Agence du Parti radicalLa International Law Commission des Nations Unies est appelée à approuver le projet de Statut du Tribunal pénal international permanent.
C'est pourquoi il est encore nécessaire d'agir avec la force du dialogue, avec nos fax et nos lettres, en envoyant un texte à la ILC, un texte dont nous donnons, dans cette agence, un schéma possible, à titre indicatif, mais qu'il sera important d'utiliser et de faire utiliser, recueillant et faisant recueillir des adhésions prestigieuses à un message de voeux, à un appel demandant que l'on progresse rapidement dans les travaux, et ce avant le terme de la session actuelle de l'ILC.
En attendant, continuons notre travail qui s'adresse aux Parlements, afin que l'on exploite toutes les possibilités de présenter des Motions comme celles que nous avons publiées dans les numéros précédents de l'Agence.
Nous le répétons: le moment est crucial, et nous sommes tous engagés au maximum pour obtenir des résultats qui servent directement à la réalisation de la Motion de Sofia, aux engagements que nous avons pris, et qui représentent notre raison d'être ensemble, afin de constituer en commun le transparti transnational qu'est le Parti radical.
Il apparaît toujours plus évident que le parti du droit, que nous sommes et qu'ensemble nous constituons, le parti qui a pris l'engagement d'affirmer la nécessité de l'existence de règles, de normes, d'autorités dotées des pouvoirs nécessaires pour les faire vivre démocratiquement, est nécessaire. La tragédie du Rwanda, qui depuis quelques jours est entrée violemment dans nos foyers, nous montrant des images incroyables dans leur aspect tragique très réel, très concret, fou, insensé, si elle n'était, au contraire, aussi concrète et aussi physique, rend encore plus évident et pressant le besoin de droit, de droit international qui soit effectivement droit: pas uniquement une affirmation abstraite de principes, mais un système juridique de normes, de sanctions, d'autorités juridictionnelles, et de tout ce qui transforme les normes de coexistence entre les personnes en quelque chose de différent de ce que le droit international a été jusqu'à présent: un système fondé sur la médiation politique, où le droit céda
it le pas à ces dernières.
Avec l'institution du Tribunal ad hoc sur les crimes de guerre en ex-Yougoslavie nous avons conquis la première institution du nouveau droit international, du vrai droit, coactif, qui commence à fonctionner sur le plan international et supranational. Nous devons observer avec attention la façon dont le tribunal ad hoc procédera, en soutenant son travail; et conquérir, pour la civilisation de notre planète, le Tribunal permanent.
Ce n'est pas uniquement un défi, mais une nécessité, désormais toujours plus claire et évidente.
LE PR RENCONTRE L'INTERNATIONAL LAW COMMISSION
Genève, 16 mai
Emma Bonino, Secrétaire du Parti radical, accompagnée de Filippo di Robilant, trésorier du Comité "Il n'y a pas de Paix sans Justice", et de Ken Graham, Secrétaire Général de "Parliamentarians for Global Action", a rencontré d'éminents juristes internationaux de l'ILC, l'organe auxiliaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies chargé de rédiger le projet de statut du Tribunal pénal international permanent. Le but de la réunion a été, d'une part, de faire le point de la situation en ce qui concerne les travaux de la Commission et, de l'autre, de faire connaître la position du Parti radical pour ce qui est d'une approbation rapide du Statut et de ses contenus.
Si d'un point de vue strictement "technique" la ILC est parfaitement à même d'achever le Statut au cours de cette Session (2 mai-22 juillet), nombreux sont les problèmes "politiques" qui conditionnent les travaux de la Commission.
