainement pas été leur monopole, qui les rend parfois même ennemis entre eux, comme cela se passe dans les moments où le sort n'est pas favorable. Nous sommes d'autant plus heureux et reconnaissants de leur présence si nombreuse, si généreuse. Que le fait d'être unis, comme radicaux, à tant d'autres, et parmi eux, leur redonne aussi le sens de combien, dans le profond, les raisons idéales restent vivantes, et qu'elles peuvent et doivent les secourir, elles qui nous secourent.
Parmi nous se trouvent à présent la plupart des groupes parlementaires laïques et réformistes, du Parti Libéral, du Parti Social-Démocrate - en commençant par le Secrétaire Carlo Vizzini - avec leurs Ministres; du Parti Républicain. L'histoire de notre pays et l'histoire de l'Europe fait en sorte que ces présences se confondent, dans les mêmes racines, avec celle de la plupart d'entre nous, "radicaux historiques", désormais une toute petite minorité numérique dans ce nouveau Parti commun qui est le nôtre.
Celui qui connaît notre pays sait que les forces vertes et environnementalistes sont en grande partie l'expression historique et politique de notre histoire italienne; il sait - par exemple - qu'Adelaide Aglietta et Francesco Rutelli, et tant d'autres, sont parmi les leaders radicaux d'une vie, et que tant de nouveaux inscrits sont de vieux militants des mêmes batailles.
Un groupe de parlementaires du Parti Démocratique de la Gauche, de l'ancien Parti Communiste Italien, donne corps au Parti Radical d'aujourd'hui. Willer Bordon a été le premier. Le prestige démocratique et culturel de Massimo Salvadori, la générosité et la rigueur politique des autres camarades, nous laissent espérer que la participation démocratique, tolérante et internationaliste des anciens communistes italiens, dont les dirigeants semblent encore douter de leur propre force, de leur propre capacité d'animer des unités nouvelles et libres, où chacun vit de manière non-exclusive et totalisante ses propres idées, ses propres espoirs, ses propres fraternités électives, ne sera pas longtemps absente.
Le Parti Sarde d'Action, l'Union Valdôtaine, la Ligue Démocratique Vénitienne, avec leurs parlementaires, assurent l'apport et le soutien du fédéralisme autonomiste démocratique italien.
Ceci, amis congressistes, est un tableau que nous devions vous illustrer jusqu'à hier. Mais, dans les dernières heures, un événement - pour nous - doit être salué comme le plus important, peut-être, de ces dernières années et pas uniquement d'elles: ce n'est pas uniquement une question de temps. Après certains assesseurs et certains conseillers régionaux, des députés de la Démocratie Chrétienne se sont inscrits au Parti Radical de 1993.
Nos parents, nous-mêmes, nous nous sommes affrontés, nous nous sommes combattus en Italie, pendant des décennies, inlassablement. Les radicaux historiques ont peut-être été la seule force politique italienne qui a refusé pendant plus de trente ans toute hypothèse d'alliance avec la Démocratie Chrétienne. La seule. C'est pourquoi nous avons été marginalisés, combattus. Beaucoup plus, d'autre part, par la gauche, par le monde laïque italien que par la Démocratie Chrétienne elle-même. Ceci a comporté la solitude de trois générations, désormais, de radicaux historiques italiens. Le nouveau Parti Radical, en Italie aussi, avec cet événement, devient pleinement nouveau.
Je sais que Marco Pannella a l'intention à ce propos, en particulier, de faire d'ici peu une brève intervention. Permettez-moi, cependant, de dire que personnellement j'envie ces amis radicaux, ces amis pleinement radicaux, à présent, comme moi et comme chacun d'entre nous, pour la valeur qu'ils donnent, l'honneur qu'ils font, encore plus qu'à nous tous, à leur Parti, à la Démocratie Chrétienne italienne, en montrant de sa part une force active de tolérance et de démocratie que très peu de gens connaissaient et savent reconnaître en Italie, et en dehors de ses rangs.
