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Conferenza Emma Bonino
Partito Radicale Maurizio - 7 novembre 1996
UE-Zaïre-Rwanda * L'UE presse l'ONU d'agir pour éviter un désastre humanitaire au Zaïre

BRUXELLES, 7 nov (AFP) - L'Union européenne (UE) et les organisations humanitaires internationales ont pressé jeudi à Bruxelles le Conseil de sécurité des Nations unies de donner rapidement son feu vert à une intervention humanitaire internationale dans l'est du Zaïre. Près d'un million de personnes - des réfugiés et des Zaïrois - sont menacées de mort dans la baie de Sake, au bord du lac Kivu, le long de la frontière entre le Zaïre et le Rwanda. "Il faut que les Nations unies réagissent immédiatement", a déclaré le ministre irlandais de l'aide au développement, Joan Burton, à l'issue de la réunion des ministres de la Coopération et du développement des Quinze, spécialement consacrée à la situation au Zaïre. "Il y a eu un appel pressant et unanime au Conseil de sécurité", a souligné Emma Bonino, commissaire européen à l'aide humanitaire, appelant à une décision onusienne "dans les prochaines heures". Mme Bonino a annoncé qu'elle se rendrait samedi avec les membres de la troïka de l'UE (Irlande, Pays-Bas et I

talie) dans la région des Grands Lacs, pour insister auprès des gouvernements concernés sur la nécessité d'une action humanitaire d'urgence. "Une fois de plus, les plus vulnérables, à commencer par les enfants, sont les premiers à faire les frais" du "désastre annoncé", a pour sa part déclaré à ses homologues le secrétaire d'Etat français à l'Action humanitaire d'urgence, Xavier Emmanuelli. Dans leur déclaration finale à l'issue de la réunion, les ministres de la Coopération de l'UE ont souligné l'urgence de mettre en place "des corridors humanitaires sûrs et protégés, afin de faciliter l'apport d'une aide immédiate aux victimes de la crise". "Il y a assez de nourriture dans la région, assez de médicaments, assez de transports et même suffisamment de personnel pour intervenir dès demain matin", a affirmé Mme Bonino, après avoir fait le point avec les organisations humanitaires internationales. Les ministres des Quinze n'ont en revanche pris aucune décision quant à la participation éventuelle d'Etats membres

de l'UE dans la force multinationale neutre réclamée mardi à Nairobi par les pays voisins du Zaïre et du Rwanda. Une telle décision n'interviendra pas avant le feu vert de l'ONU, a-t-on indiqué de source diplomatique française. "Nous sommes des ministres du développement. Il n'est pas dans nos compétences d'établir un plan militaire (...) Pour être couronnée de succès, la force neutre doit être acceptable par les deux pays", Zaïre et Rwanda, a souligné Mme Burton. Le président zairois Mobutu Sese Seko s'est rallié mercredi soir à la résolution de Nairobi sur la force "neutre". Seuls deux pays de l'UE, la France et l'Espagne, sont pour l'instant disposés à fournir chacun un millier de soldats pour un contingent total évalué à 5.000 hommes par le président français Jacques Chirac. Les ministres des Quinze ont en outre exprimé jeudi leur soutien à l'appel au cessez-le-feu et au dialogue lancé mardi à Nairobi. Ils se sont également prononcés pour un retour progressif et volontaire des réfugiés hutus au Rwanda et

ont affirmé la nécessité de la tenue d'une conférence internationale sur la région des Grands Lacs, sous l'égide de l'ONU et de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). "Beaucoup de réfugiés ne rentreront pas, d'où la nécessité de convoquer une telle conférence", a estimé Mme Burton. Les nombreux réfugiés hutus rwandais figurant parmi les quelque 1,2 millions de personnes éparpillées dans la région du Kivu "doivent pouvoir s'exprimer librement" sur leur retour dans leur pays, a affirmé pour sa part Aldo Ajello, l'envoyé spécial de l'UE dans la région des Grands Lacs. "Il faut envisager un établissement permanent pour ceux qui ne pourront pas rentrer", a-t-il lui aussi insisté, faisant allusion aux membres des ex-Forces armées rwandaises (FAR) et des milices hutues Interahamwes, chassés du Rwanda après le génocide tutsi du printemps 1994.

 
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