Le noeud principal à trancher est la série de catégories de crimes sur lesquels le Tribunal devra avoir jurisprudence. La proposition radicale et de PGA a été d'inclure, dans une Liste A hypothétique, le génocide et les crimes de guerre, pour que le Tribunal démarre au plus tôt, se proposant d'étendre, par la suite, la liste des crimes, en les introduisant pour l'instant dans une Liste B. C'est dans ce sens qu'a été soulignée l'importance vitale de la nécessité, face aux tragédies en cours et aux attentes légitimes de l'opinion publique, de lancer, au plus tôt, un signal concret. Certains membres, par contre, se sont montrés enclins à introduire également dans la Liste A d'autres catégories, par exemple l'agression et le trafic de stupéfiants, risquant donc d'allonger les délais d'approbation. D'autres problèmes sont encore à résoudre: le Tribunal doit-il être un organe des Nations Unies (comme la Cour Internationale de Justice) ou bien un organe indépendant? Les Etats devront-ils accepter la juridiction du
tribunal pour certains crimes du simple fait d'avoir souscrit au Statut ou bien faudra-t-il prévoir à chaque fois des déclarations supplémentaires? Les procès en contumace seront-ils autorisés? Le Ministère Public pourra-t-il, lui aussi, se pourvoir en appel d'un droit qui est déjà acquis pour l'accusé?
Par contre, en ce qui concerne la peine de mort, cette dernière a déjà été exclue.
En définitive la situation, surtout en ce qui concerne les délais, apparait obscure; elle se reflète bien dans les mots de Robert Rosenstock (membre USA): "L'adoption du Statut au cours de cette Session est possible sans être probable".
A tous les membres de l'International Law Commission
Nations Unies
Room 10-06
Palais des Nations
814, Avenue de la Paix
1211 Genève 10
Switzerland
TELECOPIEUR ++41-22-9170334
A l'aimable attention du Secrétaire Général, Mlle Jacqueline Dauchy
L'approbation de la part de l'ILC, dans sa Session actuelle (mai-juillet), du statut du Tribunal pénal international permanent est devenue dramatiquement urgente et nécessaire. L'Assemblée Générale de l'ONU doit absolument être à même de procéder, dans sa 49ième Session (septembre-décembre), à l'institution de la Cour Permanente, non seulement pour promouvoir un nouveau droit international coactif, mais pour avoir une action de dissuasion sur les terribles conflits armés qui, toujours plus nombreux, affligent le monde.
Notre voeu est donc que la ILC approuve, avant le 22 juillet, un statut qui permette à la Cour d'avoir juridiction sur les crimes de guerre et sur les actes de génocide, avec la possibilité d'étendre par la suite l'éventail des crimes passibles de poursuites. Dans ce sens, on demande à l'ILC de transmettre un projet de statut à l'Assemblée Générale, pouvant même comporter des formulations alternatives, avant la fin de la Session en cours.
Nos meilleures salutations.
CUBA, L'ILE ISOLEE
Le 7 mai 1994, la police politique cubaine a arrêté Francisco Chaviano Gonzáles, Président du Conseil National pour les Droits Civils, inscrit au Parti radical.
Amnesty International a proclamé Francisco "prisonnier de conscience".
La Police cubaine a notifié à la femme de Francisco, Anna, que son mari aurait, probablement, été accusé d'"avoir révélé des secrets concernant la sécurité de l'Etat". Cette accusation peut conduire à une condamnation de 7 à 15 ans de prison.
Encore une fois, le régime castriste essaye de neutraliser les opposants qui luttent pour réaffirmer les droits civils du peuple cubain.
La répression a réduit l'opposition démocratique à la dernière extrémité: seul une forte pression internationale peut empêcher que toute forme d'opposition nonviolente soit définitivement effacée du pays.
Francisco a besoin de nous tous.
Nous demandons, par conséquent, à tous les parlementaires du monde, dont le sort de la démocratie à Cuba leur tient à coeur, de présenter des motions dans leurs Parlements afin qu'un grand nombre de Gouvernements fassent entendre leur voix et exercent le maximum de pression sur le régime castriste dans le but d'empêcher une nouvelle condamnation politique.