Pour conclure, sur ce point: peut-on imaginer que l'Italie soit promptement et convenablement informée, qu'il lui parvienne un exemple, un témoignage, de ce qui est peut-être nécessaire pour tous? Un témoignage sur le fait que chacun de ces députés et de ces sénateurs, de tout parti et de toute inspiration, est - sont - radicaux, pour être aussi actionnaires, fournir des actions, car ils se sont peut-être dits, simplement, qu'il valait mieux que le Parti Radical transnational transpartitique existe, au lieu de ne pas exister? Et qu'existe surtout le parti de la nonviolence politique et de la liberté politique: un des rares maîtres classiques du libéralisme de ce siècle, Karl Popper, a lui aussi découvert qu'elles devaient être aujourd'hui intimement associées, conjugués.
Lundi prochain au plus tard, nous devrons prendre nos décisions. Nous ne troquerons pas la règle que nous nous sommes donnés pour un énième espoir destiné à devenir une illusion: celle de vivre obstinément en honorable mendicité, essayant toujours de faire de la pauvreté, une richesse. Une mendicité avant tout d'amitié, de fraternité, d'activité laïque, d'une part et, de l'autre, selon des règles associatives qui donnent littéralement une valeur - une valeur quotidienne, et une gestion austère - à l'argent et au Parti.
J'adresse ici un appel personnel à chacun des présents, congressistes non-inscrits, journalistes, hommes politiques, techniciens - à tous ceux qui en ce moment nous écoutent sur Radio Radicale - pour qu'ils s'inscrivent, ici et à présent, ou en envoyant un mandat télégraphique, en devenant pour quelques heures, ramasseurs, promoteurs, pour que ce qui semble devenu inévitable devienne impossible: la fin de ce, de ce Parti Radical.
L'image de ces inscriptions, s'il y en avait, ne pourrait-elle pas devenir l'étincelle capable de faire flamber une flamme de paix et de démocratie, d'énergie, pour que - armés de nonviolence - on soit capables d'arriver à temps à Sarajevo ou dans le Nagorno Karabakh, en Somalie ou au Moyen-Orient, outre qu'en Italie? Et à l'ONU? Et à Bagdad?
Dans les dernières années il y avait eu des difficultés et des perplexités sur la légitimité pour des membres de Partis nationaux d'adhérer au Parti Radical. Aujourd'hui, lorsque dans le Conseil Fédéral à lui seul il y a des représentants de différentes forces politiques nationales, il est évidemment difficile que ces difficultés soient faites valoir.
Mais il nous semble important de rappeler certaines caractéristiques du Parti, qui selon nous - évidemment - doivent être confirmées et renforcées dans le nouveau statut.
Le Parti doit être considéré comme un instrument, un ustensile, noble, précieux, mais quand même comme un ustensile, un instrument pour atteindre des objectifs politiques et sociaux. Il faut, théoriquement aussi, et psychologiquement, déconsacrer le Parti, devenu dans le dernier siècle, aussi bien dans ses formes dictatoriales, que dans celles de son hégémonie et démocratiques-continentales européennes comme une sorte d'Eglise, ou d'ethnie, ou de famille; ou, encore, des institutions qui représentent leurs propres inscrits, liés par des règles et des pouvoirs très forts, idéologiques, si bien que très vite se forment ensuite des appareils bureaucratiques de gestion, interprètes objectifs et sûrs des "vérités" du Parti lui-même.
Même dans la conception libérale le Parti est souvent considéré comme le lieu dans lequel il faut renoncer au moins à une partie des libertés personnelles et politiques, un sacrifice qui serait nécessaire pour défendre les valeurs et les intérêts de la communauté ou même des individus.
Le Parti Radical, au contraire, représente une association à laquelle on adhère pour renforcer sa propre liberté dans l'interdépendance, au lieu de la consommer dans une vision individualiste-atomisée de la personne, abstraitement indépendante.
