SOMMAIRE: Au cours de sa grève de la faim Olivier Dupuis s'adresse également à Boutros Boutros Ghali, Secrétaire Général des Nations Unies, en raison de l'intérêt montré par le Secrétaire Général pour l'institution du Tribunal ad hoc et pour les initiatives du Parti radical.
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A l'attention de Monsieur Boutros Boutros Ghali
Secrétaire Général des Nations Unies
United Nation's Plaza
New York
N.Y. 10017 USA
Rome, 23 mars 1994
Monsieur le Secrétaire Général,
nous sommes nombreux dans le monde à suivre avec une grande attention et une grande confiance les travaux de la Cinquième Commission des Nations Unies. En effet, comme Vous le savez, cette dernière devrait, au cours de cette session, mettre un point final à une question qui Vous est, et qui nous est, particulièrement à coeur: celle du financement du Tribunal ad hoc sur les crimes commis en ex-Yougoslavie, dernier obstacle à surmonter pour que le Tribunal devienne effectivement opérationnel.
Une question qui risquerait, si elle était encore renvoyée, de mettre en danger non seulement l'existence du Tribunal ad hoc mais qui affaiblirait la perspective de pouvoir instituer, comme Vous l'avez laissé comprendre, le Tribunal pénal international déjà à l'occasion du cinquantenaire de l'Organisation que Vous avez l'honneur de diriger.
C'est dans ce contexte que j'ai entrepris le 13 mars dernier une grève de la faim de dialogue avec les membres de la Cinquième Commission et que plus de deux cents personnes, parmi lesquelles beaucoup de parlementaires et de personnalités, s'y sont associées durant cette semaine.
C'est à Vous que je m'adresse, Monsieur le Secrétaire Général, pas uniquement en raison de la position que Vous avez défendu et promu en tant que responsable de l'ONU mais aussi en raison de l'intérêt, et je crois, de la sympathie que Vous avez témoigné à l'égard des initiatives du Parti radical sur le front du droit et de la justice internationale et sur celui du renforcement et de la démocratisation de l'ONU, dans l'espoir que, dans le cadre des compétences qui sont les Vôtres, Vous puissiez intervenir pour que la question du financement soit définitivement tranchée durant cette session de la Cinquième Commission.
En Vous remerciant de Votre attention, Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l'expression de ma plus haute considération,
Olivier Dupuis
(Président du Conseil Général du Parti radical)