Tout citoyen, en outre, peut écrire ou envoyer un fax à l'ambassade cubaine la plus proche pour solliciter la libération immédiate de Francisco Chaviano Gonzáles et pour demander que les procès à Cuba se déroulent sous le signe du respect des règles du droit.
Communiquez-nous dans les plus brefs délais les initiatives entreprises et les noms des personnes qui y ont adhéré.
DE KLIMENT A NEW YORK
Kliment, un petit village de deux mille âmes en Bulgarie nord-orientale, difficilement localisable sur la carte. Et pourtant, ici à Kliment, des dizaines de personnes, dont beaucoup sont au chômage - pauvres d'argent mais pas d'esprit -, guidées par les inscrits radicaux Ihkmet Mehmet (le maire) et Margarita Georgieva (le seul médecin du village), ont fait une grève de la faim avec Olivier Dupuis pour obtenir des Nations Unies une justice internationale. Pourquoi l'ont-elles fait? La question, qui surgit spontanément, n'est rhétorique qu'en apparence: cela peut sembler bizarre, mais elles ne l'ont pas fait pour un intérêt matériel, elles ne l'ont pas fait pour obtenir une pension ou un travail dont elles auraient pourtant fort besoin.
Rien de tout cela: elles l'ont fait sans rien demander en échange et seulement POUR LA PAIX et ceci s'explique vraisemblablement aussi par le principe selon lequel moins on a, plus on donne.
Nous publions cette lettre que Carlo Bourlot, un inscrit du Parti radical, a reçu d'un ami algérien.
..., 27 avril 1994
Cher Carlo,
J'ai reçu depuis longtemps ta lettre du 24 juin 1993, mais, par malheur, elle est arrivée dans de mauvaises circonstances parce que je vis des difficultés à cause de l'espéranto; chaque partisan d'une culture européenne quelconque est menacé par les intégristes.
Tu as peut-être entendu parler de ce qui se passe chez nous.
(...) N'imagine pas que je me sois tu sans raison mais la situation est extrêmement sérieuse, je pourrais même être éliminé d'un moment à l'autre.
C'est pour cela que j'ai essayé de quitter l'Algérie pour un pays européen mais, hélas, chez aucun de mes amis je n'ai trouvé de l'aide.
Evidemment je les comprends fort bien, mais ma situation est alarmante, j'ai déjà été licencié après ma participation à l'"Universala Kongreso" (...) parce qu'on raconte que l'inventeur de l'"Espéranto" était un juif.
Par conséquent, on m'accuse parce que j'ai appris l'espéranto; je l'ai même enseigné à certains de mes compatriotes.
Mes amitiés.
Tu auras peut-être de mes nouvelles si je survis.
lettre signée
UKRAINE: ASSEMBLEE PUBLIQUE DU PARTI RADICAL A KIEV
Kiev, 11 mai - 94 membres et sympathisants du Parti radical de la région et de la ville de Kiev ont pris part à la réunion organisée à la Cinema House; au début les participants se sont levés en mémoire d'Andrea Tamburi, membre du secrétariat du Parti radical, tué à Moscou le 27 février.
Le thème principal de l'assemblée a été l'organisation en Ukraine de la campagne pour l'institution du tribunal pénal international permanent. La réunion a été présidée par Natalja Vasiljuk.
Les radicaux qui sont intervenus (Evgen Pascenko, Président de l'association "Ukraine-Croatie"; Vladislav Stafijchuk et d'autres encore) ont parlé des problèmes légaux et politiques liés au tribunal pénal international, et des aspects pratiques de la campagne en faveur de son institution. L'assemblée a fixé un objectif minimum: recueillir à Kiev jusqu'à la fin du mois de mai au moins 1.700 signatures sur l'appel pour l'International Law Commission. Ensuite, tous les membres de l'assemblée devraient rassembler les adhésions et envoyer les formulaires au bureau de Kiev. Au cours de la réunion, 10 autres personnes se sont inscrites au Parti radical pour 1994.
