Subject: guerre a la drogue et pedophilie ...
Message-ID: <960930074124_100523.1467_JHB104-1@CompuServe.COM>
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FORWARDED MESSAGE - Orig: 28-Sep-96 13:12:26
Subject: pedophilie, drogue - Msg Number #9531
From: Baudouin Petit 100523,1467
To: tous
Forum: MONDEFOR Section: 02 -
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Les enfants victimes de la " guerre a la drogue " ?
Est-il vrai que la justice manque de moyens ? En tout cas ses priorites sont
parfois discutables. La " guerre a la drogue " me semble un bon exemple. Elle
remplit les prisons de gens plutot inoffensifs et qui pourraient le rester. On
leur reproche en general d avoir achete ou vendu des substances (cannabis,
cocaine, amphetamines, opiaces etc...) certes potentiellement nocives mais qui
ne font de tort qu a ceux qui les consomment, et qui tuent infiniment moins de
monde que le tabac et l alcool.
Il s agit souvent d un usage recreatif, au pire d un probleme medical. On
comprend mal l interet d une repression notoirement inefficace ou
contre-productive. Comment surveiller serieusement ce qui est illegal ? Des
policiers en conviennent : ils savent que l augmentation des saisies traduit
surtout la croissance du trafic. Qui sait que dans le monde, en trois ans, les
surfaces cultivees en pavot ont double alors que la surface des champs de coca
etait multipliee par dix ?
La decriminalisation des drogues permettrait de controler la delivrance, la
qualite et les prix. On atteindrait plus facilement les toxicomanes, notamment
pour traiter les etats de manque avant qu ils debouchent sur des agressions. En
sortant le marche de la clandestinite, on mettrait fin aux surprofits
enormes qu en tire le crime organise. Qui sait que le prix de rue de l'heroine
depasse environ 1700 fois ce qui est paye au paysan producteur ? Dans ces
conditions il est clair qu'aucune sanction ne peut tarir l'offre.
De plus en plus de voix s elevent pour remplacer la prohibition par une
distribution controlee et une approche pragmatique de " reduction des risques
".
Dans mon pays, la Belgique plus du tiers des condamnes sont detenus pour des
faits lies a la drogue. Environ 60 % des delits lui sont lies. On peut penser
que la legerete surprenante des autorites dans certaines affaires de pedophilie
s explique en partie par une crispation d un autre age devant des produits
euphorisants, diabolises en depit du bon sens.
Beaucoup aujourd hui semblent croire que les liberations prematurees de pervers
dangereux, les carences du traitement, de la rehabilitation et de la
surveillance s expliquent uniquement par l incurie ou la corruption.
Ne refletent-elles pas aussi un reel manque de moyens, lie aux illusions d une
"guerre a la drogue" mal menee, perdue d avance, et qui encombre les prisons ?
Baudouin Petit,
pediatre
MESSAGE 9
E-mail from: Baudouin Petit, 30-Sep-1996
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From christophe.marchand@infoboard.be Tue Oct 8 11:55:16 1996
To: CORA.BELGIQUE@AGORA.STM.IT
Subject: Information
J'ai l'intention de participer vos travaux, lors du Congr s de=
Bruxelles
en d cembre.Je voudrais recevoir la documentation sur PAA, collaborer avec
l'OLD et recevoir le bulletin de la CORA.
Christophe Marchand, e-mail ci-dessus.
MESSAGE 110
From franzen@enneagram.com Sat Oct 12 00:48:01 1996
To: cora.belgique@agora.stm.it
Subject: Membership
FIRST NAME Dave
NAME Franzen
ADDRESS 77 Carpenter Ave. #2T, Mt. Kisco, NY 10549, USA
TEL 914-241-2140 FAX (call first)
E-MAIL Franzen@Enneagram.com
PROFESSION Consultant
IF ARE YOU MEMBER OF A PARTY, WHICH ONE? Democrat
I WOULD LIKE TO:
- receive this report YES
- subscribe/adhere to the CORA
- collaborate with OLD - Observatory of laws on drugs
- adhere (if you are a parliamentarian) or collaborate (if you are not)
with the PAA Parliamentarians for Antiprohibitionist Action European
Campaign for the Revision of the International Convention on Drugs.