Dans ce sens il ne peut y avoir "une discipline de parti", sous aucune forme. Seuls les organes exécutifs, évidemment, doivent se considérer obligés de s'acquitter, tant que leurs composantes agissent en tant que telles, des mandats que le statut considère pour eux contraignants, dans des conditions de vote déterminées. Mais le premier droit à changer d'opinion, à ne pas être cohérent, apparemment, avec les volontés et les choix accomplis, de la part de chaque inscrit, doit être affirmé et, autant que possible, défendu comme une "coutume" du Parti, même sur le plan des répercussions psychologiques différentes du point de vue atavique. En aucun cas le Parti ne peut juger les comportements sociaux, politiques, particuliers de ses inscrits, exprimer des jugements moraux sur eux ou des sanctions quelles qu'elles soient.
Une condition pour appartenir au Parti Radical est celle d'"acheter" la carte du Parti en payant au moins la contribution minimale qui a été fixée, pour soutenir au moins, de cette façon, les objectifs qui à ce moment-là sont les siens. De même que - nous le répétons - on achète un ticket de métro ou un titre de transport.
En pratique, il y a des inspirations qui peuvent prendre des caractéristiques dominantes du Parti Radical, indépendamment des objectifs pratiques concrets que le Parti se donne, chaque année. Ainsi, à travers le symbole ou le logo du Parti - celui qui évoque aujourd'hui la nonviolence ghandienne et le caractère transnational - on peut donner pour acquis certains comportements, certaines méthodes d'expression et de lutte civile, comme étant les plus cohérents et les plus efficaces pour atteindre des objectifs spécifiques, et d'ordre général.
La pluralité d'association, même politique, est absolument cohérente avec cette vision des droits-devoirs des inscrits.
Le symbole et le nom du Parti ne peuvent pas être utilisés par quiconque pour des élections institutionnelles ou d'autre nature, sans quoi son caractère transpartique et transnational seraient - dans des pays à système proportionnel, en particulier - tout à fait impossible.
Par conséquent, en tant que tel, le Parti Radical, ou ses militants, en tant que tels, ne peuvent également pas participer à des gouvernements ou des oppositions formelles d'aucune sorte.
Ces énoncés peuvent paraître banals ou simplistes. En réalité, ils caractérisent une forme de Parti, de sujet politique sans précédents.
Dans sa longue phase italienne, cette forme de Parti a cependant montré une grande force politique; elle a constitué une entreprise qui s'est révélée comme la plus créative et également la plus durable, mais aussi la plus "biodégradable". Si l'on observe aussi sa parenthèse institutionnelle et nationale italienne, les élections et sa production législative, les luttes sociales et pour les droits civils et humains, l'insuffisance de ses inscrits et de ses budgets, le rapport coûts-recettes du Parti Radical est totalement sans comparaisons possibles.
La force des méthodes et des techniques nonviolentes de lutte qui ont été utilisées, s'est révélée dramatique, risquée, bien sûr, mais aussi extraordinaire et probante.
Elle a aussi révélé une extraordinaire force formatrice de cadre militants sur le plan social et politique, à forte vocation également institutionnelle. En Italie, les grandes campagnes référendaires se sont révélées comme mobilisant des forces individuelles et civiles très efficaces. Les plus grandes responsabilités institutionnelles du Parti Radical ont toujours été à caractère "personnel", plutôt que "collectif", à élection directe des dirigeants de la part des inscrits réunis en Congrès. Et avec une forte attention pour les principes fondateurs de la forme anglo-saxonne de démocratie, valorisant la responsabilité de gouvernement de la part de la personne, et la représentation d'un territoire, de l'environnement.
Dans un Congrès qui devrait être de nouvelle fondation du Parti - et qui a une commission consacrée à ce thème, avec un document de proposition et de discussion qui vous a été remis - nous avons jugé nécessaire de rappeler les principes inspirateurs historiques et statutaires qui ont montré dans le temps, outre que dans la recherche et dans l'attention privilégiée, qu'ils avaient une importance positive.