"ANTIPROHIBITIONNISME: LES RAISONS D'UNE PROPOSITION"
Zagreb, 16 mai - Une conférence en matière d'antiprohibitionnisme sur les drogues s'est déroulée à la Faculté de Médecine - Département de Sociologie - avec Sandro Ottoni, membre du secrétariat du Parti radical, et Marijana Stefanic, conseiller général du Pr. Dans le débat animé qui a suivi, beaucoup d'étudiants et certains professeurs se sont déclarés en faveur d'une légalisation immédiate des drogues dites légères en Croatie, tout en exprimant des réserves sur la légalisation de l'héroïne et d'autres drogues du même genre, et en s'accordant, notamment, sur l'impossibilité de limiter cette proposition à un seul pays.
Le phénomène de la drogue a été jugé grave et en expansion continue également du fait que les autorités sanitaires et de police ne parviennent pas à le contrôler.
FREE TIBET - SAVE TIBET
A l'occasion de la Conférence mondiale des droits de l'homme, qui s'est déroulée à Vienne il y a juste un an, le Dalaï-Lama ne se vit pas reconnu le droit d'intervenir pour décrire la situation dramatique que le Tibet est en train de vivre. Si bien qu'un groupe de militants radicaux voulut soutenir la cause tibétaine en amenant à l'intérieur des travaux officiels de la Conférence une banderole avec le slogan Free Tibet.
Le représentant du Dalaï-Lama observa cependant que les tibétains avaient déjà renoncé à leur indépendance de la Chine. La question était désormais de réussir à se sauver au moins de l'extermination culturelle et physique. C'est pourquoi le slogan que les radicaux exposèrent à la conférence fut: Save Tibet.
Le Dalaï-Lama décida d'adhérer à la Campagne de citoyens et de parlementaires pour l'abolition de la peine de mort avant l'An 2000, "Ne touchez pas à Caïn", car malgré les violences auxquelles son peuple est constamment soumis, il continue à soutenir que la violence, comme moyen de réaction à la violence et à d'autres crimes, peut avoir l'effet contraire de celui qu'on désire.
Le Dalaï-Lama, au cours d'un voyage en Europe, se rendra le mois prochain en Italie, mais il n'est pas encore certain qu'il rencontrera le Président de la République Oscar Luigi Scalfaro et le Ministre des Affaires Etrangères Antonio Martino.
La Chine a fait savoir qu'au moment où elle ouvre ses marchés, l'accueil officiel du Dalaï-Lama par le gouvernement italien aura des répercussions dans le cadre des échanges commerciaux actuels et futurs.
MOTION POUR LE TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL PERMANENT
Premières souscriptions au texte de la motion dont le Parti radical a été promoteur pour l'institution du Tribunal pénal international permanent.