MESSAGE 11
From societas@infoboard.be Wed Oct 16 12:47:29 1996
To: cora.belgique@agora.stm.it
Subject: VIIIth CORA Congress
Cc: cora.it@agora.stm.it
The Consortium SOCIETAS e.e.i.g. would appreciate very much to be involved
in CORA activities.
One of our actions is a transnational project supported by DG5 in the
framework of the EU-Drugsprevention/healthcare- programme. We support the
development of internationally valid educational programmes in schools and
for train the trainer programmes for youth-workers, nurses, teachers and
other related groups.
In this project we collaborate with Austria, Finland, Greece, the
Netherlands and the UK but through the networks of the Dutch NIAD
(Netherlands Institute for Alcohol and Drugs) and of the Manchester
University we will expand the collaboration rapidly.
We will have our second international worksession in Vantaa (Helsinki) on
the 15th of November and an International conference in Vienna in March 1997.
We are building also a network, especially in the educational field
concerning drugprevention (we prefer the word "drugsintervention") and I
would like to discuss with you the possibility to build that network
together with CORA as a sub-division
of the CORA-network.
Please contact me as soon as possible.
Regards
Rene CADERIUS VAN VEEN
co-ordinator.
S O C I E T A S e.e.i.g. tel: +32-2-2800.474
Consortium for welfare-work and social sciences fax: +32-2-230.77.31
Address: gsm: +31-6-53-833.185
Karel Martelstraat 22, B - 1000 Brussels email: societas@infoboard.be
MESSAGE 12
From 98928779@unicorn.it.wsu.edu Thu Sep 12 21:12:32 1996
To: Cora.Belgique@agora.stm.it
Subject: Re: < ANTIPROHIBITIONISTS OF THE ENTIRE WORLD...Nx6 >
On Thu, 12 Sep 1996 Cora.Belgique@agora.stm.it wrote:
Before sending me mail like this look at
http://www.scs.wsu.edu/~tanderso/pol_th.html and then look under the link
on drugs.
Travis
MESSAGE 13
From midrash@resu1.ulb.ac.be Sun Oct 27 21:52:53 1996
To: 100523.1467@compuserve.com
From: midrash@resu1.ulb.ac.be (Eric Picard)
Cc: cora.belgique@agora.stm.it,
marc.reisinger@infoboard.be (Marc Reisinger, EUMA)
Cher Baudouin,
je te remercie pour ton cho enthousiasmant du congr s PRL. Michel Hanci
sse
signale avoir rencontr l'ULB, l'occasion d'une table de la CORA,
le
pr sident (ULB?) des tudiants lib raux, qui s'est montr tr s int
ress
par la CORA, ainsi que par le Parti Radical, et franchement
antiprohibitionniste. Il est invit la r union chez Michel ce mardi.
J'esp re t'y voir, ainsi que Marc.
En effet, il est question que nous organisions une journ e du congr s
international de la CORA qui se tiendra Bruxelles d but d cembre, et
qui
serait consacr e la prohibition des traitements. Nous pourrions y invi
ter
le Professeur Henrion (pr sident de la Commission fran aise sur la drogu
e),
le professeur Changeux (pr sident du Comit d' thique Fran ais),
Newman, le
conseiller municipal de turin qui s'est oppos aux limitations des
traitements m thadone en Italie, l'ex ministre de la sant Santkin, Roge
r
Lallemand,Kouchner, Bacquelaine, nous-m me....
Michel et moi avons rencontr Philippe Monfils au Parlement europ en. No
us
sommes convenu que le PRL organiserait une journ e de r flexion sur la
drogue, laquelle divers experts, dont nous,seraient convi s.