Depuis toujours et un peu partout on déplore encore aujourd'hui les échecs continus de la nonviolence, de la démocratie et de la tolérance. A raison, ces trois termes sont de plus en plus évoqués ensemble: partout s'accroit la conscience - jadis il n'en était pas ainsi - du rapport profond qui lie la démocratie et la nonviolence.
Mais il faut, à ce propos, une clarté intellectuelle. Il est hors de sens de déplorer l'"échec" de la nonviolence tant que la nonviolence, au moins, ne descend pas sur le terrain, tant qu'elle ne se mesure pas dans le concret de l'action politique comme alternative aux instruments et aux méthodes de la violence. Encore une fois, donc, le problème est celui de nous organiser, d'organiser une action politique.
Et c'est ce que nous voudrions que soit le Parti Radical: notre proposition est de nous retrouver, et de se donner réciproquement de la force, dans le Parti qui, avec la nonviolence, crée un droit supranational de la personne et conquière des institutions supranationales effectives capables de le garantir.
De la ex-Yougoslavie à l'Irak, de la Somalie au Cambodge, du Soudan au Nagorno-Karabakh, la nécessité apparait évidente de nouveaux sièges et de nouveaux instruments de droit supranational.
Qui nierait aujourd'hui l'actualité des principes et des objectifs affirmés depuis longtemps par nous seuls?
Du droit-devoir d'intervention à la défense des droits de la personne, comme objet fondamental de la politique internationale, par-delà les souverainetés nationales; de la nécessité de faire devenir droit positif les grandes déclarations internationales des droits de la personne aux contradictions sans remèdes que porte avec lui l'Etat national comme seule et indiscutable réalité institutionnelle existante.
Nombreux sont les thèmes, les projets, les initiatives que le Parti Radical a proposé et propose. Nous les connaissons et, d'ailleurs, nous en discuterons dans les commissions, grâce aussi aux documents et aux notes qui ont été préparés et distribués.
Je veux seulement faire une allusion à la question de l'environnement, tenant compte aussi des apports prévisibles qu'il y aura sur ce thème: sur lequel, du reste, jusqu'à présent le Parti n'a pas pu malheureusement s'engager.
Une politique pour l'environnement doit avoir aujourd'hui comme premier objectif celui de rétablir l'efficacité du droit, en déterminant les conditions de son application effective. La doctrine a déterminé depuis longtemps les embryons d'un "droit international de l'environnement". Et à vrai dire, avec toutes les normes coutumières, les déclarations de principe, les traités à caractère mondial et les traités régionaux, on a toujours créé un échafaudage sans précédents, soit pour ses dimensions, soit pour l'insuffisance des résultats pratiques. Qui tient les ficelles de ce mosaïque très compliqué? Pas le pouvoir politique, jusqu'à présent sans cesse dans l'anxiété et en retard, perdu dans un labyrinthe bureaucratique de procédures, de comités, de programmes, de fonds. Il n'y a pas de voie d'issue si l'on ne réussira pas à donner aux normes du droit international une force coercitive et des instruments de sanction.
Si c'est vrai - et c'est vrai - n'est-il pas essentiel et prioritaire pour toutes les forces environnementalistes de se donner une capacité de lutte transnationale pour le droit comme celle que le Parti radical propose d'organiser? Refuser, laisser tomber cette proposition et cette perspective pour rester enfermés dans les étroitesses des "environnementalismes nationaux" ne signifie pas renier les raisons mêmes d'exister de l'environnementalisme politique?
Par ce chemin aussi on revient au thème de fond: la nécessité vitale, prioritaire, du Parti Radical Transnational. C'est notre conviction, soufferte, mais ferme, comme vous pouvez bien le comprendre. Mais une décision, une prévision sans une alternative théorique, sont rarement correctes, adéquates, suffisamment profondes. Essayons donc d'ouvrir cette phase de nos travaux de congrès avec certaines considérations qui devraient faire de la fermeture du Parti une impossibilité, sur le plan de la conscience, de la raison, de la nécessité d'exister.
Au mois de mai, 29 parlementaires italiens étaient inscrits au Parti Radical, représentant 6 partis. Actuellement ils sont 140, représentant 10 partis, sur près de 1000 représentants au Parlement.