Alors que sont en train de nous parvenir, et que nous attendons, les adhésions des autres Parlements, la motion a déjà été signée par 82 parlementaires roumains et 70 députés - plus de la moitié de la composition du Parlement - de l'Assemblée Populaire albanaise:
ROUMANIE
Parti de l'Alliance Civique (PAC):
Gheorghe GORUN;
Parti des Rom:
Gheorghe RADUCANU;
Parti Démocrate (PD):
Ionel AICHIMOAIE
Constantin BERECHET
Vasile BRAN
Dumitru CALANCEA
Aristotel CANCESCU
Ion GURAU
Vasile NISTOR
Cristian RADULESCU
George STANCOV
Dan Constantin VASILIU
Adrian VIDEANU;
Parti Démocrate Socialiste de Roumanie (PDSR):
Petre BANITA
Ionel BONDARIU
Dumitru BRANEANU
Anatolie COSTIN
Ion COSTIN
Vasile CRISTEA
Ion DANILESCU
Florica DUMITRESCU
Adrian DUTA
Sabin GHILEA
Ion Catalin IAMANDI
Nicolae LAZAR
Mircea LEONTE
Constantin MARDARE
Liviu MLADIN
Dumitru MOCANU
Corneliu MONORANU
Octavian OPRIS
Octav PINTILIE
O. Aurelian POPESCU
Gheorghe ROMAN
Mihai TEODORESCU
Spiridon TUDORACHI
Dionisie VITCU;
Parti Ecologiste de Roumanie (PER):
Otto WEBER;
Parti National Libéral Convention Démocratique (PNLCD):
Horia Radu PASCU;
Parti National Paysan - Chrétiens Démocrates (PNTCD):
Nistor BADICEANU
Ion BERCIU
Emilian BRATU
Mihail BUCUR
Ion DINU
Petru DUGULESCU
Tudor DUNCA
Radu LIVEZEANU
Vasile LUPU
George STANESCU;
Parti de la Grande Roumanie (PRM):
Viorel BURLAU
Ioan MARINESCU
Ion MOCIOI
Marcel MOLDOVEANU
Ioan MURESAN
Corneliu Dan VRABIE;
Parti de l'Unité Nationale de Roumanie (PUNR):
Vasile SUTA;
Union Bulgare de Roumanie (UBR):
Matei IVANCIOV;
Union Démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR):
Marton ARPAD
Elek BARNA
Laszlo BORBELY
Peter BUCHWALD
Jozsef CSAPO
Seres DENES
Tokay GYORGY
Vida GYULA
Nemeth JANOS
Kerekes KAROLY
Sandor KONYA
Lajos MAGYARI
Jenos MATIS
Ferenc PECSI
Lajos RAKOCZI
Istvan SINKO
Ervin SZEKELY
Szilagy ZOLTAN
Laszlo ZSIGMOND
Fekete ZSOLT
Szilagy ZSOLT;
Union des Grecs de Roumanie (UER):
Anton NICOLAU;
Union des Polonais: Iohan Peter BABIAS;
Indépendants:
Petru BURCA
Ion HRISTU.
ALBANIA
Groupe du Parti Démocrate:
Liri ABAZI
Gezim AGASTRA
Tonin ALIMEHILL
Sabaudin BALLA
Sadik BEJKO
Bari BREGU
Uran BUTKA
Agim CUFI
Mitro ÇELA
Nevruz ÇELA
Fadil ÇEPELE
Hasan ÇOBA
Esat ÇOKU
Mendu DAUTI
Peri DISHNICA
Abedin ELMAZI
Ismet FERIZAJ
Ndue GJIKA
Kujtim GJINA
Rushen GOLEMI
Shefqet HAKIU
Emanuel HEBA
Agim HOXHA
Mira KAURI
Hajrije KRUJA
Arben LIKA
Gezim LULI
Pellumb MALAJ
Arben MECE
Gezim MEMA
Shaban MEMIA
Robert NDRENIKA
Ahmet OSJA
Ferdinand PETRELA
Tefik PEZA
Lindita PRIFTI
Simon PUTA
Galip RAMODHI
Gaqo ROTA
Daim RRAPAJ
Vedat SAZANI
Halit SHAMATA
Izet SHEHU
Natasha SHEHU
Luan SKUQI
Kole TONAJ
Lazar TOTO
Ibrahim VASIARI
Ismet VEIZAJ;
Groupe du Parti Social-démocrate:
Gaqo APOSTOLI
Paskal MILO
Ruzhdi PULAHA;
Groupe du Parti Socialiste:
Bardhyl AGASI
Tefik AJAZI
Ibrahim BAÇI
Theodor BEJ
Zabit BROKAJ
Bashkim CAKA
Shkelqim CANI
Miri HOTI
Bashkim KOÇI
Halil LALAJ
Pandeli MAJKO
Ermelinda MEKSI
Vladimir METANI
Alfred PALOKA
Lush PERPALI
Ethem RUKA
Moikom ZEQO
Adem ZYBERI.