Radicali.it - sito ufficiale di Radicali Italiani
Notizie Radicali, il giornale telematico di Radicali Italiani
cerca [dal 1999]


i testi dal 1955 al 1998

  RSS
mer 29 apr. 2026
[ cerca in archivio ] ARCHIVIO STORICO RADICALE
Archivio Partito radicale
Il quotidiano radicale, Lavaggi Ottavio - 25 ottobre 1993
Histoires du transparti: Ottavio Lavaggi
Les choses qui comptent se passent hors des frontières

SOMMAIRE: Texte-interview, introduit dans la rubrique "Histoires du Transparti, dans laquelle les nouveaux inscrits pour 1994 exposent les raisons de leur inscription. Lavaggi en donne deux: 1) "les événements qui influencent aujourd'hui notre vie ont lieu hors et par dessus les frontières nationales"; 2) le Parti radical est le seul qui fait, en Italie, une série de choses qui personne d'autre ne fait". Lavaggi rappelle ses expériences précédentes de contact avec le parti (1974, 1975, 1989), ses divergences avec les luttes radicales sur le nucléaire civil et l'antimilitarisme, et enfin les bons rapports durant la période de travail au Parlement européen. Il ironise enfin, en plaisantant, sur les rapports difficiles entre les radicaux et le parti républicain.

(1994 - LE QUOTIDIEN RADICAL, 25 octobre 1993)

----

Ottavio Lavaggi, député républicain, est trésorier du Parti Radical depuis l'Assemblée de Sofia. Inscrit au Pr pour 1993, il annonce son inscription également pour 1994.

Donc tu t'inscris pour 1994 aussi?

Oui, je m'inscris au Pr pour 1994 aussi parce que les raisons qui m'amenèrent, en 1993, à reprendre, après quelques années d'absence, la carte radicale, sont plus que jamais valables.

Et quelles sont ces raisons?

Il y en a deux. La première c'est que je suis convaincu que la politique, aujourd'hui, est soit transnationale soit provinciale. Et franchement je préfère le premier choix. L'explication est facile: les événements qui influencent aujourd'hui notre vie, en grande partie, ont lieu hors et par dessus les frontières nationales. La seconde raison à la base de mon inscription c'est que le Parti radical est le seul qui fait, en Italie, une série de choses que personne d'autre ne fait et qui, si elles n'étaient pas faites, mettraient le pays dans une position encore pire que celle où il se trouve.

Ton inscription de 1993 a été ta première expérience avec le Parti radical?

Non. Je me suis inscrit au Parti radical en 1989, à l'occasion de la tentative de constitution de la Fédération laïque. Elle démarra avec la plus noble des intentions, celle de réunifier les diverses âmes, traditions, familles du mouvement des libéraux-démocrates italiens à l'occasion des élections européennes. On voulait non seulement présenter des listes communes pour les consultations européennes, mais aussi donner naissance, en se fédérant, à un nouveau sujet politique. Je fus un de ceux qui crurent à l'opportunité et à la réalité tangible du projet, si bien que, ayant déjà la carte républicaine, je décidai aussi de prendre celle du Parti radical.

Avant cette expérience, quels ont été tes rapports avec les radicaux?

Ma première expérience de collaboration avec les radicaux remonte à 1974, à l'époque où j'étais secrétaire des jeunes républicains romains. Je suis allé dans l'ancien siège du Parti radical, pour interviewer Marco Pannella à propos de la légalisation de l'avortement. Les radicaux, à l'époque, s'apprêtaient à lancer une récolte de signatures pour abroger les normes restrictives en vigueur. Marco Pannella, au cours de l'interview, m'a tellement convaincu par ce qu'il disait que je décidai d'organiser, avec mes amis républicains romains, deux tables pour récolter des signatures sur l'initiative radicale. Et c'est ainsi que je passai les trois mois suivants de ma vie derrière une table montée à Piazza Fiume. Ces semaines-là, nous avons récolté 12 mille signatures: ce n'est pas rien. Ce fut un geste concret, militant, d'adhésion à une campagne radicale.

Pourquoi est-ce que tu ne t'es pas inscrit alors au Parti radical?

A ce temps-là, le Parti radical n'était pas encore transparti. Il y avait aussi, parmi ses inscrits, des militants et des dirigeants d'autres formations, comme Loris Fortuna (1), mais le Pr n'était pas, essentiellement, une formation transpartite. Il se présentait aussi parfois aux consultations électorales avec son propre symbole. Le parti républicain ne permettait pas, à l'époque, la double carte. L'adhésion au Pr, pour un républicain, était ou bien totale, ou elle n'existait pas. Et, d'autre part, il y avait d'autres points de la politique radicale sur lesquels je n'étais pas convaincu.