Les chos du congr s que tu donnes montrent qu'une telle journ e pourr
ait
tre utile une r flexion s rieuse de ce parti au sujet des traitem
ents.
En effet, il ne fait aucun doute qu'une limitation des traitements la
m thadone aux seuls ressortissant belges est ill gale au regard des r
glent
europ ennes. En outre, si elle pouvait servir de pr c dent,cette mesur
e
menacerait de nombreuses institutions hospitali res, qui se font une
sp cialit de prodiguer des soins rentables de riches tranger, eu
rp ens
ou non, qui ne les trouvent pas dans leurs pays d'origine.
A ce propos, l'exemple de l'h pital Moli re est int ressant. Dans le
service de chirurgie, o travaile encore actuellement Jacques De Toeuf, se
sont pratiqu es jusqu'il y a quelques mois des op rations cardiaques sur
des ressortissants Allemands, amen s l pour obtenir des soins meilleurs
march et plus rapides que chez eux.
Amiti s
Date: 27 Oct 96 11:36:44 EST
From: Baudouin Petit <100523.1467@CompuServe.COM>
To: Eric Picard Subject: Congres PRL : infos
A Eric Picard et/ou IDM
Cher ami,
J'ai assiste hier ainsi que Nathalie Gilson de la CoRA aux travaux de la
Commission sante du Congres doctrinal du PRL. La partie du document de trava
il
officiel consacree a la toxicomanie etait centree exclusivement sur la polit
ique
de reduction des risques, et etait dans l'ensemble fort bonne a mon avis.
C'est le depute et medecin Daniel Bacquelaine qui avait redige le texte. Il
a
participe aux travaux de la commission parlementaire et s'affiche volontiers
antiprohibitionniste.
J'ai soumis un texte (*) qui n'a pas ete discute (mais qui devrait l'etre pl
us
tard). Nous nous sommes trouves pieges par un temps trop limite imposant de
restreindre la discussion a des amendements formels.
Les etudiants liberaux de la FEL en ont presente un, proposant tout de go un
e
depenalisation des drogues douces et une distribution des autres sur
prescription medicale. Cette motion a ete rejetee par un vote, mais
officiellement surtout pour des raisons d opportunite. Daniel Bacquelaine
a
estime qu il s agissait d un probleme de societe, a traiter dans la co
mmission
justice (qui a eu lieu il y a 15 jours et qui a ma connaissance n'a pas trai
te
ce sujet). Il a neanmoins indique qu il n avait pas de probleme de fond
avec
cette motion et meme qu il trouverait amusant (sic) qu elle soit adoptee
...
Je regrette naturellement cette analyse trop desinvolte, et qu on n ait
pas ete
plus loin. La motion de la FEL (Federation des etud. liberaux) m a paru
courageuse, utile mais sans doute prematuree. Dans le cadre d un congres
doctrinal, faute de debat prealable sur la Prohibition, il etait impossible
de
faire accepter des propositions aussi precises, debouchant presque sur un
projet de loi. Le PRL n en est pas (encore) la, mais il existe des signes
encourageants. Je ne soupconnais pas que les etudiants liberaux et meme le
depute Bacquelaine adopteraient une attitude favorable aux theses
anti-prohibitionnistes. A nous de trouver les moyens d'accelerer cette
evolution.
Sur un point particulier, j aurais voulu voir disparaitre du texte une ex
igence
de residence en Belgique pour les traitements de substitution, mais je n a
i pas
eu gain de cause. On a justifie cette restriction par la necessite du suivi
medical et (surtout ?) pour prevenir un afflux d'heroinomanes etrangers qui
n'auraient pas trouve de methadone dans leur pays (evidemment la France).
Je me suis presente comme "un des fondateurs d'IDM" et j'ai dit que je ne
trouvais pas cette disposition deontologiquement acceptable. Je me vois mal
demander la carte d identite d un patient avant de lui prescrire un medi
cament,
ou refuser un traitement, meme ponctuel, a quelqu un sur base de son lieu
de
residence.