Les congressistes non-italiens, les observateurs politiques, auront peut-être tendance à considérer qu'il s'agit d'une particularité de la nature, de la singularité italienne, du pays qui accueille ce Congrès.
Que des représentants et des militants de partis qui sont profondément opposés, historiquement - les uns traditionnellement de gouvernement, les autres d'opposition, avec une histoire communiste ou libérale, de gauche, de centre, et même de droite - accourent pour secourir un projet et un sujet politique, transnational et transparti, et quand même toujours, profondément, durement politique, pour l'adopter, pour lui donner ses propres caractéristiques et en accepter pour soi de nouvelles; qu'ils acceptent de le faire quand la direction actuelle du Parti Nouveau est encore formée de "radicaux historiques", donc (pour la plupart d'entre eux) de militants et de représentants politiques qui hier encore étaient leurs concurrents, leurs adversaires dans la lutte politique nationale, souvent les plus durs, les plus radicaux vraiment, cela est aujourd'hui, pour nous "radicaux historiques", des dirigeants aux militants, un honneur, un cadeau, une source d'obligation et de rigueur, de loyauté et d'amitié sans pare
ille. Mais c'est aussi, il me semble, un honneur pour la société, pour la politique, c'est - aussi - un témoignage, aujourd'hui, littéralement émouvant de la noblesse possible de la politique ou du fait que d'Italie peut venir une contribution spéciale, élevée, peut-être même adéquate, pour que notre époque et notre société, dans cette fin de siècle sous beaucoup d'aspects tragique, voie resurgir et vivre de vieux espoirs de coexistence civile, tolérante, nonviolente, démocratique, solidaire, dure et combative, même, contre tout ce qui la nie et la refuse.
Au moment du début des travaux de la première session de ce congrès, à la fin du mois d'avril 1992, les citoyens non-italiens inscrits au parti étaient 3.219 (42.8% du total).
Aujourd'hui ils sont 7.670 (74,6% du total). Ils ont plus que doublé et ils sont presque trois fois plus nombreux que les inscrits italiens (65,6%).
Ils habitent 60 pays différents et notamment dans les 15 républiques de l'ancienne Union Soviétique, où ils sont aujourd'hui 5.589 (à la fin du mois d'avril ils étaient 1.270). Rien que dans la République Russe ils sont 2.870 (ils étaient 1.274), à peu près 260 en plus que le total des inscrits italiens (2.611); les inscrits en Ukraine sont 1.107 (ils étaient moins que 500). 1.038 d'entre eux habitent des régions et des Républiques d'Asie.
Dans les Républiques de l'ex-Yougoslavie les inscrits sont aujourd'hui 571 (ils étaient 307 à la fin du mois d'avril), dont 385 habitent la République croate (ils étaient 241).
En Afrique, rien que dans la République du Burkina Faso, les inscrits sont 702 (en avril ils étaient 262).
Une autre donnée significative, qui revêt une importance particulière, est la présence dans le Parti Radical d'inscrits de religion musulmane, qui, aujourd'hui, représentent déjà 15% du total. Ce pourcentage monte à 20% si l'on ne tient pas compte des inscrits italiens.
En définitive, les inscrits en 1992, en à peine plus que 8 mois, sont passés de 5.60 à 10.281, avec une hausse de 51%; les italiens n'ont augmenté que de 770 unités (29,5%), tandis que ceux des autres pays de 7.062 unités (219,4%).
En ce qui concerne la composition du Conseil Fédéral, dont - comme vous le savez - font partie les parlementaires, à la fin du mois d'avril ils étaient 216, dont 29 italiens et 187 de 30 autres pays différents.
Fin 1992, le nombre de parlementaires inscrits au Parti et qui font partie du Conseil Fédéral est monté à 446, avec une hausse de 100%: les italiens sont aujourd'hui 140, avec une augmentation de 109 parlementaires, tandis que les autres sont 306 de 40 pays différents et appartenant à 90 partis ou groupes politiques, avec une augmentation de 120 parlementaires.
