SELON M. BAUDIS, IL FAUT CHOISIR ENTRE L"'EUROPE ESPACE" ET
L"'EUROPE PUISSANCE"
(Agence Europe, le 18 septembre 1995)
Le député européen Dominique Baudis (PPE, français), intervenant à la cérémonie annuelle du souvenir la semaine dernière à Thionville, devant le buste de Robert Schuman (qui fut longtemps député de Lorraine), a rappelé ses vingt ans et ses convictions de militant de l'époque, avant d'évoquer les questions concernant la Conférence intergouvernementale de révision du Traité de Maastricht. Reprenant la formule de Valéry Giscard d'Estaing, il a affirmé que "l'hypothèse la plus souhaitable, sinon la plus certaine, serait la constitution d'une "Europe-puissance" dotée d'institutions renforcées": selon lui, "cette Europe ne peut que se constituer autour du "noyau franco-allemand , élargi à tous les membres de l'Union européenne qui acceptent un triple objectif l'union monétaire, l'union politique et l'union de défense". En ce qui concerne le processus décisionnel dans la Pesc, M. Baudis a estimé que: - les questions n'ayant pas d'impact militaire devraient être tranchées à la majorité qualifiée (une majorité d'Etat
s rassemblant plus de la moitié de la population); - celles exigeant le recours aux moyens militaires doivent être prises de sorte qu'une minorité ne puisse empêcher une action commune, et, en même temps, qu'aucun pays ne puisse être obligé de participer à une action commune contre son gré. Selon M. Baudis, "la solidarité des Etats non participants doit s'exprimer, en revanche, par la contribution de tous au financement commun de ces actions" communes.