Lesquels?

Par exemple je n'ai jamais été convaincu de l'opportunité d'une bataille intransigeante, presque idéologique contre le nucléaire civil. En plus, il y avait les tons avec lesquels le Pr établissait sa campagne antimilitariste et nonviolente.

Après l'expérience référendaire, quels ont été tes rapports avec le monde radical?

Je pourrais ajouter l'épisode de 1975, lorsqu'il y eut notre congrès républicain de Gênes. A cette occasion les républicains devaient discuter, entre autre, de la présence dans le PRI d'Aristide Gunnella, leader discuté du parti en Sicile, expulsé par les prud'hommes et réadmis au congrès sur proposition d'Ugo La Malfa (2). Marco Pannella participa au congrès en tant que journaliste, mais la direction républicaine considérait qu'il faisait un travail contraire aux intérêts du PRI. Je l'ai "sauvé" lorsqu'un groupe d'amis furieux du député Gunnella étaient sur le point de l'attaquer. Et puis j'ai passé plus de dix ans à travailler au Parlement européen.

Et là, comment as-tu jugé les batailles fédéralistes des radicaux?

Je dois dire que mon travail à Bruxelles a été essentiellement l'activité d'un fédéraliste. J'ai été en contact étroit avec Altiero Spinelli (3) et j'ai pu trouver une disponibilité totale et une forte coopération avec les différents parlementaires radicaux qui se sont succédés au Parlement européen, en commençant par Marco Pannella. Je peut donc donner acte du rôle que les radicaux ont exercé, avec d'autres, dans la bataille fédéraliste (hélas) malchanceuse d'Altiero Spinelli.

Le PRI et les radicaux: quelles sont les orientations et les passions que suscitent chez les républicains les batailles politiques radicales et la figure de Marco Pannella?

Le mouvement radical et la figure de Marco Pannella suscitent depuis toujours dans le parti républicain des réactions très fortes. Des réactions qui sont, pour la plupart, négatives. Le Parti radical est considéré par son style, par sa stratégie, son langage, comme un antagoniste. A mon avis cette opinion est fausse. Ces phases de refus absolu de la position radicale et de la personnalité même de Marco Pannella, s'alternent aussi, toutefois, à des phases d'amours soudains mais tout aussi fugaces.

Et maintenant dans quelle phase sommes-nous?

On se fait la cour.

-----

N.d.T

1 - FORTUNA LORIS. (Breno 1924 - Udine 1985). Homme politique, italien. Présentateur, en 1965, du projet de loi sur le divorce approuvé au parlement, après des années d'initiatives et de batailles menées aux côtés du Parti radical, en 1970. Présentateur aussi de projets de loi sur l'avortement et sur l'euthanasie passive (mais ce dernier n'est pas passé). Ministre de la Défense civile et des affaires communautaires.

2 - LA MALFA UGO. (Palerme 1903 - Rome 1979). Homme politique, italien. Parmi les fondateurs du Parti d'Action (1942), il adhéra ensuite au Parti républicain (1948) en transformant sa physionomie, pour essayer d'en faire le parti libéral moderne lié aux forces de production. Il fut son secrétaire de 1965 à 1975, et ensuite président. Plusieurs fois ministre et vice-président du Conseil (1974-76). Un des pères de la libéralisation du commerce dans l'après-guerre.

3 - SPINELLI ALTIERO. (Rome 1907 - 1986). Pendant le fascisme, de 1929 à 1942, il fut emprisonné comme leader des jeunes communistes. En 1942 il rédigea avec Ernesto Rossi le "Manifeste de Ventotene", dans lequel on affirme que seule une Europe fédérale pourra éviter le retour des guerres fratricides sur le continent européen et lui rendre un rôle mondial. A la fin de la guerre, il fonda avec Rossi, Eugenio Colorni et d'autres, le Mouvement Fédéraliste Européen. Après la crise de la Communauté Européenne de Défense (1956) il devint membre de la Commission Europe, suivant de ce poste d'observation et critiquant l'évolution des structures communautaires. En 1979 il fut élu au Parlement Européen dans les listes du Parti Communiste italien (PCI), devenant l'esprit directif dans la réalisation du projet de traité adopté par ce Parlement en 1984 et connu précisément comme le "Projet Spinelli".

 
Argomenti correlati:
stampa questo documento invia questa pagina per mail