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Bonino Emma - 27 maggio 1993
Imagine que le procès contre quelqu'un comme Sesely commence demain...
par Emma Bonino (1)

SOMMAIRE: Emma Bonino exprime sa satisfaction pour la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies de constituer le tribunal international contre les crimes de guerre en ex-Yougoslavie. Elle espère qu'il pourra devenir un organisme permanent.

(IL GIORNO, 27 mai 1993)

J'apprends avec satisfaction la nouvelle de la délibération du Conseil de Sécurité à propos de la constitution d'un Tribunal international pour juger les crimes de guerre. Ce qui est surtout important c'est que le projet du Secrétaire Général des Nations Unies n'ait pas été amendé. Le projet a, en effet, accueilli les prévisions élaborées par le projet italien, surtout en ce qui a trait à la non prévision de la peine de mort et à la non prévision du jugement en contumace, donnant ainsi une plus grande garantie pour l'accusé et assurant une plus grande efficacité du jugement.

Il s'agit d'une première affirmation dans l'application du droit international. Un pas en avant, à mon avis, vers la constitution d'un ordre mondial fondé sur le droit et sur la légalité des droits de l'homme

Mais il y a, comme cela a déjà été mis en évidence dans la rencontre que j'ai eu avec Boutros Ghali la semaine dernière à New York, des problèmes quant à l'instauration effective de ce tribunal, en premier lieu pour ce qui a trait au financement.

L'institution effective, le souhait qu'il puisse devenir un organe permanent seront au centre des requêtes que le Parti Radical amènera à la Conférence de Vienne sur les droits de l'homme au mois de juin. Un rendez-vous qui se situe à 300 kilomètres seulement des lieux où ces mêmes droits sont violés.

La guerre en ex-Yougoslavie ne se résoudra certainement pas grâce au tribunal contre les crimes. Je ne l'ai jamais pensé et je ne pense pas que quelqu'un ait jamais avancé cette hypothèse.

Mais je me suis souvent posé une question et je voudrais que d'autres en fassent autant. S'il était immédiatement opérationnel, s'il était mis dans les conditions de juger dès maintenant les crimes commis en ex-Yougoslavie, si les juges du tribunal décidaient de juger Seselj, par exemple, que se passerait-il?

Peut-être que des controverses publiques, et pas uniquement, éclateraient au niveau international, peut-être commencerait-on à appliquer le principe des sanctions qui est indispensable pour affirmer et appliquer également le droit international, peut-être et ce n'est pas le moins important, cela contribuerait-il à mettre sous les yeux peu attentifs de l'opinion publique et des organes d'information une tragédie devenue telle grâce aussi à l'inertie européenne et à l'indécision internationale. Et l'invitation que j'adresse à la presse et aux organes d'information est de ne pas sous-estimer la portée de cette décision prise par le Conseil de Sécurité.

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N.d.T

1 - BONINO EMMA. (Bra 1948). Président du Parti radical, membre à plusieurs reprises du parlement européen, plusieurs fois député italien à partir de 1976. Parmi les promoteurs du Cisa (Centre Information sur la Stérilisation et l'Avortement), et militante active dans la bataille contre l'avortement clandestin, elle subit un procès à Florence et fut acquittée. Elle a participé à la conduction, même au niveau international, de la campagne sur la Faim dans le Monde. Parmi les membres fondateurs de "Food and Disarmament International", elle s'est occupée de la diffusion du Manifeste des Prix Nobel.

 
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