Les parlementaires de l'ex-URSS sont 134, de l'ex-Yougoslavie 63, 79 dans les autres pays d'Europe centrale et 19 en Afrique.
Ce sont des données que mettent tout de suite en évidence la diversité de l'engagement en Italie et dans les autres pays: en Italie l'engagement a été adressé presque exclusivement à la classe politique parlementaire, alors que dans les autres pays d'Europe centrale et de l'Est et du Sahel, en Afrique, le Parti a agi, outre qu'à travers la structure et l'organisation mise en place pour l'impression et la diffusion du journal »Le Parti Nouveau , en se servant de son propre réseau d'organisation - ultérieurement renforcé dans les derniers mois - avec une capacité opérationnelle beaucoup plus étendue, articulée et diffusée, également et surtout grâce à l'apport et au travail fourni par les militants habitant ces pays.
Depuis près d'un an, et depuis la première session du Congrès, nous avons fixé dans les ressources équivalentes à près de trente mille inscrits italiens, les conditions matérielles, techniques, économiques, d'organisation, pour la réalisation de nos projets, de nos objectifs.
En mai, nous décidâmes de renvoyer toute décision définitive sur la vie du Parti Radical, tout en devant constater que l'on se trouvait face à la confirmation de l'impossibilité, enregistrée jusqu'alors, d'un saut de qualité, pas uniquement numérique, du potentiel militant et politique du Parti. Si les inscrits non-italiens, cette année, ont augmenté de façon si importante, le nombre d'inscrits italiens est resté le même.
De cette façon, en ne voulant considérer que l'aspect purement numérique, pour pouvoir arriver à l'organisation de la seconde session de notre Congrès nous avons dû nous endetter - comme prévu - pour un montant très proche de la valeur commerciale effective de notre patrimoine.
A la fin du Congrès, par conséquent, le Parti Radical, à moins d'événements imprévisibles, absolument improbables (seule une explosion d'inscriptions concentrée en quelques heures, plus qu'en quelques jours, et de laquelle honnêtement il n'y a aucune trace pourrait l'être), nous aurons à peine la possibilité de procéder à la liquidation du Parti, essayant d'en sauver (et cela comporte une activité et un minimum de dépenses) les archives, que nous ne pouvons considérer comme notre patrimoine privé, mais comme un patrimoine culturel et historique d'intérêt civil pour tous.
Tout cela dit, il reste à dire et à rappeler uniquement l'essentiel. Nous risquons nous aussi de donner l'oeuvre pour sûre, lorsque la vérité nous est apparue claire, et connue.
Il ne nous a pas été possible de réaliser le premier objectif, le premier service que nous voulions être, parce que l'on nous en a refusé les moyens et qu'on continue à le faire.
Il faut que des mêmes textes de loi, des mêmes documents d'orientation parlementaire, sur les droits civils et humains, sur la défense écologique, soient élaborés, soutenus, si possible votés, en même temps, dans les différents pays du monde, et dans les instances internationales. Il faut que les gens en soient informés, que des places, des maisons, des lieux de vie de chaque jour, avec les méthodes de la nonviolence et de la démocratie, parviennent les soutiens et les luttes nécessaires pour que les institutions créent le droit, le droit à la vie, la vie du droit.
Les collègues parlementaires peuvent comprendre l'immense difficulté, de même que l'immense urgence, la nécessité que cette oeuvre soit concue, mise au jour, achevée. Pour cela il faut, beaucoup de travail, beaucoup de conviction, beaucoup de dévouement, beaucoup d'expérience, beaucoup d'amour et beaucoup d'espoir, beaucoup de temps, beaucoup d'argent aussi (mais très peu si nous étions nombreux, et si l'on commençait à travailler pour le devenir).
Il faut - nous le disions déjà il y a plusieurs années - entamer une réforme de l'ONU, préparer les instruments, en faire un objet de lutte, de conquêtes, de mobilisation des gens, des peuples, avant tout des personnes. Il ne faut pas perdre de temps, pour travailler et surmonter ce divorce entre science et conscience, entre science et politique, entre savoir et pouvoir, qui semble rendre schizophrénique notre époque, notre société.