Je crois aussi qu'elle poserait un probleme juridique, puisqu elle soumet
un
traitement medical, ou une certaine categorie de patients a une loi d exce
ption,
en porte-a-faux par rapport a l arret du Conseil d Etat qui empeche
l Ordre des
Medecins d interdire les traitements de substitution ou de les soumettre
a des
contraintes propres a reduire l offre de soins.
Enfin, sur un plan plus politique, j imagine mal ce genre de reglement
dans le
cadre d une Union Europeenne qui met l accent sur la libre circulation e
t
devrait evoluer vers une citoyennete transnationale.
Amicalement,
Baudouin
----------------------------------------------------------------------
(*) " .../..., s il est vrai que la politique de reduction des risques e
st
aujourd hui la seule approche serieuse en matiere de toxicomanie, un parti
politique responsable ne peut negliger le fait que la drogue et sa
Prohibition posent de tres graves problemes dans une serie d autres doma
ines.
Quand on lit dans le texte preparatoire de la commission sante qu en tro
is
ans, la surface des terres consacrees a la coca a ete multipliee par dix,
tandis que doublait celle des terres consacrees au pavot, il est impossible
de
ne pas conclure que la " guerre a la drogue " est un echec retentissant.
S il est vrai que l usage de drogue est un phenomene durable, il sembl
erait
plus raisonnable d entamer une demarche pour gerer ce probleme au grand j
our
plutot que de le maintenir obstinement dans la clandestinite. Il est impossi
ble
de controler ce qui est illegal, et cette absence de controle social sur les
drogues ne profite qu au crime organise dont les commanditaires restent
totalement hors d atteinte. Les saisies atteignent a peu pres 10 % du mar
che,
la part du feu en somme. Le reste n est soumis a aucun controle, ce qui
fait
des drogues une categorie de produits dont la composition, le transport, la
qualite, les prix echappent a toute surveillance. Qui sait que le prix de
rue de
l heroine atteint 1700 fois le prix paye au cultivateur de pavot ? Dans ce
s
conditions les profits sont tels qu aucune sanction ne tarira jamais l o
ffre.
C est pourquoi la reduction des risques ne passe pas par une liberation
totale des drogues - on peut presque dire que c est la situation actuelle
-
mais au contraire par la distribution controlee des produits aujourd hui
illicites. C est la seule maniere de casser le marche et d en exclure l
es
organisations criminelles. C est aussi la seule maniere de surveiller la q
ualite
des produits et d intervenir de maniere suffisamment precoce et directe
sur les
toxicomanes, en commencant par les sortir de la marginalite.
Loin de proteger la societe l interdiction multiplie les dangers des subst
ances
euphorisantes. En realite meme si la toxicite intrinseque de la plupart des
drogues illicites est reelle, elle se compare encore favorablement a celle
du
tabac et de l alcool, des substances extremement toxiques qui tuent chaqu
e
annee de millions de gens. On a essaye aux Etats-Unis d interdire
l alcool. Le
capotage lamentable de la Prohibition aurait du nous eclairer.
Il y a enfin un probleme politique de fond que les liberaux ne peuvent plus
eluder. De quel droit un Etat peut-il interdire aux citoyens de consommer
certaines drogues, et les jeter en prison s ils sont pris a le faire, meme
s ils
n ont cause aucun tort a autrui ? Quand on prend conscience que c es
t la
politique d interdiction elle-meme qui est responsable des 9/10 des
inconvenients lies a la consommation, cette repression devient totalement
injustifiable."
E-mail from: Baudouin Petit, 27-Oct-1996
Eric Picard
Midrash
54 Place Morichar
1060 Bruxelles
T l */32/2/537 87 73
Fax */32/2/537 09 92
From: Baudouin Petit <100523.1467@CompuServe.COM>
To: Eric Picard Subject: Congres PRL : infos
A Eric Picard et/ou IDM
Cher ami,
J'ai assiste hier ainsi que Nathalie Gilson de la CoRA aux travaux de la
Commission sante du Congres doctrinal du PRL. La partie du document de trava=
il
officiel consacree a la toxicomanie etait centree exclusivement sur la polit=
ique
de reduction des risques, et etait dans l'ensemble fort bonne a mon avis.