Vivre ensemble, amis et camarades, au-delà des frontières, au-delà des horizons fermés des nationalismes totalisants, des racismes, des fascismes de droite et de gauche, des intolérances et des peurs, signifie aujourd'hui pouvoir comprendre ce qui unit dans le profond et dans le destin, ce qui pourra être le signe d'une époque et d'une civilisation, avant que ce ne soient les historiens et les archéologues qui le racontent, sans renoncer à gouverner avec la raison humaine la logique des choses, avec le travail quotidien le mal de chacun, le mal du monde. Pour pouvoir toujours recommencer, devoir continuer.
Nous avons déjà dû attendre plus d'un an pour lancer de façon adéquate la campagne pour l'abolition progressive de la peine de mort, au plus tard et à partir de l'An 2000, en inventoriant pas uniquement des raisons et des idées, mais plutôt les passages obligés, politiques, institutionnels, de réformes juridiques, de luttes démocratiques, leurs dates possibles, l'organisation des forces et des cultures qui autrement mettraient cette aspiration de côté comme un regret et une compassion de toujours, et pour toujours.
Nous avons dû abandonner de fait le projet de constitution et d'envoi de brigades de la nonviolence, de la démocratie et de la paix, dans les lieux difficiles ou tragiques qui augmentent dans le monde, un instrument nécessaire pour intégrer et soutenir aussi les actions institutionnelles, politiques, diplomatiques, tout en ayant constaté la force d'impact extraordinaire de nos actions en ex-Yougoslavie, notamment en défense aussi sur le front militaire des attaqués contre les attaquants en Croatie. Sans un grand Parti, de dizaines et dizaines de milliers d'inscrits, de militants, dans le monde, et dans nos régions, on ne peut pas réussir, de même qu'il est difficile d'imaginer le monde, le futur même proche, sans que nous réussissions.
Nous avons en embryon, ou à peine plus, les initiatives et les luttes fédéralistes démocratiques, de constitution du Parti, du Parti de la nonviolence, qui puisse finalement aboutir aussi à des échecs, puisque jusqu'à présent, dans le monde, nous n'avons même subis ces échecs; politiquement nous n'avons pas existé, la nonviolence comme alternative de gouvernement et de lutte n'est jamais apparue dans aucun lieu contemporain.
Nous avons fondé, tout de même, les actions de fondation pour le gouvernement des immenses problèmes linguistiques, culturels et politiques qui y étaient liés, par l'usage et le développement d'une langue internationale, à partir de la réalité espérantiste et du travail de ses partisans, dont beaucoup sont membres du Parti.
Je pourrais continuer longtemps. Mais nous dialoguerons au cours du Congrès, jusqu'aux décisions, tout au long de ces cinq jours difficiles. Comme si le temps nous appartenait, comme si nous n'avions pas les jours comptés, comme si le temps dont nous disposions n'était peut-être pas terminé. C'est à nous-mêmes que nous le devons, aux amis qui faisant des milliers et des milliers de kilomètres, en groupes nombreux, sont arrivés avec intelligence, et avec amour, jusqu'ici. Aux camarades qui se sont employés magnifiquement en ex-URSS, en Europe centrale et orientale, en Afrique. Et, laissez-moi le dire avec une pointe d'émotion et une montagne de reconnaissance, à ceux avec lesquels nous partageons nos journées à Via di Torre Argentina, à ceux qui ces heures-ci s'apprêteraient à nous rejoindre et à décréter la vie du Parti.
Pour laquelle, nous le répétons, nous avons indiqué, depuis un an, sans même en atteindre le début du début, l'inscription d'au moins trente mille italiens comme condition technique, matérielle, inévitable pour la vie, pour l'existence du Parti Radical.
Y a-t-il une alternative? Ce sera à ce Congrès, et à ce pays où nous nous réunissons, de le décider...