C'est le depute et medecin Daniel Bacquelaine qui avait redige le texte. Il =
a
participe aux travaux de la commission parlementaire et s'affiche volontiers
antiprohibitionniste.
J'ai soumis un texte (*) qui n'a pas ete discute (mais qui devrait l'etre pl=
us
tard). Nous nous sommes trouves pieges par un temps trop limite imposant de
restreindre la discussion a des amendements formels.
Les etudiants liberaux de la FEL en ont presente un, proposant tout de go un=
e
depenalisation des drogues douces et une distribution des autres sur
prescription medicale. Cette motion a ete rejetee par un vote, mais
officiellement surtout pour des raisons d opportunite. Daniel Bacquelaine=
a
estime qu il s agissait d un probleme de societe, a traiter dans la co=
mmission
justice (qui a eu lieu il y a 15 jours et qui a ma connaissance n'a pas trai=
te
ce sujet). Il a neanmoins indique qu il n avait pas de probleme de fond =
avec
cette motion et meme qu il trouverait amusant (sic) qu elle soit adoptee=
...
Je regrette naturellement cette analyse trop desinvolte, et qu on n ait=
pas ete
plus loin. La motion de la FEL (Federation des etud. liberaux) m a paru
courageuse, utile mais sans doute prematuree. Dans le cadre d un congres
doctrinal, faute de debat prealable sur la Prohibition, il etait impossible =
de
faire accepter des propositions aussi precises, debouchant presque sur un
projet de loi. Le PRL n en est pas (encore) la, mais il existe des signes
encourageants. Je ne soupconnais pas que les etudiants liberaux et meme le
depute Bacquelaine adopteraient une attitude favorable aux theses
anti-prohibitionnistes. A nous de trouver les moyens d'accelerer cette
evolution.
Sur un point particulier, j aurais voulu voir disparaitre du texte une ex=
igence
de residence en Belgique pour les traitements de substitution, mais je n a=
i pas
eu gain de cause. On a justifie cette restriction par la necessite du suivi
medical et (surtout ?) pour prevenir un afflux d'heroinomanes etrangers qui
n'auraient pas trouve de methadone dans leur pays (evidemment la France).
Je me suis presente comme "un des fondateurs d'IDM" et j'ai dit que je ne
trouvais pas cette disposition deontologiquement acceptable. Je me vois mal
demander la carte d identite d un patient avant de lui prescrire un medi=
cament,
ou refuser un traitement, meme ponctuel, a quelqu un sur base de son lieu =
de
residence.
Je crois aussi qu'elle poserait un probleme juridique, puisqu elle soumet=
un
traitement medical, ou une certaine categorie de patients a une loi d exce=
ption,
en porte-a-faux par rapport a l arret du Conseil d Etat qui empeche=
l Ordre des
Medecins d interdire les traitements de substitution ou de les soumettre=
a des
contraintes propres a reduire l offre de soins.
Enfin, sur un plan plus politique, j imagine mal ce genre de reglement=
dans le
cadre d une Union Europeenne qui met l accent sur la libre circulation e=
t
devrait evoluer vers une citoyennete transnationale.
Amicalement,
Baudouin
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(*) " .../..., s il est vrai que la politique de reduction des risques e=
st
aujourd hui la seule approche serieuse en matiere de toxicomanie, un parti
politique responsable ne peut negliger le fait que la drogue et sa
Prohibition posent de tres graves problemes dans une serie d autres doma=
ines.
Quand on lit dans le texte preparatoire de la commission sante qu en tro=
is
ans, la surface des terres consacrees a la coca a ete multipliee par dix,
tandis que doublait celle des terres consacrees au pavot, il est impossible=
de
ne pas conclure que la " guerre a la drogue " est un echec retentissant.
S il est vrai que l usage de drogue est un phenomene durable, il sembl=
erait
plus raisonnable d entamer une demarche pour gerer ce probleme au grand j=
our
plutot que de le maintenir obstinement dans la clandestinite. Il est impossi=
ble
de controler ce qui est illegal, et cette absence de controle social sur les
drogues ne profite qu au crime organise dont les commanditaires restent
totalement hors d atteinte. Les saisies atteignent a peu pres 10 % du mar=
che,
la part du feu en somme. Le reste n est soumis a aucun controle, ce qui =
fait
des drogues une categorie de produits dont la composition, le transport, la
qualite, les prix echappent a toute surveillance. Qui sait que le prix de=
rue de
l heroine atteint 1700 fois le prix paye au cultivateur de pavot ? Dans ce=
s
conditions les profits sont tels qu aucune sanction ne tarira jamais l o=
ffre.
C est pourquoi la reduction des risques ne passe pas par une liberation
totale des drogues - on peut presque dire que c est la situation actuelle=
-
mais au contraire par la distribution controlee des produits aujourd hui
illicites. C est la seule maniere de casser le marche et d en exclure l=
es
organisations criminelles. C est aussi la seule maniere de surveiller la q=
ualite
des produits et d intervenir de maniere suffisamment precoce et directe=
sur les
toxicomanes, en commencant par les sortir de la marginalite.
Loin de proteger la societe l interdiction multiplie les dangers des subst=
ances
euphorisantes. En realite meme si la toxicite intrinseque de la plupart des
drogues illicites est reelle, elle se compare encore favorablement a celle=
du
tabac et de l alcool, des substances extremement toxiques qui tuent chaqu=
e
annee de millions de gens. On a essaye aux Etats-Unis d interdire=
l alcool. Le
capotage lamentable de la Prohibition aurait du nous eclairer.
Il y a enfin un probleme politique de fond que les liberaux ne peuvent plus
eluder. De quel droit un Etat peut-il interdire aux citoyens de consommer
certaines drogues, et les jeter en prison s ils sont pris a le faire, meme=
s ils
n ont cause aucun tort a autrui ? Quand on prend conscience que c es=
t la
politique d interdiction elle-meme qui est responsable des 9/10 des
inconvenients lies a la consommation, cette repression devient totalement
injustifiable."
From shirinp@iprolink.ch Mon Oct 28 20:46:45 1996
To: cora.belgique@agora.stm.it
Subject: "antiproibizionisti di tutto il mondo"
Io sono Egizio, ho appena letto la lettera di convocazione al congresso del=
cora in dicembre, Ora mi trovo in Svizzera a seguire il procedere della=
raccolta ed utilizzazione della canapa naturale e sono molto interessato=
alla possibilit di contattare persone che si occupano di questa pianta,=
degli innumerevoli problemi che ad essa sono legati ed ai suoi ancora piu=
numerosi impieghi (in medicina, industriali, alimentari e cosi via). Penso=
che potrebbe essere utile usare l'esperienza svizzera in positivo come uno=
tra gli strumenti per aiutare l'Europa a liberalizzarsi piuttosto che=
lasciare la possibilit alle mafie di trascinare nel buio fondamentalismo=
proibizionista anche i paesi piu permissivi o semplicemente liberi dalle=
tensioni che politiche illogiche creano. In questi giorni chiamero per=
telefono Cappato per la rassegna stampa, intanto vorrei avvisarlo che la=
SWIHTCO sta aprendo un sito (spero si chiami cosi) in internet.
Per chi riceve il messaggio, se puo comunicarlo a Cappato lo ringrazio, nel=
frattempo se volesse rispondere, puo farlo a questo indirizzo, la persona=
che ricever il messaggio si chiama: Shirin Patterson, se puo farlo in=
inglese o francese, meglio.
A presto Egizio ... =
Shirin Patterson *
1831 La Lecherette *
shirinp@iprolink.ch *
Tel. +41 29 4 44 53 *